• Au chevet de Pachamama

     

    Je revois la liste des films "impressionnés" récemment.

    Trois personnalités émergent, engagées dans un combat singulier. 

     

     

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    Katharine Gun, Rob Bilott et Franz Jägerstätter ont en commun une volonté inébranlable d’aller à contre-courant de l’ordre établi,   du cours de l’histoire. Le cinéma les a révélés au grand public depuis le début de l’année. Ces lanceurs d’alerte ont témoigné une loyauté indéfectible à leurs valeurs de droiture et de justice. Leur engagement exemplatif force l’admiration. Ces trois figures emblématiques ont pris leur destin en mains, au mépris de leur sécurité personnelle. Franz, Katharine et Rob ont été honnêtes avec eux-mêmes, ils ont assumé leurs responsabilités, mus par leurs convictions et peut-être aussi par leur intuition.

    Sonia Choquette définit l’intuition comme une énergie créatrice. Activer l’intuition, c’est vouloir être plus conscients au lieu de verser dans le déni permanent. C’est suivre un sens naturel qui provient du cœur.

    Cœur à l’ouvrage :

    Plakat Jaegerstaetter.JPG  - pour refuser de prêter serment d’allégeance à Hitler en 1943   (Franz Jägerstätter)

    - pour assigner un géant chimique en 2005   (Rob Bilott)

     Katharine Gun  intelligence officer - pour divulguer un mensonge d’État en 2007.  (Katharine Gun)

    Tous trois réveillent notre capacité de résistance à la pensée formatée, au comportement moutonnier, au leurre de la production industrielle soi-disant autorégulée.Leur engagement réactualise nos valeurs et la façon de les incarner.

    Les temps turbulents que nous traversons sont propices au changement de modes de vie. L'Homme peut redéfinir ses priorités et redessiner les valeurs essentielles à la vie. Nous sentons la nature en péril ; nous voyons les glaciers fondre, les iliens du Pacifique quitter leur terre submergées, les plages reculer, les jonquilles pousser en janvier.

    La Déclaration universelle de la Terre-Mère requiert de reconnaître à la nature la qualité de sujet de droit. Le monde non humain ( animaux, végétaux, ressources naturelles, écosystèmes) et le monde humain forment un tout, une communauté de sujets. Nicole Cabanes, juriste en droit international, cite l'Équateur en exemple dans la revue L'éléphant de janvier dernier (n°29) :

    Depuis que le pays a inscrit les droits de la nature dans sa constitution, les citoyens ont la possibilité de contrecarrer tout projet pouvant nuire aux écosystèmes, car les rivières ou les forêts sont des entités juridiques à part entière."

    Les peuples autochtones ont gagné vingt-cinq procès sur cette base juridique. La terre est un bien commun.

    Le cinéma  tire la sonnette d'alarme depuis une cinquantaine d’années. Je cite les titres les plus connus, inspiré par la revue La septième obsession

    Silent Running en 1972, puis Soleil vert en 1973 et Chinatown .

    La forêt d’émeraude en 1985, Waterworld en 1995, La belle verte en 1996, Erin Brockovich en 2000.

    Le jour d’après (2004) vient de repasser à la télévision.

    Une vérité qui dérange, documentaire commenté par Al Gore, ex vice-président des États-Unis en 2006.

    Wall-E en 2008

    Aujourd’hui, Les enfants du temps et Dark Waters

    Après le constat, les solutions. Demain, en 2015, dont un ouvrage a été décliné à l'attention des enfants  en 2017.

      Demain entre tes mains   Des livres fleurissent, pointant la nécessité d’une cohabitation harmonieuse entre                                                                                   toutes les  formes de vie présentes sur terre. Baptiste Morizot s'inquiète de la dégradation de nos relations au vivant. Nous vivons une crise de la sensibilité, observe-t-il dans Manières d'être vivant, crise décrite comme « un appauvrissement de ce que nous pouvons sentir, percevoir, comprendre, et tisser comme relations à l’égard du vivant. »

    Une myriade d’expériences ont éclos au cours de la dernière décennie, répertoriées, narrées et commentées dans Un sol commun, ouvrage à la fois récapitulatif de dix années de fermentation écologique et ouverture sur de nouveaux horizons.

    Cinéma, lecture, magazines télé d’information, fournissent des outils de réflexion utiles à la détermination de valeurs prioritaires à l’ère numérique.

    Comprendre et agir. Expérimenter et choisir. À la différence des algorithmes qui se bornent à quantifier et à classer, énonçons un récit inédit à partir de notre récolte personnelle de données. Le langage nous diffère de la machine. Prenons la parole afin d’inverser la tendance à l’autodestruction de l’espèce humaine, en ayant à l’esprit les alerteurs discrets ci-dessus, moteurs du changement.

     

                    La terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la terre.

                                                                                                                 Sitting Bull

     


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