• Catas en pagaille

    France 3 diffusait hier Le jour d’après.

     

                                                              

     

     

    Il y a 10 ans, ce film sur les conséquences du réchauffement climatique relevait de la science-fiction. Aujourd’hui, l'opus catastrophe dégage plutôt un parfum d’anticipation au vu des derniers dérèglements planétaires. L’air de rien, le cinéma à grand spectacle colle à l’actualité. Dans Interstellar, l’air est devenu irrespirable sur terre. Contagion décrit les ravages d’un virus propagé par la

    mondialisation. L’impossible, the impossible naomi watts

     

     

    inspiré de faits réels met superbement en images la dévastation du tsunami, déjà montrée au service de la fiction dans Au-delà : photo Cécile de France, Clint Eastwood Au-delà.

     
    Les cinéastes propagent les soubresauts de la terre maltraitée par les humains. Pas au point cependant de convaincre les programmateurs de diffuser des films catastrophes en premier écran à la télé. Les grands fléaux colonisent surtout les après-midis, particulièrement ces dernières semaines. Les éruptions volcaniques, incendies, tempêtes et tremblements de terre piquent des parts de marché aux drames sociaux et aux bluettes, compagnons habituels de la sieste.


    Revenons au grand écran, friand des films catastrophe depuis toujours. En dressant l'inventaire des mégas périls mis en scène de 1970 à nos jours, on pointe des décennies propices aux mégas frissons. Le catastrophisme connaît un pic tous les 20 ans : 1970-1990-2010, avec une cime en 2012. Cette année-là, une bonne douzaine de films nous ont préparés à la fin du monde prédite par les Mayas le 12.12.12. Etrangement, le souffle dévastateur a épargné les années 80. Le monde avait peut-être envie de calme après les deux chocs pétroliers.
    Le cinéma matérialise nos craintes déniées et fait peur régulièrement. Les tourmentes génèrent de grandes aventures, des actes de bravoure, de la solidarité. Mais que reste-t-il de ces grands spectacles une fois dissipé le choc de la projection ?


    Je me souviens de New-York dévastée par un accident nucléaire. Harry Belafonte erre dans les rues désertes à la recherche de

    survivants dans Le monde, la chair et le diable (1959).           

     

     


    Je me rappelle de la torche incandescente de La tour infernale (1974).  La Tour infernale


    Je vois encore Richard Anconina et Sabine Azéma enquêter dans la Zone rouge (1985) 

     

     

                                                                         J’ai  aussi en mémoire la tornade de Twister (1996)     

                                                  Twister : Photo Jan de Bont

      

    la perte des cinq sens dans Perfect sense (2011).Perfect Sense

     

                                                                        
    La séquence finale de Melancholia (2011) 

     

     

    et la parano Take Shelter : Photo prémonitoire  de        Take Shelter (2012) m’ont marqué insidieusement. Ces deux films expriment la dépression ambiante et s’incrustent dans le psychisme.


    Si jamais le filon du film catastrophe venait à se tarir, je propose de lancer le genre des films solutions. Les gouvernants et les médias commencent à se soucier de la pollution atmosphérique. Paris parle d’interdire les véhicules diesel, des villes flamandes exhument un arrêté permettant de bannir les particules fines des centres-villes belges. Voilà un beau matériau pour des scénarios de films écolos, productions rarissimes au cinéma.


    Après cet hiver, je pense même à une comédie autour de l'indicateur électricité énoncé quotidiennement en Belgique. Pardi, on suit le courant de près car le pays du roi Philippe risque des coupures durant 49 heures entre le 1er novembre et le 31 mars. En cas d’hiver sibérien, ce risque grimperait à 116 heures. La bonne blague ! (belge).


    C’est drôle, l’indice de la qualité de l’air, désormais mesurée en Belgique et en France, est moins médiatisé. L’électricité serait plus précieuse que l’air. Un paradoxe comique à creuser.


    Moi, mon indicateur préféré, c’est la Météo des énergies renouvelables. Renouveler au lieu d’épuiser. Préserver au lieu de saccager. Ca me rappelle un film fabuleux, décrié pour son message écolo-naïf :

     

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                         Exit les catastrophes, la prochaine fois, je vous parle de belles toiles de Noël, fête mondiale de la paix.


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