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    Hélène Gallez et Joseph Drese sont symbolistes, Gestalt-thérapeutes, formateurs et cinéphiles éclairés. Ils co-animent depuis vingt ans des ateliers du processus imaginal qui stimulent l’aspect «animant et animé » de l’être.Ils utilisent le cinéma comme support de création d'images vives au service de la connaissance de soi, de la rencontre de l'autre et d'un regard éveillé sur le monde.

     

    Jusqu'au bout du rêve : Affiche                                     Jusqu'au bout du rêve : Photo Burt Lancaster, Kevin Costner, Phil Alden Robinson                         Jusqu'au bout du rêve : Photo Amy Madigan, Kevin Costner, Phil Alden Robinson       

            

    Ray, fermier dans l'Iowa, entend une voix par un soir d'orage une voix "Si tu le construis, il viendra...".  Ray va suivre sa voix et réaliser au moins un rêve dans sa vie, ce que son père n'a jamais réussi.Il va construire un terrain de base-ball au milieu de nulle part. Un film merveilleux, avec un des dernières apparitions(courte) de Burt Lancaster à l'écran.

     

    Les 16 et 17 août prochains, Hélène et Joseph animent un atelier imaginal (dans la région liégeoise, en Belgique) bâti autour du film de Phil Alden Robinson, Jusqu'au bout du rêve (Field of dreams). Ce conte magnifique, au titre prédestiné, sera l'occasion de retrouver un sens à l'existence et à réaliser concrètement un projet de vie.  Ils évoquent leur cheminement de 20 ans d'expériences.

    Le voyage imaginal propose des lectures de vécus, des chemins de vie et des tâches à accomplir, un avenir à réaliser (ensemble !) L’intention est de soutenir la conscience de soi, le déploiement de la personnalité, la valorisation de ressources personnelles. Ce que je vis ouvre un autre possible. On sort du repli sur soi, on rejette la fatalité et ré-enchante le monde. C’est un travail existentiel basé sur la subjectivité accompli collectivement.- (extrait de "Le cinéma, un douce thérapie", à paraître en février 2015)

     

    Chaque voyage a sa feuille de route. Joseph explicite l'itinéraire.

    Connaissez-vous cette logique imaginale, sa vie propre, la puissance qu'elle insuffle ?

    Comment pouvez-vous faire confiance aux signes qu'elle vous propose de suivre ?

    Pouvez-vous accepter qu'elle vous étonne, pouvez-vous retrouver l'innocence de la surprise

    et la curiosité d'explorer sans comprendre, sans savoir, sans connaître et maîtriser tous les paramètres ?

    Nous vivons dans un monde où une forme désabusée de "réalisme" nous fait dire et affirmer:

    « Attention, je ne m'investirai que si je suis sûr que cela en vaut la peine. Je gère… »

    Les mots-clés de ce prêt-à-penser sont : sécurité, contrôle, résultat garanti, succès.

    Hélène complète la carte.

     

    Et si les maîtres mots de la vraie vie étaient plutôt : Rêve - Risque – Liberté d’agir – Réalisation de Soi ?

    Allier imagination et efficacité rationnelle.

    Quelque chose se présente, fait signe : un mot, un geste, une image, une émotion, une sensation.

    Accepter de suivre où elle nous mène jusqu'au bout, au travers des chemins étranges, sinueux, imprévus, incompréhensibles, soutenus par la seule force de cette image vive, c'est se soumettre à ce qui est demandé

    et non plus à ce que nous exigeons. Nous nous ouvrons à la nouveauté, à la création, au vivant.

    Les ateliers d'Hélène et Joseph sont ludiques, joyeux et optimistes. J'ai participé à la session Pleasantville, pour voir la vie en couleurs vives. Ce furent deux belles journées chaleureuses, amicales et dynamisantes. Si vous voulez en savoir plus sur les journées des 16 et 17 août, écrivez à helenegallez@gmail.com ou joignez la au  0473.79.18.69.

    Jusqu'au bout du rêve m'a fait penser à une autre beau film sur les secondes chances dans la vie, Le meilleur,  que j'ai beaucoup aimé aussi.

     

                                                                Le Meilleur

     

    Nouveau départ, rêve de gosse, le cinéma stimule l'imagination et embellit l'existence.

    Je laisse le dernier mot au grand Jacques (Brel) avant de passer 5 jours pleins avec nos petits-enfants.

     

                     Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir et l'envie furieuse d'en réaliser quelques uns.


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  • Je suis sorti une demi-heure avant la fin du dernier Cronenberg, Maps to the stars  J’aurais bien quitté plus tôt, mais mon côté voyeur a retardé l’échéance. Les histoires de famille tordues ont toujours un côté captivant et j’avais envie de voir comment la jeune fille bien sous tous rapports allait régler le compte de ses parents incestueux et de sa patronne égocentrique. Mais les personnages étaient tellement veules, cyniques, cruels et narcissiques que je n’ai pas tenu le coup. Tant pis pour la peinture au vitriol d’Hollywood, l’interprétation impeccable des acteurs et la patte intacte du réalisateur septuagénaire.

    J’attends du cinéma qu’il me nourrisse sur les plans émotionnel et intellectuel, j’étais loin du compte. En fait, je n’ai pas envie, ni besoin de cinéma actuellement. Je suis plongé dans l’affinage de mon livre, Le cinéma, une douce thérapie, dont la mouture améliorée sera remise en septembre à l’éditeur. J’ai la tête dans les mots et les idées, je n’étais pas disposé à scruter la carte des stars, même ponctuée à répétition de Liberté chère à Eluard.

    J’aurai certainement retrouvé mes esprits cinéphiles pour savourer Le conte de la princesse Kaguya  dont on dit monts et merveilles (sortie le 13 août en Belgique). Je serai encore plus frais et dispos pour la 29ème édition du Festival International du Film Francophone de Namur (Belgique) du 3 au 10 octobre 2014. Le FIFF  a dévoilé le nom du film qui fera l’ouverture. Il s’agit de Tokyo fiancée, troisième film de Stefan Liberski, adapté d’un roman d’Amélie Nothomb.

     

    Pauline Etienne est la fiancée de Tokyo

     

     Voilà qui clôt ma modeste contribution du jour, dans l’attente de jours plus inspirés.

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Ecrire représente une demande de contact et un espoir de compréhension. (Siri Hustvedt)

     

                                                                               Ecrire pour exister

     

    J'ai immédiatement pensé à ce film en apprenant ce matin que mon livre " Le Cinéma, une douce thérapie", sera publié  en avril prochain. C'est une grande joie de voir aboutir le projet qui me tient tant à coeur : valoriser le potentiel thérapeutique du cinéma. C'est aussi la continuation d'un geste, l'écriture, qui m'anime depuis la plus tendre enfance. Ecrire pour m'inscrire, pour partager, pour susciter de la parole. Ecrire encore pour conjurer un des anagrammes possibles de mon prénom Patrice,alias pa ecrit.

    Ecrire pour exister raconte le cheminement du Journal des écrivains de la liberté, un livre rédigé à partir des journaux intimes des élèves d'une classe bigarrée d'un quartier chaud de Los Angeles. Le prof novice bouscule les clichés, les barrières ethniques,en épinglant les points communs entre les laissés pour compte latinos, afro-américains et asiatiques d'une société dominée par les blancs. Erin fédère les différences dans un projet commun, où chacun est auteur, avec ses mots et ses expériences. L'action se déroule en 1992, durant les émeutes qui ont suivi l'assassinat de Rodney King par un policier blanc.

     

    Quelle joie pour ces damnés de la terre de palper leur oeuvre imprimée. Ils deviennent auteurs à part entière d'une nouvelle vie, avec une estime de soi renforcée et le regard au-delà de Long Beach, quartier en proie à la guerre des gangs.

     

                                       Chacun peut éclairer de lumière un jour sans clarté.

     

    M'est ensuite venu à l'esprit, un deuxième film,inédit en France, sorti en Belgique en 2013, The Words.

           Voici ce que j'en disais à l'époque   

                                                                                   The Words : Photo Bradley Cooper, Jeremy Irons                                             The Words : Photo Bradley Cooper

    Un écrivain usurpe le talent et la reconnaissance normalement promis à l’auteur d’un roman perdu dans la tourmente de la guerre. Rory (Bradley Cooper) rêve d’être un grand auteur. Sa chimère éteint ses sentiments et ses scrupules. Il n’a rien à dire, rien à vivre, à part dérober les mots d’un autre. La rencontre du véritable auteur révèle l’insatisfaction d’une vie vécue par procuration. Le vieil homme (Jeremy Irons) ne réclame, ni argent, ni réhabilitation. Il veut simplement que Rory éprouve la souffrance qui fut la sienne. « Vivez au moins la vie que vous vous êtes créée ». Une fable morale et littéraire à double tiroir sur les choix existentiels et le démon de l’écriture. Un film un peu trop scénarisé, bien interprété, et prenant jusqu’au dénouement.

    Je vous souhaite de trouver vos mots, de vivre la vie dont vous rêvez. Et si vous êtes en panne d'inspiration, voyez un film qui vous fait de l'oeil, qui vous appelle, comme par exemple, Le monde de Charlie, qui m'a donné un élan extraordinaire pour écrire et narrer la filmothérapie de mon existence

     


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  • Généralement, nous gagnons le clair obscur de la salle pour nous détendre, nous divertir, rêver ou  chercher la confirmation de valeurs personnelles. Parfois aussi, un film donne du sens à une situation vécue simultanément à la projection ou éclaire notre existence d'un sens nouveau.

    A douze heures d'intervalle, j'ai vogué du charme discret de Boyhood au gigantisme de La planète des singes: l'affrontement.  La chronique d'une famille américaine sur douze ans en temps réel a coûté cent fois moins que les singes virtuels d'une superproduction très humaniste. J'ai apprécié ces visages du cinéma, tantôt intimiste, tantôt spectaculaire.

    Au final, Boyhood (Interview émouvante de Patricia Arquette) passera à la postérité tandis que les aventures simiesques ne survivront pas au prochain épisode prévu dans un an. On retiendra surtout de la saga des singes l'époustouflante évolution de l'animation de nos frères plantigrades depuis 1968, plus vrais que nature grâce à la technique de la capture de mouvement.

                                                                                            Le fils à six ans                         

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    Boyhood (Patricia Arquette émouvante) résistera à l'usure du temps, car il montre l'écoulement imperceptible des âges d'une famille moyenne, deux enfants, quelques remariages,  en questionnement sur les raisons de son passage sur terre. C'est assez extraordinaire de voir les quatre mêmes acteurs reprendre le film une semaine par an, de 2002 à 2013. Nous les voyons grandir et vieillir à l'écran, miroir de  notre érosion temporelle, opérée quasiment à notre insu.
    •          Maman et fiston                

    Richard Linklater donne une dimension universelle à une idée de cinéma tournant au document pour les générations futures. Le temps du film devient le temps de la réalité.

      •            Papa et ses enfants

     

    Contentement éphémère ou réflexion existentielle, le cinéma présente des facettes multiples. Les cinéphiles  érudits dénigrent systématiquement la fonction délassante du plus populaire des arts. Un film n'aurait de valeur que s'il dérange, que si son style est novateur. Le spectateur bon public et le puriste élitiste campent aux extrêmes. Entre  les deux, je prétends qu'un film grand public ou non, bien réalisé, avec de bons acteurs et une bonne histoire, impressionne le corps et l'esprit.

     

    A chacun de choisir le mode d'impression et le moment d'être grave ou léger.

     

     

     


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  • Un coup de blues par cette belle journée ensoleillée me fait enfourcher mon vélo pour voir Apprenti gigolo sur le coup de 3 heures de l'après-midi. J'espère sans trop y croire mettre du bleu dans mon blues. Je tombe en plein automne à Brooklyn, dans les couleurs chaudes d'une arrière-saison chatoyante.

    Une bande originale jazzy, latino et rétro à fond me plonge dans un dépaysement paisible.

    Fioravante, fleuriste à mi-temps,  ...Apprenti Gigolo : Photo

     

    La magie, ça ne marche pas à tous les coups.

    C'est une question de disponibilité du public.

    Je captais tout, tendresse, solitude, humour très Woody, cocon du quartier des juifs hassidiques de New-York, mais le coeur n'y était pas.

     

    ...inocule de la magie dans la vie des gens, sous la houlette intéressée de Murray,Apprenti Gigolo : Photo John Turturro, Woody Allen libraire dépouillé de clients.

    Avigal, veuve éplorée, renaît à l'amour sous le toucher délicat de mains simplement attentionnées.

    Apprenti Gigolo : Photo John Turturro, Vanessa Paradis   Touchant, mais pas touché. Mon humeur morose a pris le dessus sur le cinéma euphorisant. Pas grave. J'avais en poche un livre acheté à mon ancienne librairie avant la séance. "L'étrange cas du docteur Dr Nesse",de Luiz  Alfredo Garcia-Roza (collection Babel Noir, chez Actes Sud) m'a procuré le dérivatif escompté  Et en plus, j'ai retrouvé mon portefeuille, perdu en route, sur le RAVel vers Dinant.

    De l'apprenti gigolo à l'apprenti philosophe. Demain est un autre   jour, Another day.   Merci Paul

     


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