• Vide Hoc

     

     Le Capitaine FracasseLes films de cape et d'épée, j'en raffolais quand j'étais petit. Capitaine Fracasse, Fanfan la Tulipe, Le capitan, La tour, Prends garde, Le bossu, j'en passe et des bretteurs. Les trois mousquetaires aussi, vu et lu en entier y compris sa suite, Vingt ans après et Le vicomte de Bragelonne.  Me reviennent pêle-mêle, Jean Marais, Gérard Barray et Stewart Granger qui incarnaient de vaillants et preux chevaliers.

    Donc, L'empereur de Paris, séance tenante, avec en tête, une vague image de Vidocq (2001), premier film français tournée en haute définition et son héros au masque de verre doré.

     

                 Vidocq : Photo Pitof

     

    Le présent n'a pas éclipsé mes souvenirs d'enfant. La mise en scène de L'empereur de Paris a certes du panache, mais ses protagonistes en manquent cruellement. L'histoire ne vaut pas tripette et l'hémoglobine en vrac ne compense nullement l'absence de ressort. Seul dans la salle, j'ai pu replonger dans le passé du présent, comme le dit si bien Saint Augustin. Le docteur de l'Église opère une distinction entre le temps externe, chronologique, et un temps interne, le temps vécu.

    "Pour pouvoir intérioriser le temps, l'âme le distend et il devient triple : le passé du présent, le présent du présent, et le futur du présent que l'on pourrait rendre de manière plus simple par mémoire, attention et  attente."  (Pour une philosophie de l'anthropocène, PUF, p.245).

     

            D'attente, je n'avais point; l' attention se dilua au galop.

    Merci à ma mémoire de m'avoir rendu ma cape et mon épée d'antan.

     

     

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