• Transition Disney

    L’homme bousille la terre à grande vitesse, c’est une certitude. Plusieurs limites physiques et biologiques de la planète sont dépassées : dérèglement climatique, érosion de la biodiversité, saturation des surfaces agricoles en engrais et en azote… L’heure n’est plus au constat mais à l’action. Des scientifiques, des citoyens, des groupements proposent, créent, installent des initiatives résilientes.

    Une éolienne près de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Ces acteurs de la transition énergétique sont las d’attendre les politiques et pouvoirs publics, incapables de pulser le changement de société. Là où les Etats-nations rechignent à s’unir face à un défi mondial, des milliers de personnes à travers le monde adoptent un mode de vie cohérent avec le changement qu’ils prônent, vers une société moins énergivore, plus solidaire, mieux connectée aux ressources locales.


    En introduction à un solide dossier sur le mouvement de la transition dans la revue Politique, Olivier De Schutter souligne le paradoxe d’une croissance qui « aboutit à distendre les liens sociaux, et malgré l’augmentation considérable du PIB par habitant depuis le début des années 80, cette croissance nous laisse plus insatisfaits que jamais : les classes moyennes vivant dans la crainte permanente du déclassement et les classes défavorisées dans le ressentiment.»


    Le temps presse. Le compte à rebours a commencé avant une catastrophe fatale. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est annoncé

     

    clairement dans la dernière production Disney, A la poursuite de demain sur les écrans ce mercredi.                      Les descendants de l’Oncle Walt suppléent l’absence de gouvernement mondial en lançant un message d’espoir, porté par la science et les générations montantes. Evidemment que la situation est gravissime, mais « soyons optimistes, ne renonçons pas, continuons à rêver et à imaginer.» Rêve et imagination, l’ADN des studios Disney depuis 1926, recyclé en message de sortie de crise.

     

    À la poursuite de demain : Photo Britt Robertson

    Une adolescente et un savant désillusionné essaient d’atteindre une cité extraordinaire (semblable à celle du générique Disney avant les films)

                  À la poursuite de demain : Photo Britt Robertson       default image        À la poursuite de demain : Affiche

    où tout est possible. Ce monde futuriste existe quelque part dans l’espace et dans le temps. Il apparaît par intermittence aux détenteurs d’une épinglette (pin’s) sur laquelle figure le «T», de Tomorrow, demain en anglais.


    L’idée est de mander de jeunes émissaires aux quatre coins du monde pour recruter des rêveurs qui imagineront un monde plus hospitalier et respectueux de la Nature. 

    À la poursuite de demain : Photo George Clooney

    George Clooney, acteur/réalisateur au profil humanitaire cautionne le message écologique bien cantonné dans un système consumériste. Tant qu’à faire du placement de produit, pourquoi ne pas valoriser des boissons « Fair Trade (commerce équitable) au lieu de sodas mondialement pétillants.


    Disney met sa force de frappe au service de l’humanité. Il montre l’exemple et capte le désir naissant d’utopie chez la génération montante. Les studios flattent leur jeune public,

    À la poursuite de demain : Photo Raffey Cassidy, Thomas Robinson celui d’aujourd’hui et de demain.  

                                                                                  Ils multiplient les genres ( Marvel, animation,dessin animé), épousent l’air du temps. Les parents sont quasiment absents dans cette superproduction assez spectaculaire. Les enfants assurent et s’engagent, au contraire d’adultes figés dans la morosité et l’immobilisme. Curieusement, ce film de science-fiction, mâtiné de fantastique, dispense son credo juvénile avec des tournures parlées et imagées très années 50. Cet anachronisme témoigne probablement d’une fidélité à l’esprit du créateur et à l’image de marque d’un oncle bon enfant. S'il ne critique pas la société de consommation, Disney délivre au moins un message revigorant, susceptible de galvaniser petits et grands.

    Et toujours dans le coup, Pixar, filiale de Disney, aborde les neurosciences dans Vice-Versa (sortie 17 et 24 juin en FR et en B).

                                                           Je suis curieux,.Vice Versa je vois le film le 2 juin


    Revenons sur les acteurs de la transition en temps réel.


    Deux grandes universités belges tiennent Congrès demain sur le potentiel de la transition énergétique. Jean-Pascal Ypersele, co-organisateur explique pourquoi il est urgent d'accélérer la transition dans un entretien  accordé à un grand quotidien belge .


    La une de la  revue Kaizen  m'a séduit.


                                                       «La beauté invite à donner le meilleur de soi-même. »

     

                                                                           Kaizen Magazine                           


    Le magazine des initiatives 100% positives pour construire un autre monde … pas à pas consacre son dossier aux parcs naturels régionaux, lieux d’harmonie entre l’être humain et la nature. Soit dit en passant, la région wallonne a coupé les subsides prévus pour de nouvelles créations de parcs naturels au sud de la Belgique. Lamentable, comme la suppression de l’aide aux chaudières à pellets alors que la Belgique en produit 600.000 tonnes, dont la moitié est exportée faute de demande et de soutien à ce mode de chauffage à bilan carbone neutre.


    Je me console et je m’enthousiasme en suivant le périple de Solar Impulse autour de la belle bleue. Le plus bel exemple pour clouer le bec aux détracteurs rabiques des énergies renouvelables.

     

      Premier vol de l’avion solaire Solar Impulse 2                                         Décollage de Solar Impulse 2 (HB-SIB)

     

                                       

     

    P.Bl. (post blogum)  Vous avez envie de participer un peu à la transition? C'est facile :  utilisez le moteur de recherche Ecosia  qui contribue à la reforestation de la planète.

     

                                     Première rencontre à propos de mon livre le 22 mai 

                                                    et aussi le 26 mai à Point-Virgule                      


  • Commentaires

    1
    Michel
    Vendredi 22 Mai 2015 à 10:22

    La transition en mouvement et en actions, voilà qui est encourageant. Les initiatives se multiplient comme celles mentionnées par l'ami Patrice. je pense aussi au mouvement des zèbres d'Alexandre Jardin, au mouvement Tout autre chose, aux docus En quête de sens et Une douce révolte. Et plein d'autres plus ou moins connus. Sans oublier la rencontre du 26 mai où je me réjouis d'en apprendre davantage sur la manière dont le cinéma peut ouvrir nos émotions et nous mettre en actions !

    2
    Lundi 25 Mai 2015 à 11:49

    Merci l'Ami. C'est toi qui m'a donné matière à amplifier l'article que comptais consacrer au dernier Disney,  en me parlant de l'interview du vice-président du GIEC dans la presse dans un reste haut d'Ixelles.

     

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