• "Tout" au risque de se perdre

     

     

     

     

    Hasard ou retour du père, trois films récents écartent la mère d'un nœud familial. Après Nos batailles et Girl, My Beautiful Boy donne (en France le 6 février) un rôle énorme au père.

    Le film est poignant, lutte éperdue du fils contre l'addiction aux drogues dures, soutien presque indéfectible du paternel contre le naufrage de son aîné. Un lien solide noue Nic et son père, mais le jeune adulte rejette un réel insipide. L'envie de s'éclater est trop forte, au grand désespoir de ses parents, famille recomposée.

    L'histoire à l'écran découle des livres que David et Nic Sheff ont écrit chacun sur leur calvaire, nimbé d'amour.

    Une banderole barre l'entrée d'un groupe de paroles réunissant des parents désemparés :

    Vous n'êtes pas la cause de l'addiction, vous ne savez pas la contrôler, vous ne pouvez pas la guérir. Ce mantra simpliste aide des parents en bout de course derrière leur progéniture insaisissable.

    Vivre au jour après jour, seul horizon tenable lorsque le poison vous vrille le corps et l'esprit.

    "Ce n'est pas toi qui parle, c'est la maladie."

     

     Aider le sujet à retrouver ou découvrir du sens à sa vie, après qu'il ait perdu tant d'années à s'épuiser dans la recherche d'effets. Ne nous y trompons pas, l'homo addictus, dans sa conduite de vie dérisoire et pathétique, n'est que la métaphore outrée des personnalités hypermodernes. L'homo additus incarne, sans le savoir, une pulsion mortifère associant la compulsion de répétition, la destructivité et l'annulation périodique des tensions.

    (Le cinéma comme langage de soin, Henri Gomez).

     

     

     

     

     

     

     

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :