• Intermède (ré)créatif

    La rentrée bat son plein. Le temps presse à nouveau. Plus une minute à soi, ou presque. Enfin, s'asseoir, le sentiment de l'horaire accompli. Prendre un livre, mettre un disque ou sortir, resto ou cinéma. Accompagné de l'être cher ou d'amis fidèles, gourmets ou cinéphiles. Et pourquoi pas, coupler bonne chère et belles images. Vivre une belle histoire, bien calé dans un fauteuil confortable. Et puis, en parler autour d'un bon repas ou si la nuit tombe, autour d'un comptoir accueillant. La ciné-narration peut commencer. C'est une activité que je vous invite à pratiquer en ce début septembre. Voir et parler d'un film en toute décontraction ménage une belle échappée au quotidien prenant. Je parle amplement de ce nouveau loisir dans un prochain livre à paraître aux Éditions Chronique sociale au milieu de l'automne. Je vous en livre deux bonnes feuilles selon l'expression habituelle des rentrées littéraires. La rentrée des ouvrages de sciences sociales en octobre sera aussi dense que la fournée romanesque, paraît-il. Temps mieux. Vivre mieux selon des temps choisis prélevés en conscience.

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    Plusieurs mèches attisent la ciné-narration :

     

    - L’envie de parler.

    - La résonance avec le noyau vibratoire du film, constitué de l’histoire (imaginée ou vécue) du réalisateur, racontée par les acteurs et  portée par l’équipe de tournage.

    - Le sentiment d’avoir vécu une coupure temporelle, un moment d’exception.

    - La posture d’un spectateur attentif à ses réactions, conscient des effets du film.

    - Des compagnons spectateurs prêts à rebondir sur les différents récits de film, sur le film, en dehors du film.

    - Des visions contradictoires du film.

    - Le désir de réaffirmer des valeurs personnelles montrées à l’écran.

    - L’acceptation d’effleurer des zones troubles de son identité narrative ; les évoquer si affinités avec la   communauté cinéphile du jour.

    - L’ouverture d’esprit.

    - Le souci de revaloriser le plaisir du vivre ensemble à l’envers d’un monde replié sur lui-même.

    - La volonté de lancer des ponts vers la jeune génération familiale.

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    Une ciné-narration naît d’un entretemps d’exception, organisé ou impromptu, dans le sillage vibratoire d’une séance de cinéma ;  elle consiste à échanger des impressions et des réactions sur une histoire mise en images, au sein d’une communauté cinéphile organisée ou occasionnelle. La ciné-narration s’appuie sur une dynamique entre partenaires ouverts à la nouveauté. Ceux-ci combinent l’histoire du film, leur vision du film et un regard neuf sur leur histoire personnelle, créant de cette façon un récit original et stimulant, qui résonne avec leurs valeurs et leurs aspirations, secrètes ou affichées. La ciné-narration enrichit l’identité narrative du ciné-narrateur en revisitant des émotions, des souvenirs et des croyances.

    La ciné-narration ouvre des perspectives insoupçonnées. Les ciné-narrateurs découvrent l’impact surprenant d’un film au fur et à mesure de leurs récits. Des personnes semblent parfois troublées et songeuses après une prise de parole. Elles aimeraient étoffer cette part d’elles-mêmes apparue ou réapparue au détour d’une histoire éloquente.

    (Extrait de La ciné-narration, une façon d'être.)

                                      Je vous souhaite d'étoffer joyeusement votre identité ciné-narrative

     

     


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