• Encanaillement

     

     

    Une fois par an, je vois un film de baston pure sur un grand écran. Pas n'importe lequel.Je me souvenais vaguement du premier John Wick en 2014. J'ai voulu voir ce que donnait le troisième épisode. J'aime bien Keanu Reeves, celui de Entre deux rives et Point Break. Et puis, la critique et les spectateurs se rejoignent dans un même éloge depuis le début de la franchise. Même Le monde, journal ô combien austère, a apprécié la dernière livraison.

    John Wick Parabellum : Affiche

    En fait, les scènes de bagarre m'intéressent peu. Je reconnais que celles de John Wick Parabellum (si uis pacem, para bellum; si tu veux la paix, prépare la guerre) sont chorégraphiées avec classe, serties dans une mise en images inventive et secouante. Le désert, un palace new-yorkais, Casablanca et un salon des glaces soignent l'exotisme. Contrat rempli pour les amateurs. Pour les autres, que lire en filigrane, c'est-à-dire dans les scènes entre le barouf. Pas grand chose, tellement la psychologie des personnages est simpliste. De ce rien, une évidence, les tueurs en complet veston sont plus coriaces que les déguenillés.

                           Néanmoins, une phrase soulève un sourcil de curiosité.

    "Je veux vivre pour continuer à me souvenir d'elle", dit l'indestructible JW.

                                                          John Wick Parabellum : Photo Keanu Reeves

    Tiens, tiens, tiendrais-je une clef sur la motivation de Keanu Reeves à endosser la carrure d'un exécuteur. L'acteur a perdu sa fille en 1999 puis sa femme un an plus tard. Depuis lors, il mène une vie discrète, assez recluse. Il aurait ce point commun avec le héros dépressif, de garder la mémoire vive des défuntes. Vous ne me suivez pas, d'accord. J'avance une autre hypothèse.Peut-être est-ce la nostalgie de Matrix, à nouveau seul contre beaucoup, qui pousse le ténébreux quinquagénaire à reprendre un rôle similaire.D'ailleurs Laurence Fishburne, Morpheus dans Matrix, fait une courte apparition et l'adjudicatrice a des traits de Trinity. De là à dire que John Wick est un clone du film culte, il y a un pas infranchissable. Les Wick ne visent que le divertissement pur, saupoudré d'une dose létale de violence. L'humour pointe parfois le bout du nez, on sent bien que n'est pas le genre de la maison. À envisager pour le quatrième volet déjà programmé en 2021. Sans moi, cette fois.

     

       On ne vit que deux fois, 

       la première quand on naît,

       la seconde quand on est face à la mort.      (Dicton japonais)

     

                                       John Wick Parabellum : Photo Keanu Reeves

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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