• Alors, heureux ?

    Hector et la recherche du bonheur

    « Quelle chance tu as de voir des films en première visions de presse », me dit-on souvent.
    Je lis l’envie d’un pareil bonheur dans les yeux de mes interlocuteurs.
    Je ne suis pas toujours d'humeur à regarder un film sur le bonheur, comme celui vu ce matin  Hector et la recherche du bonheur, adaptation plutôt réussie du roman du psychiatre et écrivain François Lelord  (sortie le 2  octobre en Belgique, indéterminée en France).

    Les visions de presse vous prennent au dépourvu moralement. Elles convoquent des ambiances très contrastées sur une journée. Si des sujets résonnent trop avec mon histoire, j’érige des pare-feux contre une réalité troublante, qui pourrait affecter mon appréciation du film. Il m’est arrivé de me cadenasser tellement à une vision de presse matinale, que j’étais mûr, l’après-midi, pour lâcher les vannes sentimentales, en vivant l’histoire d’un couple indéfectible et le rapprochement d’un fils et de son père. L’influence du cinéma sur la psychologie du spectateur dépend de son inclination à lancer le psychisme dans un remue-ménage éprouvant.

    Ce matin, je n’avais pas d’humeur bien ancrée, j’étais plutôt flottant avec une inclination triste. Et donc, les péripéties d’Hector, psychiatre londonien, en proie à la crise du milieu de vie, m’ont animé par à-coups. Hector quitte son cabinet et part à la recherche de la recette du bonheur aux quatre coins du monde, pour aider ses patients. J’adhérais quasiment à tous les préceptes notés dans un carnet par le chercheur improvisé, mais je pensais chaque fois que ces consignes étaient difficiles à mettre en œuvre lorsque le moral est en berne. J’avais surtout la tête ailleurs et j’ai trouvé le temps long à certains moments. Rien de pire que de sentir le temps peser, j’ai immédiatement l’impression de le perdre.

    Globalement le film atteint son but : divertir et faire réfléchir. J’épingle quelques conseils pris au vol :


    « Ce n’est pas la recherche du bonheur qui compte, c’est le bonheur de la recherche.»
    « Le bonheur, c’est ignorer une part de l’histoire.»
    « Ecouter, c’est aimer.»


    Si la recherche du bonheur vous intéresse, je vous conseille la lecture du dossier n° 35 de Sciences Humaines, "Le bonheur Modes d’emploi."


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