• Que dire...

    Un ami m’a rendu un film que je lui avais prêté avec pour seul commentaire un énigmatique « je n’ai pas aimé la construction.» Je n’avais pas vu Des vents contraires.

     

                                                                                             Des vents contraires

     

    Je lui donc demandé de me dire ce que ça racontait. L’ami, d’habitude assez prolixe sur le cinéma, a eu beaucoup de mal à répondre. Il a fini par lâcher que c’était un drame : une mère de famille disparaît et le mari doit s’occuper des deux enfants.

    Ma curiosité éveillée, j’ai regardé le premier film de Jalil Jespert, en étant attentif à la construction. A part trois inserts déroutants, le découpage était assez classique. Mon ami est rationnel. Peut-être la disparition inexpliquée et inexplicable de l’épouse l’a-t-elle agacé, au point de parasiter sa vision du film. Ou bien l’histoire montrée à l’écran a -t-elle résonné avec une crainte larvée de perdre sa femme et de devoir faire face avec ses trois enfants. Son épouse a eu une sérieuse alerte récemment.

    J’en suis réduit aux suppositions et je ne creuserai pas davantage la réserve de mon ami. On ne parle pas toujours aisément de l’émoi impalbable soulevé par un film. En revanche, quand un film plaît ou déplaît, les réactions sont tranchées.

                                    Quelques heures de printemps

    Je n’ai pas eu à questionner (gentiment) une amie à qui j’avais passé Quelques heures de printemps, qui aborde le cancer et l’euthanasie programmée. Cette amie a guéri « deux longues maladies » et a dépassé la septantaine (les soixante-dix ans).

    « Je n’ai pas pu, j’ai coupé après 20 minutes. C’était trop pour moi », dit-elle, en secouant vivement la tête.

    Tout était dit.

     


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