• Marions-les !

                  Atelier Dépassement de soi et ancrage identitaire le mardi 14 novembre

     

     

    Le Sens de la fête : Affiche

    Il est passé minuit. L'obscurité a occulté la noce. Le chef de brigade pète un plomb.

    - Vous ne vous rendez pas compte qu’à chaque fois, je joue ma vie !

    Cela fait trente ans que Max organise des fêtes de mariage clé sur porte. Il est las, fatigué de veiller au moindre détail, de subir les caprices de mariés toujours plus chiches sur les budgets mais toujours très exigeants sur le faste d’agapes censées marquer les esprits. Pierre et Héléna ont d’ailleurs choisi un château du dix-septième siècle comme toile de fond. Nous verrons très peu la mariée au contraire de son époux, casse-c... de première. Pierre requiert « élégance, sobriété et distinction. » Les serveurs officient en habits d’époque et suffoquent sous des perruques ridicules. Qu’importe, comme dit Max, « on s’adapte » et on est gentil les uns avec les autres. » Surtout « évitons les tensions », l’installation électrique ne les supporterait pas.

                                                    Le Sens de la fête : Photo Eye Haidara, Kévin Azaïs, Suzanne Clément, Vincent Macaigne

    Vu comme ça, Le sens de la fête semble être un reportage sur les coulisses de l’exploit, c’est-à-dire orchestrer la coordination d’un nuée d’intervenants : cuisiniers, serveurs, plongeurs, photographe, orchestre, fleuriste. Évidemment, les grains de sable se multiplient dans la mécanique bien huilée d’un mariage arrangé. Bon, un petit pépin, ça va. C’est la panique, en revanche, quand la viande du plat principal a tourné dans les frigos à la suite d’une panne de courant. Débrouille et solidarité sauvent la mise de Max, dont l’anxiété monte au fil de la soirée. Son beau-frère n’arrange pas les histoires.

                                                         Le Sens de la fête : Photo Eye Haidara, Jean-Pierre Bacri

    Le duo gagnant des Intouchables réussit une bonne comédie, qui tient en haleine grâce à un suspense tenu jusqu’à la dernière image et à un Jean-Pierre Bacri, absolument crédible en chef de petite entreprise au bout de la traîne. Éric Toledano et Olivier Nakache  visent le sourire permanent plutôt que l’hilarité à gorge déployée. Leur film détend les zygomatiques tout en pointant la dérive de fêtes nuptiales tape à l’œil. La succession de contretemps rythment allégrement deux heures de noces endiablées. Le public suit en masse, frôlant le million d’entrées en première semaine (4 octobre) sur le sol français. Inutile de comparer à la Belgique où depuis longtemps les films français franchissent rarement la frontière linguistique et vice versa pour les films flamands. Les deux complices cinéastes posent un regard tendre sur un petit monde pareil à une troupe de cirque. Chaque noce mise sur pied (de guerre) relève le défi d’une représentation unique ne donnant aucun droit à l’erreur. La pression est perceptible sous le masque apparemment serein de Max. Heureusement, ses brigadiers déclarés ou pas, montrent une bonne volonté touchante. Ça donne du sens à la fête.

                                                      Le Sens de la fête : Photo Alban Ivanov, Eye Haidara, Gilles Lellouche, Jean-Paul Rouve, Jean-Pierre Bacri

     

     


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