• Bonne (dé)confinuation

     

     

     

    Le déconfinement pousse dans les médias comme la neige fond au soleil.

    Les drive in des fast food rouvrent en Belgique.

    L’usine Peugeot de Sochaux redémarre (9.000 personnes).

    La Flandre inocule de nouvelles matières dans l’école à distance. Elles seront consolidées à la reprise.

    L’école, justement. Pas un mot dans la presse sur la réunion de concertation censée définir ? ébaucher ? esquisser ? envisager ? etc… la rentrée du 4 mai.

     

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    Ce flou est agaçant. La Suisse a contenté son monde en publiant un calendrier précis de déconfinement, du 27 avril au 8 juin. Les librairies et les hôtels rouvrent en dernier rideau. L’école reprend la première (comme dans d’autres pays) jusqu’à quinze ans, âge limite de l’obligation scolaire. Les Helvètes ne disent pas si le festival de Locarno aura lieu. Le festival est prévu du 5 au 15 août. Les projections en soirée réunissent huit mille personnes sur la Piazza Grande.

     

                                                                        Venise a  déjà annoncé la couleur. La Mostra est maintenue au début septembre. Le plus ancien festival du film du monde dame le pion à son rival cannois. La Croisette pense à une alliance avec le Lido mais cache son jeu.  Venise encore, la 17e Biennale d'architecture, se tiendra quant à elle du 29 août au 29 novembre. Les Arts montrent l’exemple, bon ou mauvais, on verra.

    Netflix continue à arroser le cinéma européen à coup de millions d’aide exceptionnelle. Une bonne façon d’être dans les petits papiers des ministres de la Culture. La France est particulièrement choyée. En arrière-plan, la négociation du pourcentage de participation de la plate-forme américaine au financement du cinéma hexagonal. Il y a divergence sur la hauteur de la contribution.

     

                                                << Nous sommes honores que BlackRock Financial Markets Advisory ait ete selectionne pour effectuer une analyse afin d'eclairer le plan d'action de la Commission europeenne sur la finance durable >>, s'est rejouie la firme.

    L’Amérique se positionne dans le paysage post Corona. Je me réfère au journal de l’ami Gérard (mon fils m'avait déjà alerté), soulignant le choix douteux de la Commission européenne pour la conseiller sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance applicables aux banques. L’heureux élu, Black Rock, le plus gros gestionnaire d’actifs du monde (6.000 milliards de dollars) a cassé les prix pour obtenir le marché. Le choix européen est étonnant, sachant que BlackRock investit massivement dans le pétrole.  Je cite ma source : « la multinationale détient des parts énormes dans des entreprises d’énergies fossiles. Elle s’est opposée ou abstenue à l’issue de 82 % des résolutions concernant le climat dans les entreprises dont il possède des actions. 

    Quatre-vingts eurodéputés ont exprimé leur inquiétude dans une question écrite à la Commission européenne le 16 avril dernier.

    Le PDG de BlackRock, Larry Fink, est assis aux côtés du président français Emmanuel Macron lors d'une réunion avec des représentants des fonds d'investissement et des fonds souverains pour lutter contre le changement climatique au Palais de l'Elysée, à Paris le 10 juillet 2019.   Le président a rencontré Larry Fink, le PDG de BR, plusieurs fois.

     

    BlackRock connaît la partition européenne. Le fonds tentaculaire dépanne la Banque centrale  européenne depuis 2014, le temps que l’institution engage le personnel requis pour exercer sa mission cruciale de contrôle du secteur bancaire. Il paraît que le cadre est presque complet, après six ans de consultance extérieure. Farewell Black Rock ?

    La programmation cinéma à la télé sombre dans la rediffusion et le nanar. Du coup, je consulte le catalogue de ma télévision à la demande. Les nouveaux films sont pléthore, avec une ouverture sur l’art et essai. Néanmoins, je me laisse tenter (j’ai encore deux diffusions gratuites) par Toute ressemblance, sur l’univers implacable de l’information télévisée. Le film avait attiré mon attention à sa sortie en novembre dernier. Je m’en mords les cils. C’était vulgaire, superficiel et bourré de clichés. J’en ai eu pour l’argent que je n’ai pas dû débourser.

     

    Bullitt : Photo Jacqueline Bisset, Peter Yates, Steve McQueen

    Alors retour aux classiques. Hier soir, Bullit (1969), avec Steve McQueen au volant d’une énorme poursuite de voitures (dix minutes) dans les artères de San Francisco. Aucun dialogue, rien que le  vrombissement des moteurs, le hurlement des pneus bouffeurs d’asphalte, le visage tendu du policier intègre, à fond derrière les tueurs. Bullit, c’est le nom prédestiné de l'inspecteur chef, telle une balle qui fauche les mauvais. Peu de paroles, que des actes, symboles du policier solitaire, (presque) seul contre tous.

    - Comment peux-tu vivre dans les égouts, lui dit sa belle (Jacqueline  Bisset)

    - Nous y sommes tous, répond-t-il, le regard perdu dans le lointain ; le temps commence maintenant.

     

    Ce blog prend un tour bizarre. J’attends avec impatience la réouverture des cinémas et des librairies. D’ici là, je continuerai  à écrire ce qui dépasse de ma tête après y être passé. Ça me vide les tripes.

    Moment d’émotion ce matin au petit déjeuner, a modifié le choix du jour : We are the world  a supplanté Combien de temps.

     

                                              LIVE AID 85 : LE CONCERT DE LA DEMESURE (Picto)

    Je me souviendrai toujours de ce 13 juillet 1985, du cœur final entonné par les étoiles du rock/pop, repris par cent mille spectateurs. J’ai regardé le Live Aid d’une traite, émerveillé, ravi, enthousiaste. Nos enfants avaient cinq et presque quatre ans. Chaque fois que je l’entends, les larmes montent, espoir d’un monde meilleur;  j’y crois dur comme nous, gars.

    Allez, le soleil brille !

     

     

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Sophie V
    Dimanche 3 Mai à 08:47

    Découvert votre blog par l'intermédiaire de Babelio. Je me tellement proche de vos réflexions et de vos choix , cela aide de trouver des frères et soeurs dans cette période où on ne sait pas où on va. Je suis libraire, et cinéphile depuis les années de lycée où je m'occupais du ciné-club. Le cinéma m'a aidé à vivre, et la lecture bien évidemment. Cordialement. Gardez vous en santé. Sophie

     
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      • Dimanche 3 Mai à 11:14

        Bonjour Sophie. Coïncidence, je fus libraire aussi. Où proposez-vous des livres ? Joyeux déconfinement.

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