• Rattrapage en vue

                                                                   Le Petit Prince      

     

    Le Petit Prince sort aujourd’hui. J’irai cet après-midi après une semaine fabuleusement pleine avec quatre de nos petits-enfants. Les prochains jours seront consacrés à des séances de rattrapage après une huitaine sans cinéma.


    Au programme, La Isla minima  La Isla mínimaet La rage au ventreLa Rage au ventre recommandés par mon fils (les enfants étaient chez nous).

    PixelsPixels me tente aussi.  Au dessus du lot, j’ai déjà vu Every Thing will be fine, encensé le ici-même le 17 juillet et While We’re Young le 30 juin. Cette comédie aigre-douce plaît toutes générations confondues, impressions recueillies au gré de rencontres fortuites.


    Vu préalablement encore Irrational Man qui commence à tourner en Belgique le 3 août et ne sera en France qu’en octobre. J’ai signé un embargo sur la critique du dernier Woody mais je ne me souviens plus de la date d’expiration. Le bulletin du Caméo nomade a publié une appréciation élogieuse. Le film sorti aux Etats-Unis a été bien accueilli.


    Je suis moins enthousiaste. C’est un Woody mineur, entre la leçon de philosophie avortée et la comédie policière. J’ai surtout apprécié la partition endiablée du Ramsey Lewis Trio qui a conjuré quelques poussées d’ennui. Le cinéaste qui filme plus vite que son âge aligne en pointillés les vertus de la simplicité. Il conseille de ne pas sur-dramatiser les choses simples, de fuir la philo, qualifiée de masturbation verbale. Woody, ex-cavaleur devant l’éternel, loue les vertus d’une relation stable, réconfortante. La continuité amoureuse serait la vraie sagesse.


    Et la mort, très présente dans Magic In The Moonlight, le précédent du petit maître ? « La mort, on ne sait pas ce que c’est.» Alors, il cesse d’en parler. Comme disait Epicure,


              Si la mort est là, c’est que je ne suis plus là, il m’est donc impossible de la rencontrer.

                                                                                                                                                                                                                                              Un film délicieusement inutile, interprété avec un naturel confondant par une distribution brillante http://www.movienewz.com/img/films/irrational-man-movie-poster.jpg comme d’habitude chez Woody. La palette de couleurs chaudes dépeint l’état d’esprit d’un cinéaste en quête de beauté et de tranquillité.


    Et donc,Le Petit Prince avant de rattraper les séances perdues. La revue Cinemateaser a longuement rencontré le réalisateur américain indépendant choisi par deux producteurs français.Mark Osborne  explique ce qui l’a poussé à accepter cette demande empoisonnée d’adapter le conte universel de Saint-Exupéry.


    «Je pouvais raconter une histoire personnelle. Le Petit Prince illustre ce qui m’unit à mon épouse car c’est par elle que j’ai connu le livre mais aussi il conte la façon dont le bouquin m’a aidé à me reconnecter à l’innocence enfantine de ma facette d’artiste. » (p.97)
    Le roman familial inspire les créateurs de films d’animation."

    Ses deux enfants sont également de la partie. Sa petite fille a inspiré le personnage de la fillette et son fils fait voix du petit prince dans la version anglaise.

    Pete Docter a  également puisé l'inspiration dans la mouvance familiale. L'idée de Vice-Versa  lui est venue en observant sa fille. Il a eu envie de savoir ce qui se passait dans la tête d’un adolescent. Le cinéma incarne la chair du réalisateur.


    J’ai découvert Cinémateaser (3 couvertures différentes) dans un kiosque en France. J’adore fouiller ces cavernes d’Ali-Baba à la découverte des nombreux titres absents en Belgique. La livraison de juin est particulièrement riche: un dossier sur les gros tubes de l’été, notamment un décryptage des 4 premiers Mission Impossible.


    Je suis toujours frustré d’un magazine cinéma populaire de qualité, à mi-chemin entre Première/Studio Ciné Live et Les Cahiers du cinéma/Positif. Teaser est séduisant mais inégal à en juger les quatre numéros feuilletés et lus.

     

    Je fonde plus d’espoir sur Clap!,       CLAP-COUVCOUV_CLAP5

     

    nouveau trimestriel, repéré en France et non diffusé en Belgique. La revue en est à son cinquième numéro. Je n’ai que le quatrième, avec un solide dossier sur les frères Coen, des entretiens, une étude sur les sitcoms. La revue suit également les séries. J’y ajoute des approches de Michael Mann, Antonioni et Kobayashi, sans oublier l’historique commenté des Mad Max et je tiens peut-être l’oiseau rare. A suivre. (excellente revue de bédé aujourd'hui disparue)


    A suivre encore la librairie TULITU croisée par hasard, hier, rue de Flandre à Bruxelles. Les deux libraires ont ouvert les rayons en février dernier. Dominique et Ariane veulent tisser des liens dynamiques entre livres québécois et francophones. J’ai cru rêver. Enfin un lieu accueillant pour nos cousins nord américains, dont la littérature profuse (tout comme la filmographie) parvient difficilement jusqu’à nous. Un premier coup d’œil hâtif donne envie de revenir. L’endroit est agréable, la sélection de livres éclectique et le contact chaleureux. Il y a même un petit rayon cinéma. J’ai acheté Le cinéma québécois, qui relate la vaillance de l’îlot cinématographique francophone à l’ogre américain. Bon, il n’y avait pas mon livre , mais nobody’s perfect.Bienvenue à cette nouvelle librairie qui réjouit mon cœur d’ancien libraire.


    Je reviens vendredi ou samedi avec mes impressions sur les films vus d’ici là. Cinémoithèque est fort visitée cet été. Merci !

    La vie est belle.  Et tiens, une bouffée du Ramsey Lewis Trio originel.

     

                                                   Découvrez ici l'atelier estival de Cinémouvance du 21 août


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