• Je demande à voir

     

     

                                                        Il est quatre heures du matin. J’ai assez dormi.

                            L’écriture m’appelle. Les lignes flottent dans ma tête. J'écris encore à la main.

                                                                          Toujours rien.

                                          Onze jours déjà en 2 mil 20 et rien vu sur grand écran. 

     

                                                  

                                                                                                                                  (Illustration d'Andrea Ucini)

     

    Je suis tenté de consulter les augures sur les films les plus attendus de l’année. Pour voir quelle sera la durée de ma disette cinéphile.

    Sincèrement, je m’étonne. Du jamais vu, une aussi longue absence des salles semi-obscures.

    Peut-être parce que je vois clairement ce qui m’anime en cette entame d’exercice, une année devant soi.

    Lectures, réunions de grands-parents pour le climat, anniversaire de mon épouse, de mon fils, reprise des mercredis avec quatre de nos petits-enfants, bénévolat, visite à un ami qui a décidé d’arrêter les chimios, le film du quotidien me suffit.

    J’ai renoncé à Gloria Mundi en premier écran de l’an vint.Trop triste. Pas envie d’un second mélodrame après La vie invisible d'Euridice. Envie de légèreté, de saisir le temps comme il vient.

     

    Car la nuit s'approche par Enquist

                                             En croyant remplir le temps, on le laisse filer, ai-je lu dans Car la nuit s'approche, d’Anna Enquist, un de mes auteurs préférés. L’histoire d’une lente reconstruction après un traumatisme. Assez sombre mais avec une lueur d’espoir en vue.

                                               L’espoir, y croire. C’est le credo d’une nouvelle revue, Yggdrasil

    « Il y a un grand besoin de sens et de liens en cette période de chocs. Il y a des opportunités de se rassembler, d’imaginer ensemble d’autres modes d’organisations et de possibles horizons. » (extrait du projet éditorial d’un magazine très agréable à la vue).

    Mes doigts quittent  le papier. Je compose « films les plus attendus en 2020 » dans la fenêtre de recherche. Qwant me livre les vingt films de l’année. Je vous laisse juge. Des reprises, des suites, des adaptations de romans, quoi de plus habituel en somme. Rien n’émerge. Une nouvelle version de West Side Story me hérisse. James Bond à la retraite, on verra. A première vue, Tenet a l’air le plus excitant. Il faudra attendre juillet.                                                 

                                          Yggdrasil, la revue pour penser l’effondrement et le renouveau                                                                           

                                         Je craquerai certainement avant l’été, pas plus tard que la semaine prochaine.Selfie me fait de l’œil. Marrant et impertinent sur l’homo numericus. Délice ou calice, je vous en parle avec malice... bientôt.

     

     

                                 Au papillon je propose

                                 d’être mon compagnon

                                 de voyage                                     Shiki, Paroles du Japon

     

     


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