• De beaux lents demains

     

                                           Cinémouvance le 27 février 2016 sur les secrets de famille

     

     

              Les Saisons : Photo                         Demain : Photo

    Une vague verte déferle sur les grands écrans. Les saisons rejoint Demain sorti en pleine COP 21 en France et au début de l’année en Belgique. Le documentaire optimiste de Cyril Dion et Mélanie Laurent a dépassé le demi-million de spectateurs dans l’hexagone tandis que les Belges applaudissent à la fin de la projection.


    Les commentaires émis sur Internet sont enthousiastes. Ils convergent pour saluer la belle énergie et l’élan émanant d’initiatives bénéfiques au climat. Les plus tièdes reconnaissent l’utilité d’un Demain mobilisateur.


    En résumé, le film m'a permis d'ouvrir mes horizons sur la question, j'ai appris beaucoup de choses, même si je pense que pour les connaisseurs ce sera basique. Je pense qu'il est à voir, malgré quelques petites longueurs et un certain manque d'analyse.


    Les Saisons, (depuis le 27 janvier sur les écrans) magnifique ode à la nature, porte également un message écologique émis à bas bruit continu au fil de splendides images, plongée dans l’intimité d’une faune sauvage. «On les voit presque penser», s’exclame une spectatrice enchantée.

                                                 Les Saisons est une épopée sensible et inédite qui relate la longue ...


    Le documentaire retrace vingt mille ans de cohabitation entre la Nature, les animaux et l’homme. Cette longue histoire tumultueuse est mise en scène dans une série de tableaux passionnants : luttes territoriales, courses de survie, agilité du cabri et de l’écureuil, fourmillement d’un monde microscopique ; la terre est belle et diverse.

                                                                        Video thumbnail for Les Saisons


    Au début des temps, hommes et animaux cultivent le bon voisinage. Le renard accepte le morceau de viande jeté par un petit enfant. L’ours chemine sans idée d’agresser, ni redouter d’être attaqué. Puis l’homme domestique l’environnement. Les campagnes cultivées rognent sur les forêts, les animaux reculent et s’enfoncent au cœur des bois.


    L’essor de l’exploration maritime lessive les essences. Trois mille chênes au moins sont nécessaires à la construction d’un vaisseau de la flotte royale. La chasse décide chevaux, loups et cervidés à pousser vers des refuges inaccessibles, là-haut sur la montagne. Les animaux sont désormais classés. Ils ont soit utiles, nuisibles ou considérés comme des porte-malheur.

                                                                       


                                         «L’homme devient une force géologique. Il modifie la nature et les saisons.»
                     1914-1918, l’horrible combat dans les tranchées. «Parfois, le temps d’un chant d’oiseau, la guerre se tait.»
                           Poilus et casques à pointe sortent leur carnet de dessins et croque l’espèce posée sur un barbelé.


    Les pesticides succèdent plus tard au gaz moutarde répandu sur les champs de bataille. Les victimes se comptent à nouveau par dizaine de milliers, entassement d’abeilles agonisant le ventre tourné vers les cieux impuissants.

    Après Le peuple migrateur et Océans , Jacques Perrin persiste à produire de splendides documentaires insistant sur la nécessité de préserver la part sauvage de la planète. Il observe les méfaits de l’homme mais croit aux capacités humaines à nouer   

    de nouvelles alliances avec ses frères animaux.    Critique de film] -Océans A condition de prendre de la hauteur, d’accompagner les migrateurs ailés et de contempler la beauté de la belle bleue, si séduisante de loin.


    Les temps sont mûrs pour accélérer le pouls écologiste. En six mois, l’opinion s’est focalisée sur les dérèglements climatiques sous l’effet du battage autour de la conférence des Nations-Unies sur le climat, ponctué de tornades d’inondations catastrophiques et d’un hiver absent sous nos latitudes.


    En 2010, Colinne Serreau tournait Solutions locales pour un désordre global, consciente de l’inefficacité du discours mobilisateur

    amorcé par Al Gore  en 2006.


    «Les films d'alertes et catastrophistes ont été tournés, explique Coline,  ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu'il existe des solutions, faire entendre les réflexions des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s'est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives. »


    Son film a eu un succès d’estime avant de sombrer dans l’oubli, aujourd’hui le public plébiscite Demain… L’air du temps versatile amplifie l’aire de vigilance."


    La liste est longue des prises de conscience portées à l’écran, petit ou grand.
    Je me souviens d’une rencontre avec Carole Poliquin en novembre 2008. La documentariste québecoise dénonce depuis quarante

    ans les dérives de l’économie de marché. Carole Poliquin Ses films sont accrocheurs et passionnants, remuants aussi. Le spectateur suit chaque fois des personnages auxquels il s’identifie, parce qu’ils lui ressemblent. Elle pense aux générations futures. La dégradation de la santé terrestre et humaine ne souffre aucun répit. Le sort des deux entités vivantes est lié. Je lui laisse le mot de la fin pour de nouveaux débuts.


    «Le changement doit opérer à plusieurs niveaux. Chacun doit agir selon ses moyens. Les pouvoirs publics, par exemple, pourraient revoir la politique de subventionnement agricole, et pousser la culture bio. Notre vie dépend de la terre où on est. Nous devons renouer un lien plus sensible avec cette terre nourricière, que nous détruisons aveuglément. Acheter, c’est voter. Manger local, de saison, c’est déjà infléchir le productivisme.

                                                     Il est point temps de se croiser les bras. Militer, c’est ma vie.»

     

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :