• À cran

     

    J’aurais dû accompagner Les sœurs à Alger plutôt que d’écouter Le discours à la table de Français moyens. J’aurais vu du pays au lieu de ronger mon ennui à la vue de procédés éculés, de répétitions et de monologues verbeux. Mieux vaut un mauvais film dépaysant qu’une toile locale. Les acteurs ont beau être parfaits, les considérations sur les non-dits justes, il manque la magie du cinéma en mouvement. Le discours est théâtral et n’a qu’un point de vue.

     

                                                       Afficher l'affiche en grand format

    J’ai voulu rejoindre la ville blanche plusieurs fois, mais j’ai résisté par respect du travail de Yamina Benguigui qui a mis ses tripes sur la table. Voir son film amputé aurait été indécent. Ce côté autobiographique + Maïwenn m’avait fait opter pour Le discours.

    J’ai ressenti un peu le même ennui en regardant Bonne pomme hier soir à la télé. Le duo Depardieu-Deneuve, avec Guillaume De Tonquédec en prime, a adouci ma peine. Je m’interroge sur les motivations des deux grandes stars, sinon le plaisir de tourner ensemble, malgré un scénario malingre. J’attends Depardieu avec impatience dans Des hommes, sur le passé de soldats en Algérie.

     

                                        Bonne pomme: Catherine Deneuve, Gérard Depardieu

    La pluie tombait dru quand j’ai repris mon vélo à la sortie d’une projection à sept spectateurs. Le moral a encore baissé en regardant l’horaire des semaines à venir. Les deux prochaines semaines présentent peu de nouveautés intéressantes. Ne me parlez pas de Titane, Palme d’or 2021 à Cannes, je décline. OSS 117 en Afrique noire, peut-être, parce que Nicolas Bedos est aux manettes. Sinon, attendre des jours meilleurs ou revoir un classique comme In The Mood Of Love (version restaurée 4K). Quant au Discours, il tient au moins jusqu’au 10 août, à l’affiche depuis le 23 juin. Longuet !

     

                        I Am Your Man: Maren Eggert, Dan Stevens

    Rouge et I'm Your Man figurent sur ma liste d’attente. Le premier est prévu le 25 août et le deuxième le 22 décembre, en France uniquement. La disette pointe le bout de son. Heureusement, les Belges peuvent fréquenter les salles sans pass sanitaire. Le visa instauré dans l’hexagone a plombé les recettes de la mi-juillet. Les jeunes constituent le gros des amateurs de cinéma. Moins touchés par le virus, ils se vaccinent peu et du coup, n’ont pas envie de faire un test pour deux heures de loisir. Je les comprends.

    Une majorité de citoyens approuve  le tour de vis du président. Cependant, comme le soulignent  Cynthia Fleury, Mona Ozouf et Michelle Perrot dans une réflexion sur les valeurs de la devise nationale « Liberté, Égalité, Fraternité »,

     

                                    la contrainte est acceptable et acceptée si elle est limitée dans le temps et ne sombre pas dans l'hygiénisme paranoïaque. Lorsque les circonstances sont extraordinaires, le pouvoir a généralement tendance à prolonger l'ajournement des libertés. Le secteur culturel continue à subir les effets néfastes de restrictions des libertés.

     

     

     

     


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