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    Ethan et Ilsa ont bouclé une Mission impossible V éprouvante nerveusement.

    Mission: Impossible - Rogue Nation : Photo Rebecca Ferguson, Tom Cruise   Ils pourraient sceller leur succès dans une étreinte finale torride.  

    Nenni. Le duo au cran d’acier se contente d’une accolade amicale, Ilsa plus émue qu’Ethan. Ce dernier tient peut-être à garder ses distances avec celle qui s’est avéré son égale, voire l’a dominé.


    Mission Impossible est une franchise prude et lisse dans le registre sentimental. Les cerveaux carburent, les corps dépassent leurs enveloppes, les femmes sont regardées, fatales et rarement touchées.

                                                       Mission: Impossible - Rogue Nation : Photo Rebecca Ferguson

    Jupe fendue, combinaison moto moulante, sein entrevu trois quarts dos, Ilsa est canon et mobile. La beauté en mouvement rend le désir insaisissable. Ethan, héros insubmersible (quoique) a le cœur aux exploits les plus déments, n’a pas ou plus le cœur à l’amour. Ilsa et Ethan dopés aux sensations fortes, avides de défis, ont leur libido atrophiée, tout comme les protagonistes de chaque épisode de la série télé promue sur grand écran en 1996. Quand l’espionne aux "yeux bleus je "grimpe un homme, c’est pour l’étourdir ou l’occire. Cette grimpette animale m’a tiré de ma somnolence après un début époustouflant.

     

                                     Mission: Impossible - Rogue Nation : Photo Tom Cruise

    Plaisir aussi à suivre une ébouriffante poursuite à moto dans les rues de Casablanca. Une soirée assassine à l’opéra de Vienne m’a encore tenu éveillé, me renvoyant à la célébrissime séquence de L'homme qui en savait trop, où le spectateur, tenu en haleine, attend un coup de cymbales fatidique.


    A part cela, ce film à 136 millions d’euros a un air de déjà vu, louchant vers James Bond et Jason Bourne. J’ai vraiment du mal à me passionner pour des personnages dont la densité psychologique se réduit à l’épaisseur du papier cigarette.J’ai eu tort de me fier aux critiques favorables, aux réactions enjouées des premiers spectateurs et surtout de penser combler un entre-deux avec du vide, hormis le thème hyper-stimulant de la série, composé par l'auteur de Bullit, l'incomparable Lalo Schiffrin. J'espérais me distraire, j’ai été distrait de moi-même. Ce n’est pas la première fois, ni la dernière, mais cela ne me prendra plus de sitôt.   

                                                                                 Mission: Impossible - Rogue Nation : Photo promotionnelle Tom Cruise


    Une question me vient à l’esprit avant de ranger mon clavier. Qu’est-ce qui pousse Tom Cruise à payer autant de sa personne, à prendre des risques insensés en compagnie d’une cinquantaine de cascadeurs. Tom le taciturne incarne la franchise et repousse constamment ses limites dans un rôle de casse-cou qu’il adore. L’acteur quinquagénaire a commencé l’Impossible en espérant en tourner plusieurs, autant que le public en redemande. Et le public suit, il admire les stars qui mouillent leur chemise. Le succès de la saga confirme l’amour intact des figures héroïques, a fortiori si ces héros n’ont rien d’extraordinaire à première vue. Je renonce à décoder la symbolique de l'impavide Ethan. Je laisse l'exercice aux mordus, entre autres, Cinemateaser qui consacre un dossier édifiant à la saga dans son numéro de juin (n°46). 


    Une suite en vue après le V ? Possible, à l’été 2016. Le V sort en France mercredi 12 août, une semaine après la Belgique.

     

                     Cinémouvance agite en surface, remue en profondeur. Une expérience à tenter le 21 août


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  •                                   Lever de soleil sur la campagne

     

     

                                                                          En douceur

    Paupières se hissent péniblement, engourdies de sommeil.

    Se rabaissent sous le poids de la somnolence.

    A peine entrevu le jour naissant.

    Garde les yeux clos.

    Perçois, assourdi, le chant d’une mésange, délicieux coulis matinal.

    Deuxième tentative de voir le jour. L’ouverture est plus franche. Coup d’œil circulaire dans la chambre. Bleu domine, avec des touffes claires.

    Reflet de la fenêtre dans la garde-robe, les deux chênes sont plantés au pied du lit. Le regard fuit, replace les arbres calques sur les originaux. Effort violent, rideau encore, répit.

    Il est six heures au moins : la mésange a du renfort. La conversation s’engage. Mes oreilles suivent, charmées, bercées.

    Merci réveils emplumés de m’ébrouer doucement.

    Troisième lever de paupières, buste dressé en sursaut. La chambre est dorée de soleil, pas loin de sept heures, pour sûr. Les chênes, hilares, éclatent de toutes leurs ramures.

     

                                                                     Faux semblant

    Le générique final défile sur l’écran.
    Au premier rang,
    les fauteuils rouge vif émergent faiblement
    dans le rayonnement des lignes blanches sur noir.
    Nimbées d’ombre, quatre rangées vides attendent la séance suivante.

    Je me retourne
    et vois deux visages diaphanes, les yeux écarquillés
    à reconnaître les acteurs familiers mais anonymes.

    A bien regarder,
    l’opacité d’une salle obscure est pacotille.
    Surtout, si les images  éblouissent l'impalpable,
    le débusquent et le projettent
    sur nos émois éclaircis.

     

                                                                            Impasse (inspiré par La Isla minima )

    Vous êtes conscient que votre déposition comporte des zones d’ombre, murmura le commissaire, en lui braquant la lampe en plein visage.                   Le suspect réprima un pâle sourire et chuchota: je compte sur vous pour faire toute la lumière Moi, je ne vois plus rien à ajouter.

     

                                                                                Belle journée!


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               Cinémouvance agite en surface, remue en profondeur. Une expérience à tenter le 21 août

     

     

     

    Avant de fermer les paupières le soir ou de les rouvrir le matin, je fais défiler les images prégnantes du film vu dans la journée ou la veille. Le rituel a patiné après La Isla minima. Rien n’émergeait, le souvenir était flou. Curieux. Et puis, non, normal.

    Des mots se sont imposés avant les images : opacité, trouble, ambiguïté… De vagues tableaux me sont revenus. Ce plan en plongée verticale du début sondant le labyrinthe du Guadalquivir. Les rizières chauffées à blanc. Les rhizomes d’une enquête poisseuse dans les eaux fangeuses du post-franquisme.Le duo d’inspecteurs taciturnes aux prises avec une population mutique qui en sait long mais

    ne dit rien. La Isla mínima : Photo Javier Gutiérrez (II), Raúl Arévalo

    L’ ambiance oppressante pousse à quitter ce coin de terre pauvre et désolé. « A n’importe quel prix », crient des adolescentes prêtes à tout. Deux d’entre elles sont repêchées mortes dans les lagunes inaccessibles. Qui les a forcées, mutilées, tuées ? Ce grand propriétaire terrien qui refuse d’augmenter ses paysans ? Le jeune Casanova du coin ? Jésu, le braconnier habitué des méandres

    des eaux stagnantes ? Ou le gardien d’un relais de chasse ? Ou... ou...  ? ?                                                                                                                                                La Isla mínima : Photo

    Pedro et Juan font équipe à contrecoeur. Pedro a le cœur pur, Juan n’a plus de cœur, sbire déclassé aux ordres noirs du Caudillo. L’opposition de caractères, un classique du cinéma policier. Sauf, que nous sommes en Andalousie et non pas dans les streets de New York. Ça change et ça prend. Jusqu’à la dernière image, (celle-là je m’en souviens) en semi-plongée sur la voiture des deux enquêteurs, nuage de poussière aux trousses, longeant un canal rectiligne vers l’horizon fuyant.

    Je ne retiendrai pas grand’chose, pour ne pas dire rien, de La rage au ventre , trop clone de Rocky. Sauf que je préfère Jake Gyllenhal à Sylvester Stallone. Vraiment impressionnant, Jake, une habitué des transformations musclées.

    la-rage-au-ventre-southpaw-3 Cette fois, il a pris sept kilos de masse musculaire et des cours de boxe.   Au total, une dizaine de mois de préparation. Le public suit et apprécie les acteurs qui mouillent leur maillot. Je me demande chaque fois si les acteurs ne sont pas un peu masos pour maltraiter ainsi leur corps.

    Question posée, par exemple, à Charlize Theron http://2.bp.blogspot.com/_N3p8Hr7iXkw/S-esobWncuI/AAAAAAAABco/dIo9-t8NJAU/s1600/charlize_theron_monster.jpg dans Monster et à Robert De Niro, incarnant                Jack La Motta dans

    Raging Bull  https://trashnoirreviews.files.wordpress.com/2013/08/583400-de_niro.jpg

     

    Ma session de rattrapage est terminée. Si vous avez lu les articles des 29 et 31 juillet, vous aurez établi mon quarté gagnant, dans l'ordre :

           La Isla mínima   Pixels   La Rage au ventre

     

    Et toujours hors compétition             Every Thing Will Be Fine

     

     


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  • Couverture de Le Petit Prince J’ai entendu Le Petit Prince une première fois à sept ans. J’étais en deuxième primaire. Je vois encore    l’instituteur assis sur l’estrade, sa classe groupée autour du tourne-disque. J’ai toujours dans l'oreille  la voix claire et enjouée de Gérard Philippe.


                                L’enfant à l’écharpe était aussi à mon mariage. Nous avons lu sa rencontre avec le renard.


    … Mais si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…
                           …On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.


    La rémanence du conte de Saint-Exupéry est inaltérable. J’ai donc commencé mon rattrapage avec le regard librement inspiré de Mark Osborne sur un livre majeur à ses yeux d’adulte artiste. Il tourne autour de l’histoire en racontant l’amitié naissante entre un

    vieil aviateur et sa petite voisine studieuse.Le merveilleux fou volant voulant encore voler dans sa drôle de machine n’a jamais parlé de sa rencontre avec l’enfant clairvoyant au milieu du désert. Pourtant, il a tout écrit et tout dessiné sur des feuilles volantes. Au soir de sa vie, le vieux bonhomme excentrique livre son grand secret à la fillette. L’ancien toujours jeune détourne la petite fille d’une voie tracée vers l’excellence, voulue par sa mère soucieuse de l’avenir de son enfant. Le père très « affairé » ne voit jamais sa fille. Le monde des adultes est gris, fermé et angoissant, défini en pixels de synthèse.

    L’univers du Petit Prince est animé image par image, chaleureux, poétique et apaisant

     

     

               Le Petit Prince : Photo                                      http://static.mmzstatic.com/wp-content/uploads/2014/12/le-petit-prince-film.jpg

    Le recours aux deux techniques marque nettement la coupure entre le monde adulte désincarné et l’imaginaire de l’enfance. Les séquences en papier crépon me replongeaient dans le livre feuilleté et lu tant de fois.
    Le Petit Prince est universel. C’est la principale réussite du film, de perpétuer la transmission d’un message essentiel à travers les âges et les nations :
                                          Gardez surtout votre âme d’enfant. Oublier son enfance est gravissime.


    Grandir oui, mais fuir les cités tentaculaires et les cœurs secs. Osborne s’offre une longue métaphore sur le capitalisme totalitaire, dans une digression déroutante pour le jeune public. Rien de surprenant pour un cinéaste américain indépendant. Il a pris ses distances avec Hollywood après avoir refusé de tourner une suite à son Kung Fu Panda (le 3 sort au printemps). Il suit son envie et ses valeurs. Il a accepté Le Petit Prince parce que ce livre, offert par sa femme, le relie à la candeur enfantine de sa facette d’artiste, à l’image de l’aviateur allègre qui réveille l’innocence gelée de sa petite voisine.


    Ce Petit Prince amplement revisité plaira peut-être plus aux grands qu’aux petits. Les tout tout jeunes – j’ai vu une grand-mère avec son petit-fils de cinq ans- se laisseront bercer et assoupir par la voix de Camille, interprète de quatre chansons.


                                           "Parle, c'est si beau quand on parle/Parle au ciel et aux étoiles",


    La voix intérieure de la petite fille rappelle celle qui résonnait en nous lorsque papa ou maman inventait une histoire avant de dormir. Ces voix qui apprivoisent le grand trou noir de la nuit, qui endorment l’angoisse latente de la mort.

    Deuxième rattrapage, Pixels.  J’y suis allé sur le seul nom de Chris Colombus. Je me souvenais d’un bon moment passé dans Une nuit de folie, son premier film en 1987. Je me suis à nouveau bien amusé.

                                     Pixels : Photo


    Donkey Kong, Galaga, Centipede, les Space Invaders, Pac-Man grandeur nature défient les terriens dans un combat en trois manches. Les jeux vidéo d'arcade des années 80 éclatent les consoles et terrorisent New-York. Le président des Etats-Unis, ancien gamer, appelle ses potes à la rescousse. Sam ne s’est jamais remis d’une cuisante défaite aux championnats du monde 30 ans plus tôt. Il végète dans un boulot d’installateur de jeux au lieu d’en créer avec son prodigieux cerveau. L’invasion extra-terrestre lui donne sa revanche.
    Etre expert dans un jeu, c’est échapper à la mauvaise image de soi, écrivait Michael Stora en 2007. Le fondateur de l’Observatoire des mondes numériques en sciences humaines est un des premiers à travailler avec des jeux vidéo en psychothérapie. L’enfant en panne d’estime de soi se valorise en étant un as de la console. Sam arme son fusil laser et déjoue les

    trajectoires prévisibles des mille-pattes programmés. Pixels : Photo Adam Sandler, Josh Gad

    Humour, action, délassement, du cinéma de pure détente, savouré dans une régression ado assumée, même si j'ai rarement joué arcade ( trop sourcilleux).

    Prochain rattrapage : La Rage au ventrece soir, La Rage au ventre : Photo Jake Gyllenhaal

    et demain  La Isla mínima : Affiche  La Isla Minima : Photo

    Et avant ou après la séance du jour, 

    la cueillette du cassis et  J.-B .Pontalis, ses oeuvres littéraires parues en Quarto Gallimard,

                                                                  Il écrit à propos du cinéma,

    "Étrangement, le visible de l'image filmique -cinématographe: écriture du mouvement - laisse apparaître l'invisible, peut, mieux que le langage, donner accès à l'intériorité; ce à quoi échoue le monologue dit intérieur. A croire que seule la surface est profondeur."

     

                          Cinémouvance agite en surface, remue en profondeur. Une expérience à tenter le 21 août

     

     

     

     

     

     


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  •                                                                Le Petit Prince      

     

    Le Petit Prince sort aujourd’hui. J’irai cet après-midi après une semaine fabuleusement pleine avec quatre de nos petits-enfants. Les prochains jours seront consacrés à des séances de rattrapage après une huitaine sans cinéma.


    Au programme, La Isla minima  La Isla mínimaet La rage au ventreLa Rage au ventre recommandés par mon fils (les enfants étaient chez nous).

    PixelsPixels me tente aussi.  Au dessus du lot, j’ai déjà vu Every Thing will be fine, encensé le ici-même le 17 juillet et While We’re Young le 30 juin. Cette comédie aigre-douce plaît toutes générations confondues, impressions recueillies au gré de rencontres fortuites.


    Vu préalablement encore Irrational Man qui commence à tourner en Belgique le 3 août et ne sera en France qu’en octobre. J’ai signé un embargo sur la critique du dernier Woody mais je ne me souviens plus de la date d’expiration. Le bulletin du Caméo nomade a publié une appréciation élogieuse. Le film sorti aux Etats-Unis a été bien accueilli.


    Je suis moins enthousiaste. C’est un Woody mineur, entre la leçon de philosophie avortée et la comédie policière. J’ai surtout apprécié la partition endiablée du Ramsey Lewis Trio qui a conjuré quelques poussées d’ennui. Le cinéaste qui filme plus vite que son âge aligne en pointillés les vertus de la simplicité. Il conseille de ne pas sur-dramatiser les choses simples, de fuir la philo, qualifiée de masturbation verbale. Woody, ex-cavaleur devant l’éternel, loue les vertus d’une relation stable, réconfortante. La continuité amoureuse serait la vraie sagesse.


    Et la mort, très présente dans Magic In The Moonlight, le précédent du petit maître ? « La mort, on ne sait pas ce que c’est.» Alors, il cesse d’en parler. Comme disait Epicure,


              Si la mort est là, c’est que je ne suis plus là, il m’est donc impossible de la rencontrer.

                                                                                                                                                                                                                                              Un film délicieusement inutile, interprété avec un naturel confondant par une distribution brillante http://www.movienewz.com/img/films/irrational-man-movie-poster.jpg comme d’habitude chez Woody. La palette de couleurs chaudes dépeint l’état d’esprit d’un cinéaste en quête de beauté et de tranquillité.


    Et donc,Le Petit Prince avant de rattraper les séances perdues. La revue Cinemateaser a longuement rencontré le réalisateur américain indépendant choisi par deux producteurs français.Mark Osborne  explique ce qui l’a poussé à accepter cette demande empoisonnée d’adapter le conte universel de Saint-Exupéry.


    «Je pouvais raconter une histoire personnelle. Le Petit Prince illustre ce qui m’unit à mon épouse car c’est par elle que j’ai connu le livre mais aussi il conte la façon dont le bouquin m’a aidé à me reconnecter à l’innocence enfantine de ma facette d’artiste. » (p.97)
    Le roman familial inspire les créateurs de films d’animation."

    Ses deux enfants sont également de la partie. Sa petite fille a inspiré le personnage de la fillette et son fils fait voix du petit prince dans la version anglaise.

    Pete Docter a  également puisé l'inspiration dans la mouvance familiale. L'idée de Vice-Versa  lui est venue en observant sa fille. Il a eu envie de savoir ce qui se passait dans la tête d’un adolescent. Le cinéma incarne la chair du réalisateur.


    J’ai découvert Cinémateaser (3 couvertures différentes) dans un kiosque en France. J’adore fouiller ces cavernes d’Ali-Baba à la découverte des nombreux titres absents en Belgique. La livraison de juin est particulièrement riche: un dossier sur les gros tubes de l’été, notamment un décryptage des 4 premiers Mission Impossible.


    Je suis toujours frustré d’un magazine cinéma populaire de qualité, à mi-chemin entre Première/Studio Ciné Live et Les Cahiers du cinéma/Positif. Teaser est séduisant mais inégal à en juger les quatre numéros feuilletés et lus.

     

    Je fonde plus d’espoir sur Clap!,       CLAP-COUVCOUV_CLAP5

     

    nouveau trimestriel, repéré en France et non diffusé en Belgique. La revue en est à son cinquième numéro. Je n’ai que le quatrième, avec un solide dossier sur les frères Coen, des entretiens, une étude sur les sitcoms. La revue suit également les séries. J’y ajoute des approches de Michael Mann, Antonioni et Kobayashi, sans oublier l’historique commenté des Mad Max et je tiens peut-être l’oiseau rare. A suivre. (excellente revue de bédé aujourd'hui disparue)


    A suivre encore la librairie TULITU croisée par hasard, hier, rue de Flandre à Bruxelles. Les deux libraires ont ouvert les rayons en février dernier. Dominique et Ariane veulent tisser des liens dynamiques entre livres québécois et francophones. J’ai cru rêver. Enfin un lieu accueillant pour nos cousins nord américains, dont la littérature profuse (tout comme la filmographie) parvient difficilement jusqu’à nous. Un premier coup d’œil hâtif donne envie de revenir. L’endroit est agréable, la sélection de livres éclectique et le contact chaleureux. Il y a même un petit rayon cinéma. J’ai acheté Le cinéma québécois, qui relate la vaillance de l’îlot cinématographique francophone à l’ogre américain. Bon, il n’y avait pas mon livre , mais nobody’s perfect.Bienvenue à cette nouvelle librairie qui réjouit mon cœur d’ancien libraire.


    Je reviens vendredi ou samedi avec mes impressions sur les films vus d’ici là. Cinémoithèque est fort visitée cet été. Merci !

    La vie est belle.  Et tiens, une bouffée du Ramsey Lewis Trio originel.

     

                                                   Découvrez ici l'atelier estival de Cinémouvance du 21 août


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