• Quarté bouclé

     

               Cinémouvance agite en surface, remue en profondeur. Une expérience à tenter le 21 août

     

     

     

    Avant de fermer les paupières le soir ou de les rouvrir le matin, je fais défiler les images prégnantes du film vu dans la journée ou la veille. Le rituel a patiné après La Isla minima. Rien n’émergeait, le souvenir était flou. Curieux. Et puis, non, normal.

    Des mots se sont imposés avant les images : opacité, trouble, ambiguïté… De vagues tableaux me sont revenus. Ce plan en plongée verticale du début sondant le labyrinthe du Guadalquivir. Les rizières chauffées à blanc. Les rhizomes d’une enquête poisseuse dans les eaux fangeuses du post-franquisme.Le duo d’inspecteurs taciturnes aux prises avec une population mutique qui en sait long mais

    ne dit rien. La Isla mínima : Photo Javier Gutiérrez (II), Raúl Arévalo

    L’ ambiance oppressante pousse à quitter ce coin de terre pauvre et désolé. « A n’importe quel prix », crient des adolescentes prêtes à tout. Deux d’entre elles sont repêchées mortes dans les lagunes inaccessibles. Qui les a forcées, mutilées, tuées ? Ce grand propriétaire terrien qui refuse d’augmenter ses paysans ? Le jeune Casanova du coin ? Jésu, le braconnier habitué des méandres

    des eaux stagnantes ? Ou le gardien d’un relais de chasse ? Ou... ou...  ? ?                                                                                                                                                La Isla mínima : Photo

    Pedro et Juan font équipe à contrecoeur. Pedro a le cœur pur, Juan n’a plus de cœur, sbire déclassé aux ordres noirs du Caudillo. L’opposition de caractères, un classique du cinéma policier. Sauf, que nous sommes en Andalousie et non pas dans les streets de New York. Ça change et ça prend. Jusqu’à la dernière image, (celle-là je m’en souviens) en semi-plongée sur la voiture des deux enquêteurs, nuage de poussière aux trousses, longeant un canal rectiligne vers l’horizon fuyant.

    Je ne retiendrai pas grand’chose, pour ne pas dire rien, de La rage au ventre , trop clone de Rocky. Sauf que je préfère Jake Gyllenhal à Sylvester Stallone. Vraiment impressionnant, Jake, une habitué des transformations musclées.

    la-rage-au-ventre-southpaw-3 Cette fois, il a pris sept kilos de masse musculaire et des cours de boxe.   Au total, une dizaine de mois de préparation. Le public suit et apprécie les acteurs qui mouillent leur maillot. Je me demande chaque fois si les acteurs ne sont pas un peu masos pour maltraiter ainsi leur corps.

    Question posée, par exemple, à Charlize Theron http://2.bp.blogspot.com/_N3p8Hr7iXkw/S-esobWncuI/AAAAAAAABco/dIo9-t8NJAU/s1600/charlize_theron_monster.jpg dans Monster et à Robert De Niro, incarnant                Jack La Motta dans

    Raging Bull  https://trashnoirreviews.files.wordpress.com/2013/08/583400-de_niro.jpg

     

    Ma session de rattrapage est terminée. Si vous avez lu les articles des 29 et 31 juillet, vous aurez établi mon quarté gagnant, dans l'ordre :

           La Isla mínima   Pixels   La Rage au ventre

     

    Et toujours hors compétition             Every Thing Will Be Fine

     

     


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