• De mauvais augure

     

     

     

     

                                                                         Sibyl : Affiche

     

    Sibyl oscille. Romancière puis psychanalyste, à nouveau romancière puisant l’essence de son nouveau livre dans une patiente  prise au vol. La fiction emballe la réalité. Au moins avec la fiction, Sibyl maîtrise le jeu, c’est elle qui décide du sens de sa vie et du destin de ses personnages. Pour se trouver, elle explose l’éthique, la morale, son couple.  Elle croise des êtres qui résonnent avec ses tourments : chagrin rentré, errance affective, indécision vertigineuse.

    C’est chargé, trop. Et terriblement actuel. Personne ne se soucie de l’autre, ni le respecte. Il s’agit juste de suivre ses pulsions afin de combler ses failles, vaille que vaille. Cette ligne de conduite en zigzag  tourneboule les corps et les cœurs.

     

                                Sibyl : Photo Adèle Exarchopoulos, Gaspard Ulliel, Sandra Hüller

    « Je veux rester libre de faire ce que je veux, je ne veux pas de cet enfant. Je préfère qu’il (l’enfant à naître ou pas) souffre de mon égoïsme plutôt que de mon sacrifice », dit l’actrice principale qui couche avec l’acteur principal, par ailleurs compagnon attitré de la réalisatrice du film en cours de tournage  à deux coudées du Stromboli.Tu parles d’une situation éruptive !

    Et ce n’est qu’un début. Je laisse la suite aux amateurs de perversité primaire et aux inconditionnels de Virginie Efira. Sibyl empile les états d’âme tels ceux d’un psychisme déboussolé. Si vous êtes paumé, rassurez-vous, le superviseur de la psy vous aide à démêler l'écheveau.

    L’appareil psychique est un tissu d’énigmes qu’il faut déchiffrer et dont il faut déjouer les pièges. (Dictionnaire  amoureux de la psychanalyse, Elisabeth Roudinesco, p.420) 

    Sibyl : Photo Virginie Efira

                                                                                                                       Je me lasse vite à recenser les comportements invraisemblables des protagonistes. Justine Triet rajoute une couche à ma fatigue en exposant ses fantasmes sexuels dans plusieurs séquences dispensables. J’ai l’impression qu’après Victoria, elle peut demander n’importe quoi à V.Efira, y compris de vivre à l'écran une scène torride avec son compagnon à la ville. Je déteste être pris en voyeur malgré moi. La cinéaste et sa muse ont le même âge et partagent probablement les doutes du mitan de vie. J’ai été agacé dès le premier quart d’heure. L’amoralité et l’égocentrisme des personnages m’ont sidéré. Le film m’a glissé des yeux. Personne ne pipait mot à la sortie de la salle. Un silence qui en dit long, je ne sais pas quoi.

    Il paraît que Rocketman est très bien. Je vous offre Your Song en guise de compensation pour cette projection énervante.


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