• Enfants terribles

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    En devenant un American Sniper légendaire, Chris respecte à la lettre l’injonction paternelle proférée     à ses 12 ans. «Si tu es de la race des bergers, tu as le droit de mettre hors d’état de nuire celui qui attaque ton troupeau.» L’aîné écoute le sermon après avoir rossé l’agresseur de son frère cadet. Le père lui donne raison pourvu que la cause soit juste : défendre le faible contre l’oppresseur.


    Chris  American Sniper : Photo Bradley Cooper éliminera 160 méchants au cours de 4 missions en Irak.                                   Sa première cible sera un enfant porte-grenade, « effacé »apparemment sans état d’âme. Chris avait tiré son premier cerf très tôt en accompagnant son père à la chasse. Le petit a un don qu’il usera à protéger son pays, ses Marines et sa famille. hris part en Irak au lendemain de son mariage après avoir engrossé sa jeune femme. God Bless America.                                         

    Il se mue en machine de guerre. Le tireur d’élite conserve juste un peu d’humanité en étant soulagé d’avoir pu épargner un deuxième

    enfant pris dans sa ligne de mire. Résultat de recherche d'images pour "american sniper"

     

     


    Chris Kyle tue par devoir, John du Pont tue (une fois) par dépit. 


    Le milliardaire n’obéit à aucune injonction parentale. Il porte le poids d’une prestigieuse lignée de Foxcatcher, galerie d’industriels qui ont bâti l’Amérique. Il toise le monde d’un regard éteint. John le solitaire achète de la compagnie et des trophées à coups de milliers de dollars. L’enfant richissime subit l’emprise morale de sa mère, douairière en chaise roulante. John cherche éperdument la reconnaissance et un signe d’affection maternels. Petit, sa mère payait le fils du jardinier pour être son ami. Une anecdote confiée sans émotion apparente à son « poulain » Mark, assigné au centre d’entraînement olympique aménagé dans la luxuriante propriété des du Pont.


    John  Foxcatcher : Photo Steve Carell ambitionne de redorer le blason de l’Amérique conquérante. C’est un patriote comme Chris mais sa motivation n’a rien d’altruiste. Il veut briller aux yeux de la reine mère. Il fait semblant de coacher l’équipe de lutte. Une tâche encore au-dessus de ses capacités, frimée devant sa mère réticente à la vue de ce sport trivial. Il est contraint de rappeler Dave, l’aîné qui a toujours protégé Mark après la mort des parents. Dave a de l’assurance et de l’estime de soi, qualité absente chez l’héritier et le petit frère. John avait séparé les deux frères champions afin d’assujettir tranquillement sa proie.   

     

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    Foxcatcher et American  Sniper sont de violentes histoires de famille, tirées de faits réels. Les deux films parlent de l'empreinte parentale, creuset de destinées tragiques. Ils montrent à la fois une Amérique va-t-en guerre, colosse aux pieds d’argile et le déclin inexorable du rêve américain, miné par la dégénérescence des familles pionnières.


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