• Souvenirs de Disney Parade

              Le début de la semaine est consacré aux visions de presse. 4 films en 2 jours, c’est raisonnable.

    Charlie Mortdeca sort en Europe avant les Etats-Unis,une fois n’est pas coutume. Ce n'est jamais bon signe. Les producteurs comptent sur un succès ici pour lancer le film là-bas. Ce n’est pas gagné. Le Tintin de Spielberg a découvert l’Amérique deux mois après l’Europe en 2011. Les entrées ont à peine couvert 60% du budget du film.


    La comédie d’action de David Koepp fait penser au poisson nommé Wanda, en dix fois moins drôle. Johnny Depp cabotine en lord anglais fauché. Sa moustache à la Dali ,  son accent, son maintien sont indéfrisables. Sa performance, lassante à la longue, ne compense pas la paresse du scénario. Je parie que l’ex-fringant (dans la vie civile) Johnny a pris Terry Thomas (big moustache dans La grande vadrouille) comme modèle. Il y a quelque chose, isnt' it ?  

                                                                                                   

    Deuxième comédie au programme demain sur les écrans belges et français, Les souvenirs, que j’ai vu il y a 4 mois au Festival du Film francophone du film de Namur. Quels souvenirs demeurent si longtemps après ? Ceux d’un film tendre et joyeux sur la famille, la vieillesse, la déprime, la retraite, le couple, la transmission générationnelle et l’amour évidemment. C’est beaucoup me direz-vous. Oui, mais traité légèrement, saupoudré de poésie et d’humour. Cette comédie familiale a de beaux jours devant elle si les distributeurs lui laissent le temps de rencontrer son public. Les acteurs ont eu à coeur

           Les Souvenirs : Photo Annie Cordy, Audrey Lamy, Mathieu Spinosi, Michel Blanc      Les Souvenirs : Photo Chantal Lauby, Michel Blanc  de tourner      une  histoire charmante et revigorante.Je me souviens particulièrement d’un gérant de station service philosophe, consulté pour ses sentences pertinentes sur la vie.
                           « N’attends rien, cela vient tout seul », proféré sur un ton énigmatique et rassurant.


    J’ai déjà croisé Les nouveaux héros, Les Nouveaux Héros : Affiche  derniers nés des studios d’animation Disney.            Les successeurs de Walt rentabilisent l’achat des droits sur la série des comics Marvel. Je n’en dirai pas grand’chose sauf que j’étais triste et dépité après la projection. Les créatifs de Pixar paraissent avoir perdu leur génie en livrant un produit grande série, destiné à séduire les publics américains et asiatiques. Les six jeunes héros sont un parfait décalque des quatre Fantastique. Les valeurs morales chères à l’oncle Disney sont citées dans les premières vingt minutes et puis place aux poursuites éclairs et au numérique épique. C’est du lourd, ces super-héros junior ont coûté la bagatelle de 165 millions de dollars (142 millions d’euros). Ne vous fiez pas à la bande-annonce sur Internet, elle n’indique en rien le genre du film (sur les écrans le 11 février).
    La nouveauté réside dans un robot infirmier au service du héros Hiro. Baymax tient du bibendum Michelin à la démarche d’un pingouin. Il focalise l’affection de l’adolescent orphelin, rétif aux câlins de sa tante au début du film. A la fin, Hiro savoure l’accolade de tantine et en redemande. L’automate a dégelé les sentiments de l’humain.

                                                    Les Nouveaux Héros : Photo

    Nous préparerait-on un futur où les machines serviront de nounous aux enfants sevrés de parents ou en panne d’affection. Les écrans refuges font office d’éclaireurs aux nurses électroniques.
    Bon, je pousse un peu. Comme me disait une journaliste de presse jeune public, il y a des enfants qui raffolent de cinéma pop corn, il en faut pour tous les goûts. Bien d’accord, mais il ne faudrait pas que l’offre jeune public ne réduise sa palette à un seul goût. Disney a toujours été éclectiquement familial et novateur.


    Avant Les nouveaux héros, le studio californien propose Into The Woods, adaptation d’une comédie musicale à succès de Broadway. Meryl Streep, Emily Blunt et Johnny Depp reformulent les contes de Grimm. Un programme   

                                                                                    Into the Woods (2014) Poster  apparemment plus croustillant.

     


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