• Cultiver l'estime de soi

     

     

    Je suis dans un entre-deux. La suite de la semaine est riche en visions de presse et je commence à préparer le prochain atelier Cinémouvance consacré à l’estime de soi. J’ai peu de temps pour le blog. Je tiens à respecter la cadence de deux billets par semaine, je suis donc devant mon clavier à une heure matinale. Je cale un peu à l’idée de composer une cent cinquantième page de Cinémoithèque.


    J’ai donc choisi de vous donner un aperçu de la préparation d’un atelier de ciné-thérapie. Cette fois-ci, l’approche a changé. J’ai visionné le film socle de l’estime de soi après avoir lu sur le thème et établi un premier schéma de travail. D’habitude, je tisse l’atelier au départ du film et j’étoffe la trame par des lectures et des conversations sur le sujet.


    J’ai regardé de près The Weather Man The Weather Man : photo Gore Verbinski, Nicolas Cage hier en fin de journée. Mon enthousiasme grandissait au fil des arrêts sur images, des relevés de séquences fortes et de la transcription de phrases-clés. Le film colle parfaitement au thème de la journée. David bataille pour regagner l’estime des siens et la sienne. Il prédit le temps sur une télé locale mais sa vie est imprévisible sur fond de dépressions.
    J’épingle une phrase du père de David, inquiet de voir sa petite-fille malheureuse : « trouve des choses qui l’inspirent vraiment, qui lui

    permettent de s’épanouir.»  


    Faire ce que l’on aime constitue un des piliers de l’estime de soi.


    Savoir ce que l’on veut,
    se fixer des objectifs réalistes réglés sur ses capacités et ressources,
    s’accepter tel qu’on est avec ses forces et ses imperfections,
    contribue également à une bonne estime de soi.


    Vaste programme face aux impératifs de performance et d’efficacité irrigués par la société. Le doute s’installe vite, surtout si l’on est soucieux de plaire au plus grand nombre, de se conformer à l’image que nous croyons voir dans le regard d’autrui.

     

                                                                                  The Weather Man : photo Gore Verbinski, Nicolas Cage


    Avoir le courage d’être soi devient plus facile si nous sommes conscients d’être auteur de nos pensées, nos croyances et nos actes. David nourrit un terrible complexe d’infériorité à l’égard d’un père brillant et impénétrable. Ce sentiment l’inhibe. Un des objectifs de Cinémouvance sera de repérer ce qui sape l’estime de soi, consciemment et non consciemment. Cette prise de conscience se dessine au départ des récits du film et de l’expérience des participants. Chacun met dans un film plus qu’il ne dit. Je n’en dis pas plus. 


    Cinq ateliers de ciné-thérapie roboratifs confirment la richesse de la parole découlant de l’impact du film sur la psyché. Les ateliers stimulent l’élaboration de récits tonifiants, inspirés par le pouvoir magique du cinéma et enrichis par la dynamique d’un groupe à l’écoute des narrations circulant entre ses membres. Un savoir nouveau éclaire ce que nous savons de notre histoire.

    En rédigeant "Le cinéma, une douce thérapie," j’ai découvert les thérapies narratives. J’ai entamé dans la foulée une formation de thérapeute narratif à Aix-en-Provence, au sein du Mouvement Clinique et Psychothérapies. Je n’aurais jamais imaginé que ma vie prendrait un tel tournant lorsque j’ai commencé à écrire ce livre qui me tenait tant à coeur. Dans un mois, je serai certifié « praticien narratif. L’ouvrage de mon formateur dormait dans ma bibliothèque depuis cinq ou six ans. Je ne l’avais jamais lu. Je l’ai repris en cours d’écriture et j’ai trouvé un support idéal à la démarche ciné-thérapeutique. Belle démonstration de synchronicité !

    Rien n'est jamais figé.
    Ce que je fais aujourd’hui est en accord réel avec moi-même. Suivre sa voie (voix), c’est bon pour l’estime de soi !

     

     


    Rendez-vous après Mia Madre, Seul sur Mars, Mon roi, et Phantom Boy, sans oublier Un début prometteur, où Emma Luchini dirige son père.
    Ceux qui me font de l’œil ?  Mia Madre     Phantom Boy    Seul sur Mars à l'écran en octobre.


  • Commentaires

    1
    Jean-Louis
    Lundi 5 Octobre 2015 à 17:39
    Jean-Louis

    Bonjour Patrice, 

    Tout d'abord permettez-moi de vous féliciter pour pour votre démarche originale et novatrice ainsi que votre blog. 

    Je lis votre livre et serais intéressé par vos ateliers. Je vois que vous faites référence à un atelier Cinémouvance le 24/10 mais je ne trouve pas de lien qui me permette d'en savoir plus ou de m'inscrire. Et je ne trouve pas de formulaire de contact sur votre site. 
    Pourriez-vous svp m'aiguiller? :) 

    Merci d'avance,

    Jean-Louis 

      • Lundi 5 Octobre 2015 à 22:14

        Bonsoir Jean-Louis,

        Merci pour vos encouragements et l'intérêt porté à la démarche.

        Pour en savoir plus sur les ateliers, vous pouvez lire les articles des 17 janvier, 24 février, 19 avril, 7 juin et 22 août.

        Vous pouvez aussi cliquer sur le lien "Aperçu Cinémouvance" sous la rubrique lien ci-contre à gauche.

        Dans l'article Amalgames,  http://cinemoitheque.eklablog.com/amalgames-a118696300, vous trouverez de quoi vous inscrire. Et si vous ne parvenez pas à ouvrir le lien, écrivez-moi à p.gilly@mail.be

        A bientôt

        Patrice

    2
    Jean-Louis
    Mercredi 7 Octobre 2015 à 11:45
    Jean-Louis

    Bonjour Patrice, 

    Merci pour le lien, je ne l'avais pas trouvé. 

    Je vous contacte par email. 

    Jean-Louis

     

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