• Trois hommes et un destin

     

     

    Je m’attendais à du léger avec Deux fils. La bande-annonce trompe son monde. Je n’ai ni ri, ni sous-ri. Vincent, Joaquim et Ivan jouent perdant à la roulette de la vie. Le père se voit écrivain. L’aîné des fils ne voit rien. Le cadet ne voit que Mélissa.

    Ils tâtonnent, se cherchent, se perdent, se retrouvent. Nous, on est très vite largué, comme la mère a lâché son petit monde sans préavis. Du coup, les mecs rament, piteux, fumeurs, dragueurs, buveurs. Les fils flottants essaient de ramener le père à la surface. Y' a du boulot. Ils cultivent un certaine "ambivalence à l'égard de la vie".

    Agacé, j’ai failli sortir trois fois mais mon épouse dormait si bien... La nonchalance assumée ne suffit pas à forger un style. Félix Moati est bon comédien, il est piètre narrateur. Personne ne t’oblige, Félix, à emboîter le pas à ton père, talentueux documentariste.

                                                      Deux fils : Photo Benoît Poelvoorde, Mathieu Capella, Vincent Lacoste

     

    L’identité est constituée de plusieurs représentations de soi dont certaines sont conscientes (par exemple l’idée que l’on se fait de son apparence, de sa position sociale, des ses valeurs, de ses idéaux conscients), alors que plusieurs échappent à la conscience (désirs profonds, idéaux inconscients, interdits intériorisés, schémas de comportement, modalités de penser et de ressentir devenues réflexes).                  Monique Brillon, Changer avec la psychothérapie. 

     

    La quête du vrai Soi (c'est-à-dire la conscience que l'on a de soi-même en train de faire) est très contemporaine. Celle-ci était barbante. Les paumés se ramassent à la pelle. Je n'étais pas d'humeur à tendre la main. Grande frustration.

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :