• Brassée 2017

     

     

           La La Land : Affiche     Ôtez-moi D'un Doute : Affiche      Wind River : Affiche      Que Dios Nos Perdone : Affiche

    Je cède à la tradition des rétrospectives annuelles. J’ai peiné à hisser dix films mémorables sur le pavois 2017. Un titre s’est imposé d’emblée : La la Land, pour son énergie, sa musique, sa maestria. Ce fut aussi notre premier ciné-club sur le pouce, douze personnes attablées dans un  bistro à échanger impressions et réactions à la sortie de la projection. Nous avons réédité l’expérience cette fois autour d’un repas autour des Figures de l’ombre. Ensuite, les ciné-clubs ont été moins fournis,  de quatre à six personnes, à revoir en paroles Chez nous, Django, Ôtez-moi d’un doute, Comme nos parents, La villa, Les gardiennes. Chaque fois, les points  de vue ont évolué,  éclairés d’un sens nouveau ou complémentaire issu des récits de film singuliers. Les titres ci-dessus recoupent mes préférés de l’année (Django excepté). J’y ajoute

     

    Je danserai si je veux : Affiche                 Les Gardiennes : Photo Iris Bry, Nathalie Baye

    Je danserai si je veux, trois Palestiniennes à l’assaut des traditions familiales et patriarcales ;

    de beaux portraits de femmes dans Sage femme et Les gardiennes ;

    The Square, parce qu’il fustige l’hyper individualisation de la société ;

    Que Dios Nos Perdonne, un des meilleurs polars de ces dernières années et Wind River, thriller ethnologique en terre amérindienne ;

    Le sens de la fête, en première comédie, Marie-Francine étant trop légère pour figurer en  tête de liste.

     

                                                                              Fais de beaux rêves : Affiche

    Curieusement, c’est un film sorti à la fin de 2016, vu en janvier 2017, qui coiffe sur le fil le palmarès honorable, mais pas grandiose de l’année dernière. L’octogénaire Marco Bellocchio culmine au sommet de son art en racontant trente années de la vie d’un homme marqué très tôt par la mort de sa mère. Je me rappelle très bien la longue conversation avec mon épouse et une de ses grandes amies, amoureuse de l’Italie après Fais de beaux rêves.

    Je prise de plus en plus les fictions tirées du réel. Ce goût des histoires porteuses d’une réalité vécue appelle deux documentaires au tableau d’honneur 2017. L’opéra et À voix haute célèbrent tous deux l’éloquence, lyrique et dialectique, déployée dans des milieux censés s’ignorer, la banlieue parisienne et l’Opéra Bastille. Il faudrait encourager le brassage des publics cinéphiles, foyer de regards multiples, creuset d’opinions contrastées, propice à la levée de préjugés de classe. Que la parole circule afin de mieux se connaître et s’apprécier.

                      L'Opéra : Affiche               A voix haute - La force de la parole : Photo             

    Finalement, parler du film m’amuse autant que la projection. Je suis toujours curieux, impatient d’écouter ce que d’autres ont vu et retenu de leur immersion dans l’image parlante. La ciné-narration, organisée ou impromptue, épice une séance de cinéma et l’ancre dans nos mémoires. C'est le thème de mon prochain livre, "Ciné-narration, une façon d'être", du récit de film à la conscience de soi, disponible en librairie dans une semaine. Je continuerai cette année à essayer de rapprocher les êtres réunis dans un amour partagé du grand écran, le seul qui réunit encore les foules dans le silence et l’obscurité adoubés dans un même élan. Le prochain ciné-club sur le pouce  a lieu le 6 janvier. Six personnes sont déjà partantes. Je reverrai Le brio avec grand plaisir.

     

                                              Je vous invite à poster en commentaires vos préférés de l'année.


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