• Flottement

     

     

                                                         Désenchantement, désamour, déception.

    Les éternels chantent à nouveau la nostalgie d'une époque révolue, celle du code d'honneur et de la solidarité du charbon. Une couple se cherche au long de dix-sept années cruciales dans le développement de la Chine. Le barrage des trois gorges inonde une ville à mi-hauteur, 175 mètres exactement. La population du bas est déplacée, celle du haut monte les  longues marches.

     

                                        Les Éternels (Ash is purest white) : Photo Liao Fan, Zhao Tao

    Où se situe la ligne de flottaison d'un amour fauché dans la fleur de l'âge ? Le couple réduit le champ de l'histoire en marche. Jia Zhang-Ke focalise son regard sur deux âmes désaccordées; il n'élargit pas son regard comme dans le magnifique Au-delà des montagnes. Le mari n'a aucun charisme aux côtés d'une femme prête à tout pour cimenter une romance bancale.

    Zia Zhang-Ké mûrit longuement son scénario avant de le coucher sur papier. Une fois écrit, seuls le chef-opérateur et le compositeur de la musique en ont connaissance. Sa femme qu'il met souvent en scène découvre l'intrigue sur le plateau. Cette fois, il  a manqué d'inspiration. Le voyage derrière la grande muraille est toujours exotique, surtout en train, mais le trajet manque de piment.

     

                                            Les Éternels (Ash is purest white) : Photo Zhao Tao

     

     

     


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