• Je pagaille

                                       

     

                                        Atelier Cinémouvance  le 16 avril : Internet, réseau dans tous ses états

     

    Je me suis assoupi brièvement au début de La chute de Londres (sorti le 2 mars). Je me suis réveillé en sursaut juste avant l’attaque terroriste démentielle contre les chefs d’état venus assister aux funérailles du premier ministre britannique. Le cerveau réagit

    toujours à la présence du danger. http://fr.web.img3.acsta.net/pictures/16/02/04/17/31/047641.jpg Je n’ai pu m’empêcher de penser aux attentats en chaîne de Paris. Mon instinct de survie est encore aiguisé. Ouf ! Ce film d’action efficace tient la route une heure avec son lot de scènes virevoltantes dans les artères londoniennes puis tombe dans la rengaine du combat rapproché au fusil-mitrailleur, le bon (ou deux) contre une horde de méchants hideux. Un bon spectacle dans la lignée de White House Down, l’humour en moins. Le cinéma remplit un de ses offices : divertir en préservant mes neurones.


    Je suis étonné de la différence d’appréciation des critiques belges et français à propos de Divergente 3

    Divergente - Divergente, T3

    Les français sont plus indulgents comme pour la Chute de Londres. Je vous l'ai dit, je n’ai pas vu les deux premiers épisodes, j’avais donc un regard neuf au contraire des critiques saturés de films formatés ados et de super productions baston. Moi, j’en vois deux par an, triées sur l’écran. J’ai surtout prisé la forme de Divergente 3 (sorti le 9 mars), sa mise en images dynamique, ses déserts rouges et ses décors numériques soignés. Un point, c’est tout. Je ferai l’impasse sur le dernier volet de la franchise, l’épilogue étant décliné en deux parties, histoire ( y’ en a peu) d’entasser les biffetons dans le tiroir caisse.


    affiche film Je suis toujours gêné de voir des corps nus surexposés sur grand écran. Quand on a 17 ans (30 mars) reprend les thèmes des Roseaux sauvages : liens familiaux et homosexualité latente. Cette fois, André Téchiné exclut la femme de la relation amoureuse (hormis celle des fils pour leurs mères). Il concentre sa caméra sur les corps sous tension de Damien et Thomas à un an du bac. La mère de Damien rapproche les deux solitaires, chien et chat toutes griffes dehors. Cette violence cache une attirance sexuelle réciproque, manifeste chez Damien, inhibée chez Thomas. Au crépuscule de sa vie, le réalisateur étire sa nostalgie de la fougue adolescente et se plaît (et me perd) à déplier sensuellement les émois amoureux d’éphèbes d’une sensibilité à fleur de peau.


    J’ai rarement vu un film d’une misanthropie aussi viscérale que High-Rise (6 avril en France et 11 mai en Belgique). Aucun personnage n’a une once d’humanité, sauf peut-être le narrateur, à deux reprises, avant de replonger dans l’indifférence à l’égard de son espèce. Cet immeuble londonien futuriste des années 70 reproduit la hiérarchisation des classes sociales,    

                                                                                                 les riches au sommet.

                                          New poster for Ben Wheatley’s High-Rise starring Tom Hiddleston    les pauvres en dessous.

    Une installation électrique défaillante exacerbe la lutte des classes. C’est parti pour le carnage. Ben Wheatley démolit la société capitaliste et ne propose rien à la place sinon la perpétuation d’un cynisme iconoclaste sous les traits d’un Haut Potentiel de dix ans. Adaptation du roman de J. G Ballard, grand auteur de science-fiction et de prospective sociale.


    Je suis très content d’avoir découvert La septième obsession chez  mes libraires préférés. Ce nouveau magazine de cinéma bimestriel en est déjà à son troisième numéro.

                                                                           La Septième Obsession N°2

                   Ses cofondateurs prônent une pensée libre sur les ombres et les lumières du septième Art.

    " L’Obsession est le lieu des combats à mener, des lignes à tracer, l’espace pour se confronter aux questions essentielles que nous voulons lancer, mettre en perspective et laisser ouvertes à toutes formes de discussion."

    Le papier offre la texture épaisse des catalogues d’exposition, sa mise en pages inventive valorise une abondante iconographie. Les textes sont érudits sans être pédants, un vrai plaisir pour les yeux et l’esprit, au prix modique de 7€ 50 (130 pages). Disponible en kiosque en France et chez les libraires belges curieux.


    Je continue à savourer Clap, autre nouvelle venue dans le paysage des revues cinéphiles. Je suis abonné depuis ses débuts en juin 2014, le magazine n’étant toujours pas diffusé en Belgique. Le numéro 8 de février /mars consacre vingt-trois pages à Leonardo DiCaprio, une page par année de la carrière d’un jeune premier lisse sorti de la zone de confort sous la houlette de Scorcese, Mendes et Inarritu. Le dossier largement illustré révèle les facettes d’un acteur polymorphe, tour à tour écorché, poète, romantique, dur, insaisissable… Comme d’habitude, les séries sont à l’honneur dans une étude sur les arcanes du pouvoir, à travers The Newsroom, A la Maison Blanche, Au service de la France et Borgen dont je possède l’intégrale. Clap cultive l’engouement éprouvé aux premières livraisons.

                                              PAVE CLAP 8


  • Commentaires

    1
    Thierry
    Mardi 2 Mai 2017 à 16:15

    Salut. C’est dommage que tu aies raté le début du film « La Chute de Londres ». Je l’ai vu en intégralité sur ce lien : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.virgoplay.v3.playvodmax&hl=fr . Je l’ai trouvé rempli d’action ! Gerard Butler propose une prestation remarquable dans cette œuvre, qui m’a tenu en haleine jusqu’à la fin.

     

    2
    Mardi 2 Mai 2017 à 19:02

    Merci Thierry pour tes commentaires éparpillés au long de mon blog, de 2014 à 2016. Serais-tu un des Thierry que je connais, journaliste, cinéphile érudit ?

    3
    Thierry
    Vendredi 5 Mai 2017 à 12:14

    Salut. Je t’en prie :) . Désolé, on ne se connait pas, mais je suis bien un passionné de cinéma.

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