• Reprise

     

    «Trouvé alliance au jardin près des fraises.»

    Extraordinaire petit mot au retour de vacance.

    Une des personnes qui veillait sur la maison en notre absence a retrouvé l’anneau perdu je ne sais plus quand, je ne sais plus où. Le symbole de notre rencontre quadragénaire fertilisait notre potager.
    Me voici muni de deux bagues.

                                                         Partager sur Facebook Envoyer à un ami Imprimer

    « C’est un heureux présage, dit ma compagne. C’est une nouvelle Alliance.»


    Plus fort que le cinéma, la vie : plus grand que le plus géant des écrans.
    De cinéma, il fut rarement question au cours de notre quinzaine musarde. Le regard était empli de nature sauvage et mystérieuse arpentée au rythme d’un pas flâneur.


    La nature est toujours là, pourtant. Elle oppose ses ciels calmes et ses raisons à la folie des hommes.
    Albert Camus, croisé au hasard d’une brocante de la Saint Jean. J’extrais cette phrase d’un Folio poche à un euro.


    - Je ne pouvais pas laisser L’été dormir dans une caisse, même au soleil, dis-je au maître de l’étal.
    - Et bien voilà, c’est l’occasion de relire un livre que vous avez certainement déjà lu.


    Et non, je ne connaissais pas ces textes lyriques et passionnés sur la Méditerranée et ses légendes écrits entre 1939 et 1953 par un

    de mes auteurs préférés. 


    Le livre commence ainsi :


    Il n’y a plus de déserts. Il n’y a plus d’îles. Le besoin pourtant s’en fait sentir. Pour comprendre le monde, il faut parfois se détourner ; pour mieux servir les hommes, les tenir un moment à distance. Mais où trouver la solitude nécessaire à la force, la longue respiration où l’esprit se rassemble et le courage se mesure.


    Mon esprit se rassemblait chaque matin de 6 heures à 7 heures 30 dans la douceur d’un jour naissant tranquille. J’avais emmené plusieurs ouvrages d’Irvin Yalom et Régine Detambel sur la bibliothérapie. Je consignais les phrases fulgurantes dans mon carnet de carnet de voyages et nous en faisions une relecture commentée. C’est infiniment gai de parler sans contrainte horaire.

                                                                       
    Dans Les livres prennent soin de nous, Régine Detambel observe que lire un texte, c’est se lire soi-même. Les mots que nous lisons n’ont pas leur fin en eux-mêmes, mais en nous. C’est bien leur vie que les lecteurs ont à configurer. Ce qu’ils cherchent dans la succession des mots est quelque chose qui modèle le présent.


    La bibliothérapie présente de nombreuses similitudes avec la cinéthérapie. Elles recousent une continuité dans une vie fragmentée, elles installent une temporalité propice à la réinterprétation du monde qui nous entoure et de notre façon de nous y mouvoir. L’interprétation en soi est une thérapie.


                                    Il y a en chacun de nous des zones endormies qu’une œuvre viendra réveiller.


                                         Cinéma, livre, musique, peinture, rencontres, soyons  à l’affût de ce qui nous fait être.

    Demain reprise des visions de presse.  While we're young (2015) - Noah BaumbachUn film de Noah Baumbach, cinéaste sensible et pétri d'humour.


     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :