• Mieux vaut en rire

     

     

    Montréal a connu hier la journée la plus chaude de son histoire. Le thermomètre a rougi jusque 37.6°. Le 4 mai dernier, il a fait 35.4° à Cambo-les-bains, dans les Pyrénées-Atlantiques, du jamais vu aussi tôt. Avril et mai ont été les mois les plus secs en Belgique depuis 1833 ; on annonce un été caniculaire. Oui, le climat se réchauffe, une évidence insignifiante au temps du corona, ces coups de chaud laissent froid. D’ailleurs, la COP 26, la conférence mondiale sur le climat, prévue en novembre au Brésil ( y avait pas un autre pays ?) est reportée à la fin 2021.  

                                                       Plan catastrophe concept comme une personne debout sur une colline dans une forêt morte avec des arbres coupés tenant un jeune arbre vert sain comme un symbole de la confiance dans la reprise économique et la foi en la vision pour la réussite future de la croissance. Banque d'images - 32551931

    Nul besoin d’accélérer la tenue du sommet mondial, pensons d’abord à rouvrir les rôtissoires sablées, en Italie, en Grèce, en France. La côte belge peut à nouveau accueillir les seconds résidents, décision prise en urgence à la veille du pont de l’Ascension. Raté, le littoral n’a pas connu de vague populaire. Prudence est mère de sûreté. Moi, j’ai commencé à découvrir nos campagnes à vélo avec mes potes. Cet été, je pars en vacances avec ma belle sur mon porte-bagages (vélo électrique et romantique).

                                                             Là, on piétine, ici on s’emballe.

    Les milliards continuent à couler à flots. Renault obtient un prêt de 5 milliards garantis par l’État (actionnaire à 15%) malgré la suppression de 15.000 emplois. Les 350.000 véhicules thermiques en attente d’acheteurs sur les parkings (7.7 milliards € immobilisés) justifient le soutien inconditionnel des deniers publics.

    Air France décroche 4 milliards de prêts bancaires garantis à 90% et 3 milliards de prêt direct de la France. En échange, exit  les dessertes de Lyon, Nantes et Bordeaux, à moins de deux heures trente de Paris en TGV. Un premier petit pas vers la raison.

    La Belgique ne lâche rien à Brussels Airlines, propriété de Lufthansa. Les Allemands râlent de devoir garantir l’avenir de la compagnie belge pour 290 malheureux millions, eux qui viennent d’obtenir 9 milliards outre-Rhin, avec la montée de l’État à 20% du capital, sans droits de vote à l’assemblée générale. Les pilotes de Brussels proposent de partager le temps de travail et de sauver ainsi 750 emplois, proposition refusée. La direction veut des mesures structurelles, soit licencier mille personnes.

     

                                                 La prochaine réunion du conseil d'entreprise chez Brussels Airlines prévue mardi

    L’avion, vecteur star de la mondialisation (sans distanciation physique), l’auto symbole de liberté individuelle (surtout dans les embouteillages), sont biberonnés à larges rasades.

     « Il y a des gens qui ont des indignations sélectives. Moi, j’ai des indignations successives », aurait commenté Guy Bedos.

    Enfant d’une mère raciste, antisémite et violente à son égard, Le cher disparu a choisi l’humour grinçant pour épingler la bêtise humaine. Il a également sublimé son enfance malmenée en incarnant un fils harcelé par sa mère dans Un éléphant, ça trompe énormément.

                       "A huit ans, la messe était dite. Ma famille ne m'aimait pas, moi j'étais prêt à aimer tout le monde."

    Ses films repasseront à la télé et j’espère en salles puisque le cinéma reprend le 24 juin en France. La  Belgique attend, comme les pigeons jadis.

              Le 20 septembre 1946, le premier festival de Cannes s'ouvre enfin  Festival de Cannes, 1946

    Le cinéma, carrefour de tous les arts modernes, est-il un instrument de culture populaire ? La question était débattue le 19 juillet 1946 sur les ondes de la chaîne nationale. Les intellectuels méprisaient le septième Art, les enseignants le considéraient comme une distraction malsaine. Les salles drainaient 5 à 6 millions de Français, les ciné-clubs, 60.000 personnes par semaine. Il y avait des ciné-clubs ouvriers, dont celui des usines Renault. Les cinq intervenants de l’époque estimaient que le cinéma devait se renouveler en traitant de sujets sociaux, « en mettant les hommes, les idées, et les événements à l’ordre du jour. » L’idée était de cultiver le peuple et aussi d’intégrer le cinéma à l’enseignement secondaire et universitaire. Car, « le cinéma apporte toujours quelque chose. »

    Bon prince, j’élargis cette qualité à la culture en général, l'enfant pauvre des largesses gouvernementales sous toutes les latitudes, l’Allemagne excepté.

     « Poète je vis, poète je meurs. Mais comme l'affirme l'ironique littérateur : N'en jetez plus. Il ne faut pas poéter plus haut que son cul.”

                       Guy Bedos - 30ème Festival du Livre de Mouans-Sartoux, le 8 octobre 2017. © Bruno Bebert/Bestimage

     Et si vous manquez d’idées pour l’été, voici une non-suggestion de partance, laissée par un bon petit gars parti très, très, loin.

     

     

     


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