• Vague éditoriale

     

     

       Un brin de promotion Depuis la parution de mon livre, Le cinéma, une douce thérapie, (Chronique sociale) en mai 2015,     Pourquoi aime-t-on un film ? - Quand les sciences cognitives discutent des goûts et des couleurs        spectateursCOUVsite         Le cinéma comme langage de soin                                              

     quatre ouvrages ont approfondi l’impact affectif et cognitif du cinéma sur la psyché des spectateurs. Chercheur en sciences cognitives et en philosophie de l’art, Collectif de quatorze contributeurs à un colloque, sociologue et enfin psychiatre ont tenté de cerner l’influence du septième Art sur la psychologie de l’individu cinéphile, qu’il soit en bonne santé ou souffrant.

     Impact émotionnel :

    «Il semble clair que la force des images cinématographiques est leur effet émotionnel.   spectateursCOUVsite

    …Les émotions sont ainsi proches des réflexes :  on peut les inhiber, pas les contrôler… Je me souviens très bien de ma réaction en voyant cette scène. Je l’ai d’ailleurs à nouveau en la décrivant à l’écrit. J’ai eu la chair de poule, mes poils de bras se sont hérissés. J’ai été ému. Parallèlement, j’avais une irrésistible envie de lutter contre mes réactions corporelles. Je refusais ce que j’éprouvais, c’était trop, trop facile… »  (Bruno Trentini, La direction des spectateurs, Impressions Nouvelles).

    Impact cognitif :

    «Les conventions cinématographiques… ne sont que des moyens qui nous permettent, dans un contexte donné et au prisme de nos connaissances d’arrière-plan, d’attribuer des états mentaux au réalisateur».  (Pourquoi aime-t-on un film ? Alessandro Pignocchi,

    Odile Jacob). Pourquoi aime-t-on un film ? - Quand les sciences cognitives discutent des goûts et des couleurs Cette approche cognitiviste complète parfaitement ma démarche plutôt phénoménologique, le cinéma activant affectif, connaissances et imagination.

    Impact sur notre manière d’être :

    «L’éveil de notre empathie avec des situations et des individus qui ne nous sont pas familiers fait également partie des particularités qui permettent au cinéma d’engendrer et de resserrer des liens souvent inédits avec la vie» (Le cinéma près de la vie, Emmanuel

    Ethis, Demopolis).  

    Dernière parution en date, chez Érès, éditeur référent en sciences humaines, Le cinéma comme langage de soin, une sélection remarquable de films en soutien des équipes soignantes et des thérapeutes soucieux de changer leur regard sur les alcooliques. Henri Gomez brasse plus large que l’alcoolisme, il s’adresse à l’homo addictus, qui, « incarne, sans le savoir, une pulsion mortifère associant la compulsion de répétition, la destructivité et l’annulation périodique des tensions. Dans le même temps, les hypermodernes s’agitent, s’activent, rivalisent, comparent, s’agressent, se perdent dans le futile et l’accumulation, dans une fuite en avant tout aussi ridicule, tout en se persuadant qu’ils n’ont pas le choix, que ce qu’ils font est normal ».

    C’est ainsi que

    The Ax (Le Couperet) - Film Reviews - Film - Entertainment - theage ... Le couperet,         Rosetta et                         

                                           La loi du marché

    figurent parmi les cent trente films racontés et mis en perspective au service de la personne sous le joug de l’addiction. Ces trois titres traitent de l’organisation de la soumission et des alternatives pour échapper à un phénomène de masse.  

    « Les addictions sont le reflet d’une société d’une société qui accepte son déclin.

    … Le cinéma développe le discernement, ce mélange subtil d’intuition et d’esprit critique… De nos jours, le cinéma nous semble le meilleur allié de la relation d’aide, le mieux à même pour affronter les défis posés par une société addictogène, en perte de sens et d’espoir».

    L’auteur et moi avons en commun de travailler en atelier avec le cinéma, en développant une sensation de bien-être et un savoir-faire face au problème amené. Les films sont choisis en fonction des thématiques recoupant les préoccupations d'une cure de désintoxication classique : les alcoolisations (représentations de la dépendance), le changement de parcours de vie espéré (sortir de la répétition) et les relations familiales (co-dépendance alcoolique et secrets de famille).

    Henri Gomez anime les équipes de l’AREA présentes en milieu d’hospitalisation brève ; il transmet aussi une fiche cinéma à l’issue de ses consultations individuelles, illustration et éclairage particulier de l’échange écoulé. La fiche incite à

    découvrir ou à  revoir le film sous un jour nouveau.Le cinéma comme langage de soin

    Le cinéma présente l’avantage de dédramatiser, de dissocier problème et personne, d’apporter un support d’identification et de prise de distance. L’outil images et représentations enrichit les connaissances scientifiques, elles seules insuffisantes à comprendre les origines de l’alcoolisme, thème central de cet ’ouvrage précieux issu d’une longue pratique.

    Cette diversité éditoriale me réjouit et me conforte dans ma démarche ciné-narrative. Il est encore temps de vous inscrire au  prochain Atelier Cinémouvance  le 16 avril : Internet, réseau dans tous ses états.        

    Car, comme le souligne Henri Gomez, « l’invasion du numérique, dès l’enfance, crée une mise en condition pour les addictions contemporaines de l’adolescence et de l’entrée dans l’âge adulte ».

        

     


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