• Premier tour

     

     

                                                                Afficher l'affiche en grand format

     

    La fièvre monte à une semaine de la réouverture des cinémas. Une amie me demande quels sont les films à voir. Je suis bien en peine de lui répondre. La lecture a supplanté la salle obscure ; je ne ressens aucun besoin pressant de m’asseoir dans l’obscurité. Le corps a besoin de lumière. Le retour du soleil freine l’élan vers les vies sur grand écran.

    N’empêche, les histoires de films et les récits alentour modèlent l’âme de ma cinémoithèque. Même sans films à vanter, narrer ou admirer, le blog n’a jamais connu autant d’audience. La vraie question est donc celle-ci : quelles histoires aimerais-je voir après une année quasiment blanche ?

    Je vous livre ma première sélection de l’année fondée sur mes intuitions, mes thèmes favoris et mes acteurs préférés ; sur des bandes-annonces aussi, des interviews et quelques critiques.

     

                                                                 Garçon Chiffon

    Vous vous demandez peut-être si un cinéaste a eu le culot de porter le virus à l’écran. J’en parle et puis j’oublie. Songbird, sorti  en VOD seulement le 16/12/2020 en France, apparaît en première semaine de reprise belge. L’approche semble assez classique, genre action et tension, plutôt que sentiments et réflexion. Le tournage a eu lieu dans les rues désertes de Los Angeles pendant l'été 2020. 24 films occupent l’affiche le 9 juin prochain.Leurs points d’attache sont encore inconnus.Le placement des films après une pandémie s’effectue sur le tas.

    Si les critiques fondent votre choix, Garçon chiffon (19 mai en France, 9/06 en Belgique) et Sons of Philadelphia (26/05 Fr, 9/06 Bel) ont déjà eu de la presse. Le deuxième paraît très violent, avec Mathias Schoenaerts en mafieux suiveur).Garçon chiffon évoque la condition difficile de comédien et les relations mère-fils (avec Nathalie Baye).  

     

                                                        

    Voilà pour trois films prévisibles. J’en viens à mon seul et authentique coup de foudre Love Sarah (9/06 Bel, pas annoncé en Fr). C’est le film rêvé pour renouer avec l’essence du 7ème Art, tous publics confondus. Il y a de la romance, du drame, de la comédie, servis à la sauce british. Une histoire vécue par la réalisatrice inspire le premier film d’Eliza Schroeder. Je la sens avec mes tripes, mon cœur, cette volonté d’ouvrir une boulangerie à Notting Hill et de respecter ainsi le vœu de la mère défunte. Je suis prêt à rouler - disons 20 km après une belle balade l'après-midi et un repas en terrasse - pour voir cette petite perle présumée en soirée.

    Déjà un film à voir absolument. Nomadland suit de près (9/06 en Bel et en Fr). Frances McDormand (un Oscar) incarne une vie d’errance épousée après la crise économique. Ce sera peut-être le choix des nouveaux pauvres victimes de la fracture pandémique.

     

                                     Nomadland

    Slalom (9/06 Bel, 19 mai Fr) me tente aussi ; pour Jérémie Renier, dans un rôle repoussoir d’entraîneur harcelant et manipulateur, un sujet très actuel avant les JO. J’attends encore l’acteur belge en fin d’année dans Albatros, deuxième film de Xavier Beauvois en milieu policier, après Le petit lieutenant en 2005.

    Des hommes sort en France demain. Je devrai attendre le 25/08 pour voir le film du belge Lucas Belvaux. La distribution vaut le ticket : Catherine Frot, G.Depardieu, Jean-Pierre Darroussin. Lucas m’a rarement déçu.

                                           Présidents: Grégory Gadebois, Jean Dujardin

    Le 30 juin, Jean Dujardin en Sarkozy, attire mon attention, juste après les  élections régionales en France, tour de chauffe avant l’élection majeure. Anne Fontaine imagine deux anciens Présidents s’épauler  afin de réoccuper le devant de la scène. Comique, non ?

    La fin du mois coïncide avec la quatrième semaine de réouverture des salles. Le décompte des sorties : 24 films le 9 juin, 9 le 16/06, 15 le 23/06 et 9 le 30/06 cumule 55 films. Nous saurons alors qui aura survécu à ce raz-de-marée estival. Mais surtout nous saurons si le cinéma a conservé ses fidèles après une aussi longue absence.Je vous ai donné quelques repères, à vous d'élire choisir votre cap.

     

                                          Le merveilleux est un sourire de l’impossible.

                                               

                                       (Citation de Peter Sloterdijk, en exergue d’Olympia, paru chez Gallimard)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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