• De belles histoires

     

     

                                                                 Nuit tropicale avec palmes.

     

                                              J’ai une heure devant moi, celle reprise sur l’heure d’été.


                        Du temps retrouvé. Le temps de faire le point quatre mois après la naissance de CinEmoithéque.


    J’ai changé subitement « l’apparence » (c’est un onglet) du blog. L’air de la montagne pour respirer à pleins poumons, pour élever l’inspiration.Jusqu’à présent, je n’ai pas dû forcer. Les sujets sont apparus naturellement. Ecrire en ligne, en passant par l’écriture manuscrite, a toujours été un plaisir. Ce qui me plaît énormément, c’est d’insérer des liens vers des sites originaux ou méconnus. Je suis particulièrement ravi du binôme sur les musiques de film.


    Ce premier quadrimestre a démarré au quart de tour.


    Et maintenant ?


    Plus de fluidité, plus d’histoires, plus de vécu.


    Rendre l’inattendu qui surgit dans la routine, comme cette grève du rail nocturne. Les passagers d’un train

                                                                                Affiche Du Film De André Delvaux De 1968 Un soir, un train

    attendent un convoi évanescent. Les langues se délient. Un jeune homme dépose un volumineux sac à dos. Je l’interpelle

    - Ca, c’est du sac à dos.
    - Oui, c’est pour l’Amérique latine. Je pars un an avant d’entrer à fond dans le système.


                                                          Il a un large sourire. Je continue.


    - A votre retour, vous n’êtes pas obligé d’être à fond dans le système, vous pouvez juste y être un peu.
    - On verra.


                                                          Un voile gris passe devant ses yeux.


    - Bon voyage.
    - Oh mais je ne pars que dans deux semaines. Le sourire est revenu.



    Le Moi est le produit de nos récits.

    Des histoires, nous en avons tous à raconter. Notre identité est bâtie sur une nuée de récits mais nous n’en retenons que quelques uns, qui nous rendent présentables, qui collent à l’image que nous choisissons de présenter au monde. La façon dont nous narrons une histoire affecte la façon dont la vivons. Il y a autant d’histoires que de narrateurs. Chaque diseur a son point de vue. Si l’inattendu d’une histoire écoutée nous plaît, nous serons enclins à penser autrement la nôtre, voire à modifier notre récit de vie

    .
    Vous n’êtes pas convaincu ?

                                                Un Jour sans fin Regardez ou revoyez Un jour sans fin, où un Monsieur Météo revit variablement la même journée.

     

                                       Le cinéma est un fabuleux conteur d’histoires. Un film est une métaphore géante.

     

                                         Métaphore. Mets ta forme. Mets ta forme, ose. Métamorphose.

     

    Le grand écran pousse une porte d’entrée vers de nouveaux possibles. Il élargit les options, il épaissit nos histoires. Le cinéma permet de quitter notre film habituel. Il crée un contexte propice au récit buissonnier. Lorsque nous racontons un film aimé, nous sélectionnons des moments préférés. Nous faisons un montage différent qui donne un récit différent de la fiction vue.


    De même, nous pouvons refaçonner notre identité en sélectionnant d’autres événements que l’habituel choix de notre carte de visite. Le cinéma incite à délaisser les sentiers battus et à goûter l’évasion d’une histoire alternative au récit dominant de nous-mêmes. Plusieurs thérapeutes utilisent d’ailleurs le support cinématographique en appui de la thérapie narrative et encouragent la « narraction.»


    Si CinEmoithèque n’ avait qu’une seule une ambition à cultiver,

                                                                         ce serait de raconter des histoires qui nous permettent d’aller mieux.


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