•                                             Demain a lieu le deuxième atelier de ciné-thérapie.

     

                                               Au programme :  Disconnect                               

                                                                                          

    Disconnect ou les retombées du monde virtuel sur le mode psychique. Le film n’est jamais sorti en France ; il a été distribué en circuit réduit aux Etats-Unis. En Belgique, Disconnect est apparu au début des vacances d’été 2013. Cet excellent film est revenu dans l’actualité en étant projeté devant un parterre d’élèves du secondaire à l’occasion de la journée mondiale "Safer Internet" dans un grand cinéma bruxellois. Il fait partie des 27 films racontés dans la deuxième partie de mon livre Le cinéma , une douce thérapie, à paraître bientôt (fin mars)


    Les films sur les médias numériques sont rarissimes.

     

                                                                                   Trust

    Trust plonge également dans la complexité des relations connectées. Je le recommande aux parents soucieux de comprendre les usages branchés de leurs enfants.

    Internet au quotidien sur grand écran ne passionne pas les foules, à croire que les internautes assidus fuient la mise en miroir.

                                                                 Trust : photo David Schwimmer, Liana Liberato


    Le spectateur monte ou descend la gamme de ses émois à sa guise, selon l’humeur du moment. La matrice émotionnelle du cinéma est aussi ample que la sensibilité humaine. Un atelier de ciné-thérapie explore en groupe les retombées d’un film sur la psyché. En préalable à une expérience collective, vous pouvez extraire vous-même le suc d’une séance de cinéma. Je vous propose une auto-observation avant, pendant et après la projection. Je vous livre aujourd’hui les deux premiers temps développés dans mon ouvrage. Le troisième fera l’objet d’un prochain article après la journée de demain qui s’annonce passionnante. Trois nouveaux participants ont rejoint les pionniers du 16 janvier.


    Avant la séance


    Critères de choix
    Bande-annonce, critique, bouche-à-oreille, impulsion…

    Objectif
    Détente, échappatoire, compagnie (ne pas être seul)…

    Genres préférés
    Comédie, drame, policier, romance…

     

    Pendant la séance


    Réceptivité
    Immédiate, progressive…

    Réactivité corporelle
    Agitation, assoupissement…

    Tonalité générale
    Détachement, fascination, malaise….

    Centrage sur
    Personnages principaux/ secondaires,  éclairages, décor …

    Musique

    discrète, envahissante, expressive…

     


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                               J’aime les silences qui en disent long.

     

    Meira ne dit rien quand Félix la complimente pour un dessin tracé à la hâte sur une table de drugstore, sa petite fille sur les genoux. Ils habitent le même quartier du Mile-end à Montréal, peuplé de juifs ultra-orthodoxes. La communauté hassidique suit des règles strictes, au contraire de Félix, quadragénaire dilettante qui dilapide l’héritage paternel.

                                  Les contraires s’attirent, c’est bien connu.

     

                            Hadas Yaron dans le film Félix et Meira (Metafilms, 2014)                   Meira voudrait être comme les autres.

    Pouvoir lever les yeux sur un homme. Ecouter de la musique. Se promener. Avoir une vie à elle. Tout ce qui est interdit à une femme destinée dès 12-13 ans à  enfanter et à materner. La jeune mère meurt à petit feu, piégée dans les préceptes rigoureux de son mari.                                                        

    Félix vit seul, « c’est comme ça », dit-il à sa sœur qui l’a appelé au chevet de leur père mourant. Félix n’a plus vu son paternel  depuis 10 ans. Il ne trouve rien à lui dire. Félix ne croit à rien. C’est un électron libre, en apparence insouciant. Pourtant, il refoule des sanglots la nuit au fond du lit.

    Meira contient son chagrin. Elle se retient de respirer, simule la mort, ce qui agace son époux dépassé par cette épouse qui lui échappe.

                                                        

    Echappée vers l’appartement de Félix pour écouter du gospel. Ce chant spirituel baptise l’amour naissant de Félix et Meira.  Leur relation avance à pas menus, à gestes timides, à élans esquissés. Une nuit  volée dans un hôtel de Brooklyn donne lieu à une scène d’intimité inouïe, la main de Félix caressant et caressant délicatement la chevelure de Meira. Leur bulle grandit, envahit l’univers étriqué et rituel de la congrégation.

    Shulem sent Meira s’éloigner. Il tente de la  retenir. Il tient à sa femme qui « donne sens à sa vie», explique-t-il à Félix, abordé dans une tentative désespérée de dissuader son rival. Shulem alterne désarroi et mise en garde. « Si Meria part, elle ne pourra jamais revenir dans la communauté et l’enfant grandira sans  sa mère. Cliquer pour ouvrir la photo  L’idylle innommable en terre hassidique implique des renoncements. Personne ne brusque personne. Chacun est face à lui-même, appelé à déterminer la part de liberté qu’il s’octroie.

                                    Félix et Meira : Photo

    Quel film magnifique (depuis le 4 février en FR, le 11 mars en Belgique), riche en non-dits, laissant libre cours à l’interprétation du spectateur. J’ai éprouvé un  réel bonheur à observer Meira et Félix, dégrossir leur attirance impromptue. Je m’en souviendrai longtemps.

    Je n’ai pas de mots pour exprimer ma reconnaissance à l’humanisme habité de Maxime Giroux. Le cinéaste québécois accentue mon  faible prononcé pour le cinéma de la Belle Province, trop rare par ici.

     


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  • L'envie m'a pris de reprendre et de retravailler un  texte écrit il y a quelques années. Il y a peut-être le terreau d'un court-métrage. Belle journée à vous qui passez me lire un petit mot.

     

    Dans la grande descente de Beaupré, quelle que soit l’heure, Léontine est plantée dans le paysage. Courbée sur ses haricots et ses salades, elle est à l’ouvrage, à traquer impitoyablement la moindre mauvaise herbe intruse, indésirable dans son potager tracé à la versaillaise.

    Elle assume gaillardement ses 348 saisons, Léontine. Jardiner est sa première nature. Douze générations de forcenés du sillon droit, de la terre amoureuse, en attente des semis nourriciers. Léontine est la dernière au champ, les centaines d’hectares sont devenus quelques ares, vestiges de la dévotion si longtemps vouée à la bonne culture. La parcelle, travaillée jour après jour, jouxte une ferme basse, autour d’une cour en U. Léontine administre les lieux en solitaire, sans soutien, pas même celui d’un chien ou d’un chat, comparse familier des bons et mauvais jours.

     

                                            

     

    Parfois, ses petits enfants passent une journée à la campagne, « cela fait tellement de bien aux petits. » Son premier arrière petit-fils est plus mordu. Il prend pension l’été. Gosse des villes, il a succombé à la noblesse des chevaux en liberté dans la pâture voisine. Il les approche, les amadoue, se coule sous leur poitrail et les régale d’une bonne brassée d’herbe vert tendre, bienvenue par les canicules que l’on a connu ces dernières années.                                      

                                                                  

    Le gamin et l’aïeule ne parlent guère. Leur communion, c’est le grand air, dès le saut du lit jusqu’ à l’évaporation du soleil derrière le tienne aux braises. Léontine surveille Olivier du coin de l’œil quand il se mêle aux chevaux. Elle n’arrête pas de sarcler, de biner, de suer sur un pissenlit irréductible, mais elle a le radar sur son petit bout.

    Quand je passe en voiture sur le chemin agricole qui longe le royaume de Léontine, je les aperçois parfois, entre les rangées de légumes, affairés à déloger l’improbable graminée qui aurait survécu au zèle exterminateur de l’alerte octogénaire. Tableau éloquent de la communication non verbale. Les deux générations réunies dans la traque aux mauvaises herbes cultivent avec bonheur la communication non verbale.

     

                                                        

                                          Vieux, Dame, Femme, Personnes Âgées

    Observée à la dérobée, Léontine a le visage étonnamment lisse, comme si un sortilège effaçait quotidiennement les rides naissantes. Elle était partie intégrante de mon ressourcement trimestriel loin du chahut de la grande ville. Et j’étais soulagé, lorsqu’ après deux ou trois jours d’absence, je revoyais son dos arrondi surmonté d’un chapeau de paille d’Italie. J’étais convaincu que se colleter avec la terre représentait la cure de jouvence idéale pour la jardinière taciturne. Pensez-vous, pas un bonjour, pas un signe en dix-sept ans de voisinage. C’est vrai, je ralentissais à sa hauteur, mais je ne m’arrêtais pas. Je n’avais nulle envie de couper son effort, de l’obliger à se redresser, de se déconnecter de l’énergie que lui renvoyait la terre. Et puis, rien de plus insignifiant qu’un salut de convenance.

    J’ai toujours cru que Léontine serait éternelle. Jusqu’au jour où je vis des voitures attroupées de part et d’autre du chemin. Mon regard se figea sur le potager désert. Je ralentis, quasiment à l’arrêt. La mine allongée des visiteurs dans la cour ne trompait pas, Léontine avait rangé ses outils pour de bon, J’accélérai pour gravir Beaupré. Il était quatre heures de l’après-midi. Le soleil emplissait l’air d’une douce chaleur éventée par un alizé discret. Le temps rêvé pour jardiner. Le parterre à l’entrée de mon petit paradis était le refuge des herbes folles. L’envie me prend d’expulser les résidents à demeure. Cinq heures plus tard, j’étale des deux mains la terre aérée et libérée. A genoux, à caresser et à caresser  la parcelle allégée , je songe au mouvement de la marée, si rassurant dans sa pérennité, si reposant dans son flux et reflux invariable.

    Je me relève et titube sous les courbatures. Désherber gomme le temps, lave le cerveau, apaise. Vous n’avez qu’une obsession, éradiquer l’indésirable et renouer avec un sol vierge et accueillant. Préparer la terre  à un nouveau possible. Chaque jour, Léontine couvait son lopin, promesse d’une jeunesse prolongée.Chaque jour, elle gagnait une nouvelle vie. Elle s'employait à retarder la déshérence de son pré carré, ultime témoin d’une lignée de filiation avec l’homme.

    Au tour du petit.

    Je me suis couché de bonne heure après ce corps à corps avec la terre. Je me suis réveillé à l’aube. Je voulais partir tôt pour éviter les bouchons de fin d’été. La route était mienne. A hauteur de Beaupré, je  tourne la tête machinalement J’ai vu Olivier, casquette sur le chef, occupé à éjecter les limaces, prédatrices des salades en pleines feuilles Je m' arrête et je baisse la fenêtre.

    - Bonjour, comment ça va ?

    Le petit tourne lentement son visage. Deux grosses larmes coulent sur ses joues déjà écarlates.

    -Ca va. Mais j’ai pas trop le temps de parler. Grand-mère n’est pas là et il y a de l’ouvrage.

    Je redémarre en silence. Dans le rétroviseur, je vois Olivier, l’arrière petit-fils, une main dans les salades, lever son bras libre et l’agiter en guise d’au revoir.

    C’est sûr, grand garçon, que là-haut, elle est fière de toi, Léontine.

     

                                                                           lever-de-soleil-sur-les-calanques-02.jpg

     

     


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                                                                  Papa ou maman


                                                            Nul point d’interrogation dans le titre.


    Il y en avait un au bout de la question posée par mon père, un matin, sur le chemin de l’école :
    - Ta maman et moi, ça ne vas plus. Avec qui tu aimerais aller ? »
    - Avec les deux.
    - Ah ça, ce n’est plus possible.
    J’avais 11 ans. J’ai répondu faiblement, éberlué. Il y eut un grand silence après «plus possible. Ce matin m’a marqué à vie. Je sais depuis toujours que je n’ai pas répondu sincèrement à cette demande inaudible pour un enfant.


    Florence et Vincent Papa ou maman : Photo Laurent Lafitte, Marina Foïs posent la question choc à leurs trois enfants de 14, 12 et 9 ans.                                         Le couple divorce légèrement, joyeusement après quinze ans de mariage.


    « On est devenus amis, on ne se dispute même plus. On n’a pas envie de devenir des colocataires. » Les amis applaudissent à cette séparation exemplaire. Il y a juste un hic : la garde des enfants. Incapables de décider, les bientôt ex-mariés demandent à leur progéniture de choisir un parent hébergeur.

                                                  Papa ou maman : Photo Achille Potier, Alexandre Desrousseaux, Anna Lemarchand


                             « C’est pas compliqué, non ? Vous avez deux jours. » (C’est une comédie, je le rappelle)
                                         Le vote a lieu à bulletin secret. Trois photos de famille en guise de réponse.
                                                                                     « Avec les deux »

     
    Rien de changé en 50 ans. Si! Aujourd'hui, si le divorce se déroule le moins mal possible, les parents sont de garde alternée. En 1967, la garde était régulièrement confiée à la mère. Pour la petite histoire, qui en fut une grande pour moi, mon père avait un droit de visite le samedi, de 14 à 19 heures.


    J’ai regardé avec l’estomac noué. J’avais l’œil rivé sur les enfants. Incrédules et désemparés, ils n’ont pas voix au chapitre dans une mise en scène centrée sur les parents. Marina Fois et Laurent Lafitte en font des tonnes dans l’hénaurme grotesque pour refiler la garde au conjoint. Je suis mal placé pour parler de cette comédie molle dans le genre grinçant. Je suis assez proche du point de vue de Hugues Dayez.


    Dans un premier réflexe, je m’étais promis d’ignorer ce film. Mais j’ai voulu voir où j’en étais. Je suis fixé ; le drame que j’ai vécu aux portes de l’adolescence m’affecte toujours. Je repousse une comédie sur un sujet aussi grave, surtout si les enfants sont instrumentalisés et réduits aux faire-valoir d’un tandem vedette.

    Je sais. Les temps ont changé. Le divorce est dédramatisé, heureusement. Les couples séparés, les familles recomposées sont devenus monnaie courante. C'est ça le monde moderne. Tant mieux si la rupture est douce et non houleuse.
                              Voilà pourquoi j’apprécie des films nuancés sur un événement rarement anodin pour l’enfant.

     

                                                                              What Maisie Knew (2012) Poster

     

    Il me semble que What Maisie Knew ( inédit en France) réussit parfaitement à traduire les émotions d’une fillette de 7 ans embarquée dans le naufrage familial. Le film est conçu à hauteur d’enfant. Maisie voit et entend tout mais se tait. Elle échappe à la tempête en construisant son propre univers.


                                             J'apprécie une caméra sensible et pudique, compatible avec l’humour.


    Humour discret dans Les Berkman se séparent Les Berkman se séparent,Les Berkman se séparent : Photo Jeff Daniels, Laura Linney, Noah Baumbach

     humour tendre dans   Madame Doubtfire : Photo Robin Williams, Sally Field  Mrs Doubtfire     Madame Doubtfire


        J'’ai également un chouchou Les Enfants pour les comédies familiales recomposées : Les enfants


                              Un mot encore dit à la radio par une mère ayant vu Papa ou maman :
                                             « Ce n’est pas un film à aller voir avec des enfants.»


                                                Jugement moral ou réveil de mauvais souvenirs?

    En ce qui me concerne, je ne suis jamais neutre à propos d’un film sur le divorce. Autant identifier clairement ses filtres au cinéma.

                                                                                    Les histoires de soir ont changé
                                                                                Plus de princesses à libérer
                                                                                J 'ai deux papas, j'ai deux mamans
                                                                                Mais je suis toujours un enfant


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  • Je vous parlais du temps fictionnel dans un précédent article. Le temps du film, le cinéma compresse le temps. A Most Violent Year illustre brillamment le phénomène en contractant un mois sur deux heures de projection. Je suis d'emblée sous tension durant une course contre le chrono en vue de finaliser le rachat d’une raffinerie de pétrole au bord de l’Hudson. Abel Morales a versé un gros acompte qu’il perdra si les banques ne le suivent pas.

    Le petit latino-américain a grandi très vite, trop vite.A Most Violent Year : Photo Oscar Isaac Ses camions-citernes tournent sans relâche ; Abel pique des clients à ses concurrents. Le secteur veut le mettre au pas et détourne les camions du parvenu arrogant. Les banques paniquent, un procureur le poursuit, Abel est cerné. Les propriétaires juifs des installations convoitées lui accordent royalement trois jours de rabiot pour réunir  un million et demi de dollars.

    Pris par le temps, Abel est contraint de prendre des risques. Il doit déroger à son éthique du droit chemin sur lequel il s’efforce de progresser le plus possible. Son épouse a moins de scrupules. Fille de truand, elle porte un revolver sur elle.

    A Most Violent Year : Photo Jessica Chastain Anna crache le feu sur le cerf qui a heurté leur véhicule. Abel ne parvenait pas à                                                                                      trucider l’animal blessé à mort. C’est elle la patronne dans l’ombre.

    Jessica Chastain aime les rôles de femme déterminée. Dans Zero Dark Thirty, aucun de ses collègues mâles du FBI n’a prise sur elle. Eleanor Rigby provoque la rupture de son couple. Rachel Singer est un agent du Mossad.

     

    Zero Dark Thirty : Photo Jessica Chastain   The Disappearance Of Eleanor Rigby: Them : Affiche          L'Affaire Rachel Singer : Photo Jessica Chastain, John Madden, Sam Worthington

     

    L’actrice en vogue ascensionnelle cultive d’ailleurs une certaine emprise sur ses réalisateurs. Elle les convainc (excepté Catherine Bigelow) de suivre sa vision du rôle. Jessica donne corps à son personnage rôle en consignant dans un carnet les 1001 caractéristiques qu’elle lui attribue.

    Elle se fond dans son personnage, « j’ai le devoir de disparaître », dit-elle, comme elle se retient d’apparaître dans sa vie privée. « Le jour où on saura qui je suis, je me retrouverai enfermée dans un rôle. Je cesserai d’incarner un mystère, je serai morte », déclare-t-elle à M le magazine du Monde, en décembre dernier. »

    Jessica sait ce qu’elle veut, Anna aussi. Elle pousse Abel à défendre son territoire et sa famille. Ne pas se laisser coincer, agir coûte que coûte. A Most Violent Year est serré du début à la fin. J.C. Chandor continue à dépeindre des mœurs affairistes pires que l’univers impitoyable de Dallas.

                                 Margin Call

    Dans Margin Call, il s’était inspiré de la faillite de Lehman Brothers et des conseils de son père agent de change pour relater la nuit folle où des cambistes sauvent les meubles en ruinant leurs confrères.

    Ils vendent à vil prix en martelant un argument massue  : ma perte aujourd’hui est votre profit de demain.

    Une nuit/ un film : un mois/ un film, la contraction temporelle décuple la tension. Abel et les traders partagent le même goût de l’adrénaline, de l’excitation du beau coup, de la richesse indécente. Ce sont des compétiteurs, des individualistes, des hyperactifs. Ils veulent dominer leur secteur, ils entendent maîtriser leur destin.

     

                                 A Most Violent Year : Photo Oscar Isaac  Margin Call : photo

     

                                          Terre battue : Photo Charles Mérienne

    Ugo poursuit la même ambition de conquête. Le gamin de 9 ans veut devenir champion de tennis. Il est prêt à tout pour arriver à ses fins. Il prend exemple sur son père, cadre commercial licencié. Jérôme se bat pour monter sa propre société. Terre battue est inspiré d’un fait divers. Ce premier film entremêle plusieurs sujets et n’en approfondit aucun. Olivier Gourmet sauve les meubles. Valeria Bruni Tedeschi quitte le foyer prématurément.

    Un même esprit de compétition règne à New York et à Lille. Très bien ou moins bien réalisés, des films démontent le mythe de la réussite qui aveugle tellement notre société.


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