• Apesanteur

              

      

                                                      Le Chant de la Mer : Affiche

      

                       Les phrases patinent à décrire la féérie du Chant de la mer.     Des mots remontent :

                                                                Enchantement-Emerveillement-Apaisement,

                                                       bulles d’une plongée ouatée   Le Chant de la Mer : Photo

                                                                                              dans l’univers des Fées de la mer et des Esprits de la  nature.

     

    Mon esprit a vogué librement au cours du  voyage initiatique de Ben et Naïma. Mon cerveau s’est calé sur pause, laissant le loisir de contempler les couleurs étincelantes et les spirales inscrites dans les coquillages, les rochers et les abysses. J'ai flotté, j'étais dans un état second,un brin hypnotisé. Mais après la projection, j'ai cogité. Ce superbe dessin animé d’inspiration celtique est truffé de symboles. J’en ai capté deux à tête reposée.

    La symbolique de la spirale renvoie à la renaissance et à l’évolution. La spire représente le développement psychologique global.  

    Ben, le frère jaloux,   Le Chant de la Mer : Photo

    Naïma, la sœur muette            Le Chant de la Mer : Photo 

    Conor, le père inconsolable,  

    Macha, la sorcière aigrie,   

    auront changé à la fin  du conte. Ils auront évolué vers la sérénité, libéré des émotions enfouies.  

                                           Le Chant de la Mer : Photo      

       

    Second symbole, le fil d’Ariane, le fil lumineux des lucioles magiques, le lien qui nous relie à l’univers et au « petit peuple» emprisonné  dans la pierre par les odieux hiboux de la sorcière. Le fil des histoires aussi, dans la chevelure du vieux mage Chanaki Le Chant de la Mer : Photo dont chaque tif contient un récit.

    Ces belles histoires que maman racontait à Ben jusqu’à la naissance de Naïma. Une vie, une disparition. Où est passée Bruna ? A six ans, Naïma emmène  sans mots dire son grand frère à la recherche de leur maman. Ils quittent le phare juché sur la falaise pour descendre dans la ville de grand-mère au-delà des eaux. Commence une navigation aveugle parsemée de récifs, sous l’œil protecteur des sept phoques et des deux chiens Pégase.

    Naïma se découvre les pouvoirs d’une Selkie, mi-humaine, mi-phoque. Dans Selkie, résonne Self, vocable des dissidents de Freud, pour désigner une personnalité se constituant au gré des rencontres, traumatiques ou non, qui se font à un niveau inconscient. La quête de Ben et Naïma fourmille de rencontres magiques, sombres et lumineuses.

    Je pousse un peu loin ? Certes, mais qui connaît vraiment les secrets nichés dans les contes et légendes universels, recueils de l’inconscient collectif.

    Cette extrapolation intellectuelle m’éloigne de l’essence du Chant de la mer : sa beauté formelle, sa grâce, sa douceur et sa subtile évocation de la perte et de la séparation. Le graphisme  évoque Ocelot et Miyazaki. Ce magnifique livre animé, mérite d’être feuilleté parmi la noria de films «pour» les fêtes. La bande originale est signée Bruno Coulais et Kila.Ils avaient déjà participé à la bande-son de  Brendan et le secret de Kells  du même Tomm Moore

     

      

      

                                   Le Père Noël          Le Père Noël : Photo Tahar Rahim, Victor Cabal                       

    Le père Noël fait un peu rêver aussi sur les toits de Paris. A l’image de Ben, Antoine a perdu un être cher. Il a 6 ans, est asthmatique et croit dur comme renne au père  Noël. Le petit orphelin compte sur le génial barbu pour le conduire au ciel voir son papa décédé. Et voilà que le père Noël échoue sur le balcon d’Antoine. Le cambrioleur et l’enfant vont constituer un duo très soudé l’espace d’une nuit extraordinaire. L’ambiance des fêtes me rend indulgent. Je recommande cette gentille promenade dans les airs de la ville lumière aux familles lassées des productions formatées jeune public. Chaud et tendre.

    Et s’il fallait compléter le tiercé, pensez à La famille Bélier, déjà invitée deux fois  dans Cinémoithèque. Papa, maman, sœur et frère étaient sur le plateau du journal de France 2. J’ai appris que l’acteur interprétant le frère, Luca Gelberg, Luca Gelberg est sourd-muet. Il rêve  de jouer dans un film pour «entendants». Un acteur parlant ferait sa voix. Je souhaite à Luca de vivre son rêve.

     

     

     

     

     


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