• Un gars vraiment sympa

     

     

     

    Roschdy Zem était l’invité du magazine après le journal de France 2 dimanche dernier. L’acteur franco-marocain fait aussi la une de Télérama. Il parle de son métier bien sûr mais aussi de la difficulté d’être arabe en France. Lui, il a émergé d'une cité à Drancy, du marché aux puces.Il y retourne régulièrement avec son fils pour lui montrer d’où il vient.« C’est important les racines », surtout pour les déracinés comme lui. Petit, le Secours catholique le confie à une famille flamande en Belgique afin de soulager sa famille arrivée en France dans les années 1950. Roschdy a donc appris le flamand, qu’il ne parle plus mais comprend encore.

    Télérama

                                                          Dans Roubaix, une lumière, il est le seul de la famille  à ne pas être rentré au bled. Il incarne un  commissaire de police veillant bien. Sa connaissance des deux cultures lui permet de comprendre, d’être patient et de ne pas juger les hors-la-loi, parce qu’il a connu des galères pareilles, en évitant de sombrer, au contraire de ceux qu’il arrête, auteurs de petits ou gros larcins. Comme ces deux filles, coupables d’un assassinat gratuit. La police oui, à condition qu’elle arbore un visage humain, qu’elle recadre avant de condamner définitivement.

    L’acteur attire naturellement la sympathie.Ses anciens collègues du marché aux puces louent sa gentillesse débonnaire. Moi aussi, je l’aime bien. Au point de regarder Roubaix, une lumière en VOD. Je n’avais pas réussi à le voir sur grand écran. Il aurait mérité un prix d’interprétation à Cannes. (Roubaix… a eu le Bayard d’or au dernier FIFF à Namur).Qu’il soit pompier, flic, soldat, pote solidaire ou garde du corps de Luchini, il a juste l’air de quelqu’un qui ne la ramène pas.

     

                                                            Roubaix, une lumière : Photo Roschdy Zem

    J’ai vu quatre des six films qu’il a réalisé, avec notamment, cette passionnante incursion dans le milieu des sculpteurs de corps (Bodybuilder).

    À 53 ans, il a pris le risque de jouer avec des acteurs non professionnels. Un stimulant. « Ils apportent une émotion, une vérité à laquelle il faut s’accrocher. Ils pensent que j’ai des choses à leur apprendre, or c’est à moi d’être à l’écoute. » (Télérama, 3653, 18 janvier). Le beur a réussi, ça ne lui monte pas à la tête. RZ a eu la chance de rencontrer des personnes qui l’ont nourri, tel Arnaud Desplechin, Le réalisateur a vu en lui, l’homme souriant et doux, qu’il n’a pas souvent interprété.

     

    L’hiver est doux, cette douceur déteint sur l’humeur. 1917 enchante la critique, des deux côtés de la frontière franco-belge. Pourtant, j’hésite. Un couple ami l’a vu. Madame n’a pas aimé du tout.

    - Ce n’était pas plausible.

    - C’est l’histoire de son grand-père…

    - Ah bon. Oui, bon, je n’aime pas les films de guerre. Je t’ai accompagné pour te faire plaisir, dit-elle à son mari. Si j’avais dit non, tu aurais été capable de ne pas bouger.

    - Pourquoi ne pas aller ensemble au cinéma et voir des films différents et en parler ensuite ?

    - Ah non, ça ce n’est pas gai.

    Bref, une soirée ratée pour elle, parce que l’envie manquait.

                                                                      Quelle est la mienne ?

    Ce midi, j’ai le choix entre Judy, Little Joe et 1917

    Un ami me dit avoir apprécié 1917, « mais un style trop américain dans les valeurs véhiculées. »

    Je me déciderai en dernière seconde, bien que l’étrangeté de Little Joe m’attire. Hors, Cinémoithèque aime sortir des tranchées.

     

     

     

     

     

     

     


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