• Coups de jeunes

                          Ateliers de ciné-thérapie samedis 16, 23 mai et 6 juin 2015

     

     

     

                   Tous les chats sont gris (la nuit)         L'Année prochaine    Le dernier coup de marteau

     

    Deux jeunes réalisatrices belges sortent bientôt leur premier long-métrage. Leurs films ont déjà bien tourné dans le monde des festivals avant de se poser sur les écrans nationaux. Vania Leturcq et Savina Dellicour posent la question des choix existentiels au cœur de jeunes filles de 16 à 18 ans. La partition musicale, originale ou additionnelle, accompagne pleinement des quêtes identitaires chaotiques.


    L'année prochaine,  ( 22 avril en BEL et 24 juin en FR)lotilde et Aude montent aux études à Paris. La sage Clotilde force la main d’Aude la fantasque. Aude suit par amitié, non par libre-arbitre. Elle se sent bien dans son terroir provincial. Clotilde déteste sa vie ringarde loin des feux de la ville lumière. Chacune peine à exprimer une personnalité originale dans leurs études respectives, philosophie et beaux-arts. Clotilde tourne la tête à un professeur, Aude pense à son amoureux au village.

     

     

        L'année prochaine : Photo           L'année prochaine : Photo


    Des choix épineux secouent une amitié fragilisée. Continuer à la dure dans la capitale ou réintégrer ses pénates confortables ? Casser une belle amitié ? Renoncer à ses rêves ? La vie reste à écrire, dans la sérénité ou l’excès.

    Dorothy a envie de récrire la sienne. Elle étouffe dans les quartiers chics de Bruxelles. Sa mère enceinte a épousé un statut social plutôt que l’homme de sa vie. Elle n’a jamais parlé du père biologique de Dorothy. L’adolescente de 15 ans étouffe dans sa famille d’adoption. Elle presse un détective privé de retrouver son géniteur.                                                                                                                                                                                                                                                    Une relation biscornue s’établit entre ces deux êtres qui écoutent   The Cure en boucle.

     

     

    Le spectateur est invité à jouer à qui le père, gagne. Savina Dellicour est perfectionniste. Elle a mis 8 ans à écrire son film et 3 ans à monter la production. Bouli Lanners et Manon Capelle forment un couple attachant. Manon a presque l’âge du rôle dans une première apparition prometteuse. La séquence d’ouverture explique le titre  "Tous les chats sont gris". (29 avril en BEL)


    Le dernier coup de marteau sort demain en France et en Belgique. Avec ce deuxième long-métrage, Alix Delaporte fait figure d’ancienne. Elle partage avec Vania et Savina un goût pour le non dit et la musique éloquente.


    «Le geste remplace souvent la parole. Ce n’est pas une recherche particulière, c’est un constat. Le corps de Clotilde exprime la

    maladie. Gregory se sert de ses mains pour diriger l’orchestre. Le dernier coup de marteau : Photo Grégory Gadebois, Romain Paul Victor se déplace sans cesse pour chercher son père ou se détacher de sa mère. Dans ces moments, le spectateur est engagé. Parce que dans les espaces, on met forcément de soi, de son imaginaire, de sa subjectivité… C’est pour cela que la musique est importante, elle raconte les sentiments internes des personnages. Elle aussi remplace les mots. »


    Victor a 13 ans.Le dernier coup de marteau : Photo Romain Paul Il découvre son père et l’opéra simultanément. Gregory n’a pas de mots pour ce fils lâché dès la naissance. Il lui dit d'écouter la sixième symphonie  de Mahler. Victor ressent les notes et saisit le clavier affectif de son père.

    Il relie ses parents en faisant écouter la symphonie à sa mère malade. Le dernier coup de marteau : Photo Clotilde Hesme, Romain Paul                       Clotilde hésite à laisse partir son fils dans une centre de formation sportif.


                                          Lâcher ou garder ? Pardonner ou ruminer ? Grandir ou stagner ?


    Questionnement encore, musique toujours. L’adolescence en métaphore des choix au jour le jour. Les mots cheminent silencieusement et forment une parole ramenée à l’essentiel. Ces trois jeunes femmes cinéastes se passent des mots et demandent à lire entre les images. Place aux interprétations et aux récits inspirés des spectateurs. Oui au non dit s’il signe un style, non à la paresse verbale.


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