• Vers la lumière

     

    A l'entour du sapin,

    jeux de clair-obscur, clarté dune liesse intérieure,

    joie diffusée en légers rayons.   

     

     

    Le générique final défile sur l’écran.
    Au premier rang,
    les fauteuils rouge vif émergent faiblement
    dans le scintillement des lignes blanches sur noir.
    Nimbées d’ombre, quatre rangées apparentes attendent la séance suivante.

    Je me retourne
    je vois deux visages diaphanes, les yeux écarquillés,
    concentrés, à reconnaître les acteurs familiers mais anonymes.


    A bien regarder,
    l’opacité d’une salle obscure est illusoire.
    Surtout si les images débusquent l’inconscient,
    l'éblouissent et le projettent
    à la lumière de nos désirs.

     

    http://www.canape.net/wp-content/uploads/bfi_thumb/deco-sapin-noel-2xxb5cmr0lqnl56aw50hze.jpg

     

    Il n’est plus que l’ombre de lui-même.

    L’ombre en a marre de suivre cet ectoplasme habitué à raser les murs. Elle aimerait un peu plus de panache, elle voudrait que l’on se retourne sur leur couple et entendre «t’as vu, même son ombre rayonne».

    Elle en a toujours rêvé, l’ombre de lui, de brûler les planches, d’être emportée sous le déluge lumineux des feux de  la rampe. Des milliers de watts pour agrandir le négatif d’une star du show-bizz.

    Ah, doubler Fred Astaire, ça c’est la vraie vie. Danse, claquettes, chanson, ondoyer amoureusement dans les pas de Ginger Rogers, le rêve ! L’ombre de lui-même lâcha un grand soupir.

    Lui sentit un souffle léger chatouiller son cou. Il jeta un regard hésitant sur le côté et ne vit que son ombre. Il la sentit bien triste et décida sur le champ de lui offrir un bain de soleil.

     

                                         Joyeux Noël


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