• Triade spirituelle

                                                                     Atelier Cinémouvance le 24 octobre

     

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    La tension, l’attente, la gamberge mettent les nerfs à rude épreuve sur des cimes afghanes impénétrables. La section du capitaine Bonassieu vacille à la suite d’une série de disparitions inexplicables et inexpliquées de quatre de ses membres. Les soldats rompus à la discipline et au combat affrontent un ennemi déstabilisant autant qu’invisible. Une croyance indigène prétend que la zone couverte par les forces françaises est territoire sacré et qu’Allah reprend ceux qui s’endorment sur ce sanctuaire.

     


    Les talibans subissent des pertes semblables. Photo Les ennemis négocient une

    trêve afin d’éclaircir un ténébreux mystère. Fini la guerre, voici la confrontation avec l’irrationnel. Le capitaine tient le cap. « On va les retrouver, il y a forcément une explication.» Le premier long-métrage de Clément Cogitore bascule alors dans la métaphysique avec sobriété jusqu’à la dernière image d’un récit haletant. La section perd tous repères. Une glissade vertigineuse dans l’angoisse commence. Nu face à l’innommable, l’homme se raccroche à ses fondements : sa foi, sa raison, ses convictions. A moins qu’il

    n’accepte ce qui dépasse son entendement. Ni le ciel ni la terre : Photo


    Ni le ciel, ni la terre premier film ambitieux,     ne faiblit jamais, soutenu par l’interprétation inspirée                                                                                                de jeunes espoirs français,

                                                                   Ni le ciel ni la terre : Photo Kévin Azaïs

    sous la houlette de Jérémie Renier impressionnant de crédibilité, tant en militaire aguerri qu’en capitaine déboussolé. Du grand cinéma, qui tient en haleine et ouvre la réflexion sur l’absurdité de la guerre, les faux semblants et l’exil (spatial et de soi). Sur les écrans français le 30 septembre et belges le 7 octobre.

    Vers l'autre rive évoque aussi les univers parallèles, l’entre-deux entre la vie et la mort. Kiyoshi Kurosawa nous emmène dans un long voyage avec des défunts provisoires. Ces fantômes au seuil de l’au-delà sont bien en chair et en os. Ils restent physiquement sur terre tant que les vivants ont des comptes à régler avec eux ou ont besoin de soutien pour accepter l’inéluctable.

    Les morts- vivants s’habituent aussi à la dissociation du corps et de l’esprit.    

                                 Yusuke accompagne sa femme Mizuki durant trois ans.             Elle découvre un époux méconnu et plusieurs défunts en transit. Si l’on admet que l’esprit et le corps existent à des niveaux différents, il est hâtif de penser que la mort emporte l’un et l’autre simultanément, décrète Kurosawa. Cette assertion, les codes du Shinto et une particule de physique rendent le périple hermétique. Sur les écrans le 30 septembre.

    Esprit es-tu là ter, question une nouvelle fois posée à la vision du Tout nouveau testament. Le Tout Nouveau Testament J'y allais avec des pieds de plomb. Ma fidèle compagne avait envie d’une bonne comédie et j’ai suivi, vaguement alléché par une bande-annonce trompeuse. Nous vivons à Namur, la salle était donc bondée pour voir la vedette locale, Benoît Poelvoorde, jouer un Dieu, méchant, sadique et sacrément mal dans sa peau.


    L’idée de départ est excellente, la première demi-heure vaut bien une messe, ensuite c’est le purgatoire. Dieu disparaît ou presque.

    Sa fille lui vole la vedette.Le Tout Nouveau Testament Ea veut tuer le Père ; elle descend sur terre (à Bruxelles) à la recherche de six nouveaux apôtres pour étoffer la dernière Cène. Exit Poelvoorde. La salle, sevrée de l’idole du cru, rit sporadiquement. Un fil rouge dans la quête des disciples : que faire du reste de sa vie quand l’heure de sa mort est connue. Ea est aussi vilaine que papa, elle a envoyé un texto à chaque hominidé avec la date de son trépas.  

                                                                                  Heureusement, maman brode une jolie bénédiction.                                                                                                                                      Photo Yolande Moreau


    Je suis (et ma moitié également) resté en deçà ou au-delà de la rêverie du surréalisme débridé, vieillot et chagrin de Jaco. Le TNT n'a pas explosé.Le public namurois était néanmoins fier de son Ben et ravi de l’avoir vu en grande forme. Sur les écrans depuis le 2 septembre.

    Marguerite et Knight Cups sur les écrans demain. J'en parle ici

     


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