• Palabres cinéphiles

     

     

                                                    "Vaiana, la légende du bout du monde" est sorti sur les écrans le 30 novembre  (30.11. 2016)

    Vaiana séduit le monde entier. Les premiers chiffres des entrées en Europe supplantent  ceux de La princesse des neiges et de Raiponce en première semaine d'exploitation. Mercredi dernier, 311.041 personnes avaient déjà vu le dernier Disney (un million après une semaine), avant-premières comprises. Omar Sy vs Vaiana, le duel promet. L'oncle Walt et le grand frère noir attirent les foules.

    Une spectatrice sexagénaire m'a dit avoir beaucoup aimé. "C'est normal, moi la mer j'adore."  Je rencontre souvent cette dame à la sortie du cinéma ou au petit déjeuner du samedi matin pris traditionnellement en ville après les courses au marché matinal. Nous parlons de nos films respectifs d'une table à l'autre. Cette fois, plusieurs convives alentour ont sollicité l'avis du blogueur cinéphile et de la spectatrice assidue. Une personne plongée dans on PC a même tombé les écouteurs pour entendre nos conseils, sinon avisés, du moins enflammés ou mitigés. N'hésitez pas à lancer un forum cinéma dans votre gargote habituelle. 

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    Nous étions d'accord sur bien des toiles respectables mais je n'irai pas encore voir Vaiana.

    Si je me décide, ce sera après avoir pris le pouls de nos petits-enfants et de leurs parents s'ils embarquent avec la jeune adolescente intrépide sur l'océan des fêtes. Un article lu je ne sais plus m'a inoculé une impression négative. Les créateurs de  Vaiana sont partis en repérages dans les îles. Les couleurs chatoyantes, la montagne altière les ont enchantés. Ils ont oublié les tableaux de Gauguin dont ils comptaient reprendre la palette.

                                                             

    Je cite de mémoire : l'univers de Gauguin est celui d'un peintre déprimé. Ses personnages aux grands yeux vides ne correspondent pas à l'esprit Disney. Nous sommes donc rentrés imprégnés de l'ambiance locale et nous avons exagéré la brillance des décors. Cette surenchère chromatique me laisse sceptique. Donc, j'attends des indices supplémentaires pour surmonter une aversion naturelle à l'animation promise au succès planétaire.

                                            Vaiana, la légende du bout du monde : Photo

    La production s'est efforcée de respecter la culture polynésienne, en choquant néanmoins les locaux, vexés de l'apparence obèse de Maui, en contradiction avec l'apparence habituelle de leur demi-dieu. Précisons qu'un tiers des Polynésiens sont en surpoids. Le moindre détail compte lorsqu'il s'agit de capter le plus large public possible.

    Effet de nos échanges matinaux, je n'irai certainement pas voir Maman a tort. Déjà, la bande-annonce m'agace, surtout le ton moralisateur de la fille à l'égard de sa mère. La moue de la spectatrice généralement bon public, supportrice de Vaiana, a renforcé mon a priori. Le sort d'un film se joue aussi avant la projection via la collecte d'informations, la lecture de critiques et principalement l'appréciation de connaissances références.

                                                

    Une foule de critères, de paramètres, les circonstances conditionnent le choix. Je m'étais juré de ne plus voir un film de Clint Eastwood après son ralliement sexiste à Trump. "Une femme n'a pas les capacités de diriger un grand pays." Et d'ajouter qu'il n'y avait rien de personnel à l'égard d'Hilary. Voilà qu'un ami, qui va rarement au cinéma, le plus souvent avec moi, me relance après Snowden. "J'irais bien Voir Sully (30.11). Aïe, dilemme! Et en plus les critiques sont bonnes. Et je pourrais comparer avec Flight, sur un sujet similaire. Vendu, demain à 18h15.

    D'ici là, j'aurai vu Le petit locataire (16.11 en Fr, 23.11 en Bel) et Alliés (23.11). Tiens, coïncidence, encore un film de Robert Zemeckis, comme Flight et The Walk, son avant-dernier film que j'ai commencé à regarder en piquant du nez. Je reprendrai depuis le début, le matin, bien éveillé. Je compléterai ainsi mon tiercé des derniers long-métrages du pote de Spielberg, réalisateur d'un premier film à vingt-sept ans, avant de briller dans le divertissement de bonne facture, tels A la poursuite du diamant vert et les Retours vers le futur.

     Le ciel attendra mardi pour être enfin regardé.

     

     

     


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