• Pose

     

     

    La Belgique ralentit, la France hiberne à contre-saison.

    Que faire ?

    Se poser.

    Expérimenter

    Avec les enfants gardés au chaud.

     

    Lire les poèmes et récits d'Alicia Galienne, morte à vingt ans, avide de vie jusqu'à son dernier souffle.

     

    Souvent, je me surprends à philosopher sur la vie, à vouloir tout tout de suite et à imaginer la nécessité. Je monte toujours un grand escalier qui craque : chaque pas me fait mal car je me retiens pour abreuver le silence. Cet escalier est si haut qu’il m’est impossible d’en deviner ni le début, ni la fin. À vrai dire, je ne sais pas très bien si l’on peut jamais arriver ; pourtant, je veux parvenir à tout prix au sommet de l’escalier. Je le veux si fort que je ne sens même plus mon désir et, je suis prise de vitesse pour imiter le temps. Je grimpe, mais pour atteindre quoi ? Seule cette vérité subsiste en bas : je l’effleure des pieds mais ma tête est ailleurs. Je cours à l’ultime protection, pour moi et les miens. Je monte parce que le sens commun descend et qu’il est encore temps sans doute de sauver ce qui reste.  

         L'autre moitié du songe m'appartient.

     

    Réfléchir aux Manières d' être vivant, de renouer avec le vivant en nous et dans la nature.   

     Par "crise de la sensibilité", j'entends un appauvrissement de ce que nous pouvons sentir, percevoir, comprendre, et tisser comme relations à l'égard du vivant. Une réduction de de la gamme d'affects, de percepts, de concepts, de pratiques nous reliant à lui. Nous avons une multitude de mots, de types de relations, de types d'affects pour qualifier les relations entre humains, entre collectifs, entre institutions, avec les objets techniques ou les œuvres d'art, mais bien moins pour nos relations au vivant. Cet appauvrissement de l'empan de sensibilité envers le vivant, c'est-à-dire des formes d'attention et des qualités de disponibilité à son égard, est conjointement un effet et une part des causes de la crise écologique qui est la nôtre.

     

    Ce que savait la nuit par Indriðason
     

    Il fut une fois et aujourd'hui encore : Ce que savait la nuit, 

     Cette enquête du retraité Konrad est une remontée dans le temps. Reconstituer des faits opaques survenus trente plus tôt donne lieu à une rétrospective de la vie personnelle du policier, hanté par cette affaire non élucidée. La trame policière compte moins que la recherche du temps perdu entre un père escroc, une femme trop tôt décédée d'un cancer affronté lucidement et ce sentiment d'inutilité une fois que la vie active a jeté ses derniers feux. Konrad porte en lui une zone d'ombre qu'il tente d'occulter sans parvenir à l'empêcher d'influencer ses actions. La fin bâclée gâche quelque peu un minutieux voyage dans le temps.

     

    S'aérer dans les bois ou le long d'un cours d'eau.

    Sonder sa DVDthèque, à la recherche de films toniques porteurs d'espoir et de renouveau, comme je l'écrivais en 2015, dans   "Le cinéma, une douce thérapie."

    Je vous en recommande trois parmi les vingt-sept retenus et vous les prête :

     

    Happiness Therapy

    Happiness Therapy : Affiche

     

    Pat bipolaire, Tiffany dépressive. Tiffany et Pat dansent ensemble. Une fameuse  bande de cinglés ordinaires. Reculer les limites familiales. Drôle et énergique.

    Amour et tolérance, d’excellents guérisseurs

     

    Mr Lazhar


    Monsieur Lazhar : Affiche

    Au tableau, l'instituteur efface tout et on recommence.

    Le cœur en cendres, ranimer le feu vital

     

    Jimmy P., psychothérapie d'un indien des plaines

    Jimmy P. : Affiche

                                                   Deux hommes de bonne volonté à la recherche d’un sens commun

    Des migraines atroces. Personne à qui parler. Le docteur connaît  les indiens. Jimmy n’a pas l’air malade. Une connivence thérapeutique. Jamais en colère sur une femme. La parole est d’or.

    Je me connais mieux que personne

     

    Et surtout garder le lien, par téléphone, par Skype, par courriel, par gestes vers le voisin. Je trouve les Italiens admirables de chanter ensemble de leurs fenêtres ouvertes sur l'espoir. Hier Skype a disparu de mon ordi. Je connaissais encore mon mot de passe mais pas l'identifiant  me permettant de réinstaller. Un ami touché par le virus me l'a envoyé, accompagné  d'un message "Test" posté sur ma page courrier.

    Çà marche !

     

     

     


  • Commentaires

    1
    grxfrn
    Mercredi 18 Mars à 11:35
    Excellent, merci, prenez soin de vous. Francis
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