• Jouer un peu à côté

                          25.11 en France Les Cowboys 9.12 en Belgique

     

     

    New York 2001, Madrid 2004, Londres 2005, les attentats terroristes défilent à l’arrière-plan d’une quête reprise par le fils : retrouver Kelly, disparue à seize ans, après avoir dansé affectueusement avec son père lors d’une fête traditionnelle country western.
    Un petit tour et puis s’en va.

     http://cadependdesjours.com/wp-content/uploads/2015/04/Les-Cowboys-Film-2015.jpg Nous sommes en 1994, le mouvement djihadiste commence à recruter en Europe.

    Ahmed emmène Kelly dans un voyage sans retour. Des gens simples basculent dans l’histoire mondiale. Le scénariste de Jacques  Audiard puise aux mânes du western l’inspiration d’un premier film à regarder avec les codes d’un genre très populaire dans les années 50-60. Ce que je n’ai pas fait ou pas vu. J’ai raté l’analogie évidente à John Wayne, à la La prisonnière du désert, aux affrontements avec les Comanches (les terroristes), aux chevauchées fantastiques (Pakistan), au calumet de la paix (du pot fumé

    avec l’indigène pachtoune).Les Cowboys : Photo


    Bref, je suis passé à côté. Je me suis rabattu sur la désintégration de cette famille confrontée à l’incompréhensible, l’embrigadement d’une adolescente paisible et élève brillante, hélas amoureuse du mauvais cheval. Nous ne saurons rien des méthodes d’endoctrinement de Kelly, devenue Aalfia Khalid, ni sur les dix-sept années de son errance. La caméra se focalise sur l’enquête obsessionnelle du père, seul, puis accompagné de son fils. Alain fonce dans le tas, largue sa femme, piste sa fille du Yémen au Danemark, via Anvers. Son fils Kid prend le relais, change de monture et de style, (j’essaie de prendre l’allure cow-boy). Il affine l’investigation et rejoint une mission humanitaire au Pakistan. Kid découvre le commerce des otages et le prix dérisoire d’une vie.


                           Comme Lucky Luke,  http://media-cache-ak0.pinimg.com/736x/f8/b2/4b/f8b24b0367598c1c789ddf85a5bb5ffa.jpg je suis un spectateur solitaire perdu au milieu du film.


    Les acteurs, excellents, sont crédibles. Ils m’ont fait penser à une directive énigmatique de la réalisatrice dans Mia madre : "je veux te voir à côté du personnage." Margherita reflète la position de Nanni Moretti, qui n’aime pas le côté performance d’une interprétation, où l’acteur disparaît en tant que personne et en tant qu’acteur tellement il s’identifie au personnage.

          À Vif ! (Film, 2015)


    J’ai eu cette impression en voyant Bradley Cooper épouser le caractère arrogant et prétentieux d’un grand chef dans A vif (4.11 en France, 2.12 en Belgique). J’apprécie cet acteur friand de rôles de névrosés écorchés. Cette comédie culinaire sauce un scénario classique de rédemption d’une psychologie de pacotille.


    Adam a grandi orphelin dans les fourneaux d’un grand chef étoilé de Paris. Il travaille vingt heures sur vingt-quatre. Il n’est bien que dans la chaleur, la pression, le bouillonnement du coup de feu. Adam a eu ses deux étoiles et a sombré dans l’alcool et la drogue. Il revient désintoxiqué au bout de deux années au bas de l’échelle. Adam rêve de sa troisième étoile. Il vise la perfection pour compenser l’imperfection de sa vie familiale. Ce grand solitaire boude le rituel «repas de famille », moment de détente de la brigade, réunie autour du plat du jour. Adam n’a confiance qu’en son génie, il veut tout contrôler. Un chef sous haute tension, ça finit par craquer. Deuxième plongée.


    http://icon.telerama.fr/plurimedia/images/600x800/94033539_619573.jpg Une mère divorcée, une psychanalyste, un rival l’aident à comprendre qu’avoir besoin                                                                            des autres est une force, non une faiblesse. Ce petit message enrobé dans de succulentes séquences alléchantes rend le plat comestible. On nous dit aussi comment repérer les inspecteurs du guide Michelin.


    Je n’ai aucune inclination en revanche pour The Visit (11.11, en Belgique, 7.10 en France). Je me suis ennuyé, endormi, morfondu. Oui, il y a une critique en creux de la famille américaine. D’accord aussi pour y voir un pastiche du found footage. Un film d’horreur ? Nenni, à l’exception d’une scène. J’espérais retrouver l’auteur inspiré de Sixième sens, d’Incassable, de Signes, voire de Village. Hélas, il semble que Night Shyamalan traverse la nuit noire d’une panne d’inspiration.

    Ce soir, je prévoyais de voir la première partie de la dernière partie de Hunger Games qui sort demain. C’est complet.

     

    Hunger Games - La Révolte : Partie 2 J'’ai fait l’impasse il y a deux ans pour voir les deux épisodes à la suite. Tant pis.                                                          J’attendrai  un autre  marathon. Je dois faire gaffe. J’ai vu le lancement de Divergente 3 : au-delà du mur (tiens Labyrinthe est passé par là) annoncé le 16 mars prochain. J’ai snobé les deux premiers. Parfois je manque de suite dans les idées.

    Pas grave, je préfère Katniss  Hunger Games - La Révolte : Partie 2 : Photo Jennifer Lawrence    à Tris  http://img.filmsactu.net/datas/films/d/i/divergente-2-linsurrection/xl/divergente-2-linsurrection-photo-54aa815e856be.jpg

     


    J’ai déjà parlé en bien de L'hermine et de This Is Not A Love Story à l’affiche demain.

     

    Notre petite sœur  Umimachi Diary (2015) Poster  n'attendra plus longtemps.


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