• Enfances de l'art

                          

                           

                         Reprise de l'atelier Cinémouvance sur l'estime de soi  le 12 décembre 
             

      

    Il y a un an, la Famille Bélier était à la Une de CinÉmoithèque. Cette sortie familiale par excellence avait réchauffé les cœurs durant les Fêtes et au-delà. Le 3 décembre dernier, il avait neigé la nuit, l’hiver pointait le bout du nez.


                                            Cette année, il fait chaud et j’ignore quel film va mouvoir petits et grands.


                             Je ne vois guère que Belle et Sébastien, l'aventure continue (9 décembre)en émule de la famille Bélier.

                                                                 6) Pas d'Angelina - Sébastien, Belle et César

     

      Star Wars, le réveil de la force (16 décembre) est sûr de cartonner trente après ans après la première trilogie.


    Des films moins médiatisés chercheront désespérément une toile hospitalière. Je pense aux Contes merveilleux de la neige, adaptés de l’œuvre de Raymond Briggs, créateur d’un bonhomme de neige connu dans le monde entier.

                                                 

    Ces deux moyens-métrages d’animation conviennent particulièrement aux tout-petits, dès trois ans. Les dessins sont magnifiques, travaillés au crayon directement sur les planches des animateurs, rendant des couleurs à la fois intenses et adoucies.Les deux histoires muettes plongent l’enfant dans la féérie et le rêve. Le programme court sur cinquante minutes, l’idéal pour une entrée en matière au grand écran.

    La perception des images diffère selon l’âge de l’enfant, son émotivité, son caractère et sa pratique des écrans. Le jeune spectateur est incapable de donner du sens à ses perceptions et émotions avant trois ans. De dix-huit mois à trois ans, le petit spectateur retient des expressions langagières et gestuelles vues à l’écran et les reproduit. Il commence à comprendre ce qu’il voit et entend entre trois et cinq ans. Il est particulièrement sensible aux éléments percutants de mise en scène. (bruits, couleurs, musique).


    Jusqu’à cinq ans, l’enfant ressent le monde avant de le penser. Il est indispensable de l’accompagner dans sa découverte des écrans afin qu’il puisse verbaliser ses ressentis et en parler avec un adulte. A six ans, l’enfant commence à bobiner le fil de l’histoire, à relier des séquences en récit cohérent. L’esprit critique se forge entre douze et dix-sept ans.


    Serge Tisseron  affirme que

    «Les écrans doivent être d’abord un espace de co-réflexion et de co-construction dans un effort de s’écouter et de se comprendre, sous peine de se transformer très vite en outil de retrait du monde.»


    Le cinéma se prête merveilleusement à une approche collégiale et conviviale. Les séances avec papa, maman et famille élargie constituent souvent des souvenirs mémorables. Voir ensemble, quel plaisir !  Nos enfants se rappellent précisément les films vus en famille, mieux que nous. J’ai d’ailleurs tendance à oublier les séances un poil trop précoces pour leur âge. Je suis parfois étonné d’entendre la filmographie d’enfants de huit-neuf ans. Les parents assument, connaissant le mode de réceptivité de leur progéniture. Chaque film est parlé ensuite lors d’un dialogue sur le film et sur les émotions vécues.

     

                                                                  http://www.editionsmilan-leblog.com/uploads/LE-CINEMA_ouvrage_large.jpg            La clé d’une projection tranquille serait de préparer        l'enfant à la séance, selon la directrice d’Enfances au cinéma 

    "Sans dévoiler l'intrigue, vous pouvez lui expliquer ce qu'il va voir sur l'écran, lui donner des repères et les clés nécessaires à la compréhension de l'histoire. La mort des animaux, un thème très fréquent dans les films pour enfants, ne le choquera pas forcément si vous en discutez avec lui avant et après."


    N’empêche, la règle «à chaque âge ses images » contribue à l’assise psychique du jeune spectateur. L’intelligence émotionnelle n’est pas innée. Il est donc indiqué d’inciter l’enfant à exprimer verbalement, corporellement ou graphiquement ce qu’il a éprouvé face à des images qui l’ont ému ou choqué. La symbolisation démystifie l’image, elle donne une représentation personnelle de ce qui a été vu.

     


    saint-nicolasVoilà ce qui m’est venu ce matin avant la période des fêtes, à commencer par St Nicolas ce week-end. La fin de l’année est la période rêvée pour réanimer son âme d’enfant. Car comme dit Henri Gougaud, grand conteur devant l’éternel :


    Nous sommes tous, que nous le voulions ou non, enracinés dans l’enfance, dans ce lieu de notre être où demeure l’indéfectible conviction qu’impossible est impossible. On ne pense pas, dans ce lieu-là, on ne réfléchit pas, on n’élabore ni tactiques, ni stratégies. On joue avec des dieux à notre image, à l’abri des folies et des angoisses des grands.»

     

    Ne manquez pas Mia madre dont j'ai parlé le 12 novembre. J'ai fort envie de franchir Le pont des espions, un grand Spielberg, je le sens, samedi ou dimanche.


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :