• Emois en pagaille

    Après 55 ans de fréquentation des salles obscures, ma CinEmoithèque déborde. Mon livre,  Le cinéma, une douce thérapie, aux Editions Chronique sociale,  évoque les circonstances dans lesquelles une douzaine de longs-métrages de fiction ont imprégné mon existence.

    J’ai  regardé ces films en empathie et en pleine conscience. Ils ont mobilisé l’attention et m’ont  mis en mouvement. Ils m’ont soufflé une version améliorée de mon  récit de vie, ils m’ont suggéré de modifier une attitude ou un préjugé. J’ai vu et identifié mes aspirations représentées sur l’écran. J’ai puisé des pensées, des idées, des solutions dans plusieurs films tutélaires. J’ai échappé à la ritournelle éculée de mes obsessions. J’ai été spectateur de moi-même, à distance bienvenue de ma solitude, de mon anxiété, de mes peurs. 

    Ces films m’ont animé et ont déclenché une gamme impressionnante de  phénomènes.

    Tour à tour,

    Je m’identifie aux personnages (Les lycéens timides et introvertis du Monde de Charlie et de Finding Forrester,)

      

                            Le Monde de Charlie                                     Still of Anna Paquin and Rob Brown in Finding Forrester (2000)

      

     

    Je vois mon binôme en miroir  (La mère et le fils itinérant dans  Alice n’habite plus ici).  Alice n'est plus ici     

    Je vis une synchronicité, (Vanilla Sky )             Vanilla Sky

    Je projette une part de moi-même dans une figure emblématique (le procureur de Young Savages)The Young Savages        J’explique un comportement (Des fraises et du sang )The Strawberry Statement (1970) Poster

                                                J’admire et j’érige des personnalités en modèle (Norma RaeNorma Rae : Photo 

    The Best Offer   Je suis inspiré et ragaillardi (The Best Offer)

    Je m’évade d’une réalité pesante (La Rose pourpre du Caire)  La Rose pourpre du Caire : Affiche Woody Allen

    A vous d’établir le palmarès intime des films miroirs de votre histoire et de vos préoccupations passagères ou chroniques. Revoyez-les et essayez de cerner la source de votre émoi. Demandez-vous si  ces films majeurs ont  modifié votre perception du monde et de votre identité.  Dans Le cinéma, une douce thérapie, vous trouverez   un questionnaire qui vous aidera à cerner les effets et des retombées du film, avant, pendant et après la séance.

     

    Au moment où je termine ces lignes, je suis encore sous le coup de l’âpreté de Winter's Bone (meilleur film au festival Sudance 2010) que j’ai enfin vu en projection privée. Le film a été tourné en décors naturels, chez les habitants du fin fond du Missouri. J’ai peine à imaginer que des personnes vivent encore au 21è siècle dans un tel délabrement social et psychique, dans le pays le plus riche du monde.

      

                                              Winter's Bone

      

    Jennifer Lawrence Winter's Bone : photo Debra Granik, Isaiah Stone, Jennifer Lawrence crève l’écran,

    fille courage de 17 ans, assurant la sécurité et la pitance de son frère, sa sœur et sa mère mutique.

    La forêt des Ozarks est d’une noirceur terrifiante, tombeau de secrets épouvantables.

     

                                                    

     

     


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