• Plein gaz

     

     

                                     1966 : première victoire Ford aux 24 Heures du Mans et aux 12 Heures de Sebring

     

    Quand j’avais douze ans, je suivais les exploits de Jacky Ickx à la trace, surtout aux 24 heures du Mans que le pilote belge a remportée six fois. Je me souviens de sa victoire en 1969 dans les derniers mètres de la course après avoir bluffé une Porsche dans la longue ligne droite des Hunaudières.Il était parti en dernière position, ayant marché, attaché sa ceinture au lieu de courir au départ lancé à pied, moteur arrêté. Quel panache !

    Je connaissais le circuit par cœur comme le fils de Ken Miles, dans Le Mans 66, que j’ai vu hier avec un plaisir énorme. J’ai apprécié le réalisme de la reconstitution en dur (sans effets spéciaux)  de l’édition 1966, année où Ford a défié Ferrari sur le double tour d'horloge. J’ai admiré le cran insensé de pilotes drogués à la vitesse, assez dingues pour lever le pied à la dernière seconde avant un virage, la rage de vaincre au ventre.

    « À 7.000 tours, tu planes entre ciel et terre. Tu sens quand la ligne rouge arrive. Alors, tu te demandes : qui es-tu ? »

    Christian Bale in Ford v Ferrari (2019)   

    Le film est sorti il y a un mois. J’attendais de le voir sur un très grand écran. Mon fils avait aimé mais je n’étais pas sûr d’avoir gardé la fièvre auto de mon enfance. Finalement, je me suis vu impatient de vivre les quarante dernières minutes intégralement consacrées à la compétition. Les séquences sur l’amitié virile entre un pilote tête de lard et un préparateur de génie m’ont paru conventionnelles. Les enjeux de prestige et financiers entre Ford et Ferrari m’ont plus intéressé.(Ford a misé 9 millions de dollars sur la GT 40). Le sprint final m’a emporté, un duel d’homme à homme. À l’époque, le plus rusé et le plus hardi gagnait sur la piste. Deux pilotes seulement se relayaient au lieu de trois ou quatre actuellement. Les stands jouaient un rôle secondaire : changer un train de pneus prenait 2’20 minutes. Aujourd’hui, c’est 8 à 10 secondes.

                                             Le Mans 66 : Photo

    Ai-je renoué avec mon enfance ? En tout cas, j’ai cherché sur Internet des articles sur la victoire de Ford au Mans. Et j’ai déjà raconté deux fois le mano à mano sidérant à 340 km/h  entre Miles et Bandini. C’est toujours gai de revivre ce qui occupait les loisirs d’un jeune garçon.

     

     


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