• Déception

     

    Les confins du monde sombrent dans l'oubli d'une grosse déception.

    Le personnage monolithique de la vengeance ne déride jamais les plis existentiels.

    Un deuxième rescapé lit Saint Augustin au lieu de gréer ses démons intérieurs. Il vit mieux tandis que le caporal boit le calice jusqu'à la lie.

    Gérard Depardieu toujours hanté par le deuil de son fils donne texture à de courtes apparitions, traçant la ligne entre un bon et un  grand acteur.

     

                                  Les Confins du monde : Photo Gaspard Ulliel, Gérard Depardieu

    J'attendais plus d'honneur et de grandeur chez la troupe occupante à l'instar des mes vieux souvenirs de La 317ème section (1965), indétrônable dans la description d'une guerre (Indochine) insensée, barbare et coloniale. J'ai encore frais en mémoire la guérilla métaphysique de Ni le ciel, ni la terre aux confins de l'Afghanistan.

    Le caporal Tassen présente le profil  archétypal du stressé post-traumatique, incapable de diluer au présent le passé obsédant. Il demeure sourd aux incitations apaisantes d'un mentor philosophe.

    La plume rédemptrice, l'arme nihiliste. Nulle larme dans mes yeux agacés.

     

    Apprendre à éprouver et à supporter les émotions  profondes est essentiel pour surmonter le traumatisme. ... Le traumatisme ravage le circuit d'implication sociale et et entrave la coopération. (Le corps n'oublie rien, p.462)

     

     


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