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    Les cinémas ne rouvriront qu’en juillet au plus tôt. D’ici là, les salles essaient de maintenir le contact six semaines après leur fermeture. L’asbl gestionnaire du cinéma Caméo (Art et Essai) de ma ville propose de rencontrer des réalisateurs en ligne. Premier rendez-vous le 14 mai : Stéphane Demoustier, auteur de La fille au bracelet, excellent film de prétoire et sur la communication familiale. Le cinéma fournit un lien pour visionner le film sur la plateforme Ciné chez vous.

    Les drive-in, cinémas à ciel ouvert, fleurissent un peu partout, même sauvages, en Allemagne, aux États-Unis (retour aux sources), en Corée du Sud et surprise… en Iran. À Téhéran, le spectateur (auto)risé bénéficie d’un service hors pair, avec désinfection du véhicule et lavage du pare-brise. Attention, la distanciation sociale prévaut, comme en Belgique à partir du 10 mai, pour les réunions de famille limitées à quatre « extérieurs ». Les autorités comptent sur le civisme de la population pour respecter les distances. De tous les peuples de la Gaule, serions-nous les plus dociles ?

                                                         Des Iraniens assistent en famille à une cérémonie religieuse en drive-in sur un parking de Téhéran, le 30 avril 2020

    Si on pense l’après et que le climat continue à se réchauffer, le cinéma en plein air représente une échappatoire sérieuse en période de confinement et de fortes chaleurs. 2018 et 2019 ont été les deux années les plus chaudes depuis le début des relevés météo. Lundi dernier, le thermomètre a atteint 35,4° à Cambo-les-Bains dans les Pyrénées Atlantiques, record battu, 15 degrés au-dessus de la normale pour un début mai. 

    Les salles indépendantes réfléchissent aux conditions de réouverture. La reprise aura lieu en plein été, période traditionnellement creuse, sauf outre-Atlantique. Combien de séances, quel taux d’occupation, quels films ? De nombreuses premières ont filé sur les grosses plateformes de vidéo à la demande, tous genres confondus. Pourtant ces nouvelles toiles auraient pu sortir en drive-in. Pourquoi ne pas organiser un festival des nouveautés confinées durant les grandes vacances, Nous revivrions le printemps en été. Dépaysement garanti à défaut d’expéditions exotiques. Je vois aussi des écrans géants sur les plages, sur les flancs de montagne, sur les tours d’immeubles… On peut rêver, non… ?

    Dune : Affiche  Dune, sortie prévue en décembre 2020

    Les producteurs de films redoutent la perte sèche, ils pactisent avec la concurrence. Ils abreuvent les prédateurs au mépris de la chronologie des médias. Lors des négociations en cours avec les ministres de la Culture, les plateformes revendiquent d'ailleurs un délai raccourci entre la sortie d’un film en salles et sa disponibilité en format à domicile payant. Netflix a promis de consacrer  cent millions d’euros à la production de vingt films et séries en France. La plateforme américaine devance l’obligation  prochaine priant les experts du streaming payant d’affecter 25% de leur chiffre d’affaires à la production d’œuvres française et européennes. Sachez que les géants du secteur, tous USA bon teint, envisagent d’investir vingt milliards de dollars (18.5 milliards d’euros) dans la production de contenus à l’horizon 2023.

     

    Les revues de cinéma pallient le tarissement des sorties. Positif publie un dossier sur les actrices françaises, dissèque deux films d’époque virale, Fenêtre sur cour d’Hitchcock et L'ange exterminateur de Buñuel. La revue a étoffé la sélection DVD avec notamment l’édition de deux films rares de Francesco Rosi, Les hommes contre et Cadavres exquis, avec Lino Ventura en inspecteur aux prises avec la mafia.

                                                       Description de cette image, également commentée ci-après

    Lino que j’ai revu dans Le costume du bagnard Jean Valjean, dans une adaptation réussie du roman de Victor Hugo. Les misérables, Le colonel Chabert, Madame Bovary, France 2 programme classique dans la case « film non communiqué » de 14h. Aujourd’hui, Après vous, avec D. Auteuil, J.Garcia et  S.Kiberlain. Demain Erreur de la banque en votre faveur, avec un succulent duo Lanvin Darroussin,

    Je termine sur l'appel de deux cents grands noms du cinéma et de scientifiques à ne pas continuer l’après  comme avant.

    Extrait :

    La transformation radicale qui s’impose – à tous les niveaux – exige audace et courage. Elle n’aura pas lieu sans un engagement massif et déterminé. A quand les actes ? C’est une question de survie, autant que de dignité et de cohérence.

    Et bien sûr, comme une évidence, la chanson du jour, John Lennon au pupitre.   


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    Parfois, je me sens inutile.

    Le jardin est à flot, les livres aimés sont lus, la télé tourne à vide.

    Je répugne à revoir un film pêché dans ma vidéothèque ; ma bonne mémoire cinéphile atténue la surprise de redécouvrir des images souvent familières. Mais j’ai tout de même regardé une troisième fois Médecin de campagne, chronique empreinte d’humanité et de naturel. Je repêche une citation du réalisateur, ancien médecin, profession de foi toujours d’actualité :

    « Il faut empêcher les déserts médicaux de gagner du terrain, et tout mettre en œuvre pour que ces médecins ne disparaissent pas. C’est pour moi un enjeu social majeur. Le médecin de campagne est donc, plus que jamais, perçu comme un héros positif. Il incarne un rôle social crucial, faisant le lien entre les générations, luttant contre l’isolement et la solitude de ses patients. » 

                                                                  Médecin De Campagne : Photo François Cluzet

    Donc, utile le médecin de campagne. La défense des patients internés en psychiatrie fonde également une vocation. Colette a été dix ans infirmière. Elle a bifurqué vers le droit. Un jour, Eleanor l’appelle d’un coup de fil donné depuis l’établissement où elle est hospitalisée en court séjour, à sa demande. Eleanor veut soigner une terrible angoisse de mort. L’institution la gave de médicaments, lui bousille la vessie. La patiente maltraitée au-delà de sa volonté assigne l’hôpital en justice. Le courant passe entre Eleanor et Colette. C’est le début d’un parcours semé d’embûches et la naissance d’une belle amitié entre deux femmes dissemblables.

    Colette est bûcheuse, court contre la montre du matin au soir. Elle est élégante, un brin altière, porte de longues boucles d’oreilles. Eleanor boitille, prend le temps, croit mordicus  en Dieu. Elle a le cœur sur la main et son franc parler.

    Helena Bonham Carter and Hilary Swank in 55 Steps (2017)  

                                                                               Colette ralentit au contact de cette cliente qui lui apprend à calquer son pas sur le sien au pied de l’escalier monumental qui mène à la salle d’audience. Cette escalade à marches comptées constitue un  grand moment de 55 Steps  (2017) jamais sorti chez nous. Le vieux routier Bille August adapte une histoire vraie, datée de 1985. Le procès d’Eleanor (jusqu’à la Cour suprême) a établi une jurisprudence pour les 150.000 personnes « traitées » dans des établissements spécialisés. Nul médecin ne peut plus administrer une médication sans le consentement éclairé du patient aux États-Unis. (Dispo en DVD depuis août 2019)     

                 Helena Bonham Carter and Hilary Swank in 55 Steps (2017)              

    Colette et Eleanor rejoignent notre médecin de campagne. Les deux films rayonnent de chaleur humaine, qui nous manque tellement. Ces anonymes forcent l’admiration comme toutes celles et ceux qui ont continué à assurer les services publics et le commerce de denrées vitales depuis la mi-mars. Aujourd’hui, la Belgique commence à sortir de l’assignation à résidence. La France hésite à l’approche du 11 mai. Comme un médicament, il faut peser les bienfaits et les risques. Nous n’avons pas hésité à manifester physiquement notre sympathie à l’épouse d’un ami décédé. Nous avons échangé au parlophone. Ma compagne a monté un potage au dernier étage de l’immeuble. Elle a entrevu la dépouille de notre ami, elle est redescendue, chargée d’une mission.

    « Elle nous demande de rester dehors en bas jusqu’à la levée du corps. Ainsi, il y aura quelqu’un pour le saluer. »

    Aussitôt dit, aussitôt accompli. Une housse bleue file devant nous sur une civière. Nous ne verrons plus notre ami. Ce fut sinistre et aussi étonnant d’éprouver une  vague satisfaction d’être arrivés pile par hasard pour exaucer le souhait simple d’une veuve démunie face aux consignes de distanciation sociale. Là, j'ai été utile.

    Aujourd’hui, une heure de visite à la mortuaire, réservée à cinq personnes, veuve incluse. Mon épouse ira seule, le compte est bon. Glubs ! Je leur dédie ce voluptueux set de Nina Simone, Wild is the Wind, musique de la dernière séquence de Médecin de campagne.

    Que nos morts reposent en paix et que nous trouvions la quiétude de jours apaisés.

     

     

     


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    Écrire le premier du mois parce que c’est un commencement.

     

                                                      Muguet, Blanc, Vert, Lumière, Soleil

    La fête du travail circulera sur Internet, via les réseaux sociaux. Nul rassemblement, nul calicot, mais bien des discours parfumés de virus et de déconfinement. Le parti, le syndicat et la mutuelle (socialistes) ressoudent le front commun. Hier, la formation à gauche (PTB) de la gauche molle a déjà suggéré d’imposer une taxe de 5% sur les fortunes supérieures à trois millions d’euros. Ce prélèvement exceptionnel rapporterait quinze milliards d’euros les doigts dans le nez.                                                                    

    J’écouterai ce soir la synthèse des allocutions enflammées, ritournelle rituelle du 1er de mai. Je reverrai peut-être Adalen 31, La loi du marché ou Daens, films mémoires de la lutte d’une classe en voie de disparition.

     

    Adalen 31 : Photo

                                                                            Mon souci, ce matin, était de respecter la tradition du brin de muguet offert à sa belle. J’ai donc déniché un patron sur Internet et j’ai colorié la tige et les clochettes virtuelles (imprimez  plutôt que colorier en ligne, dur, dur). L’honneur est sauf, l’amour perdure. 

    Lundi, on commence à déconfiner, phase 1A du plan de sortie fédéral. Les corps ont besoin de mouvement. Notre ossature exprime ce que nous refoulons. La douleur se niche dans les membres préférentiels inactifs de l’individu : le bras, l’épaule, les jambes, le dos… La pensée affecte la fluidité corporelle.

    « Nous avons l’habitude d’avoir un corps qui fonctionne sans que nous ayons à prendre conscience que ce que nous lui demandons peut en fait se dérégler du fait qu’il y a des pensées inconscientes qui affectent directement le corps. » (Le corps pris au mot, Hélène Bonnaud)

    Remède : mouvoir le corps sans surmenage ; terminer le désherbage du sentier entamé il y a trois jours, par ex. Calibrer ses efforts. Hier, j’ai effectué une course nécessaire qui m’a tenu un bon couple d’heures. Exclu du garage où mon véhicule était bichonné, je tourne dans le village avoisinant à la recherche d’un banc discret pour lire. Je trouve ma bonne heure dans la cour de récré déserte de l’école communale. J’ouvre l’étui à lunettes dans lequel j’ai rangé la clef de la boîte aux lettres à lever  quand je rentre. Et je n’y pense plus. Au retour, envolée la  clef du courrier.

                                                    toboggan, aire de jeux, compétition, zone, région, parc, lumière du jour, emplacement

    Mais il y a plus urgent. "Tu as perdu ton portefeuille", annonce mon épouse sur le seuil, une dame l’a retrouvé, elle est au téléphone." Quel bol ! Nous nous donnons rendez-vous chez le pharmacien du coin. Nous parlons un brin, à 1.50 m de distance. Nous sommes nés dans la même ville. Je connaissais bien le magasin de sa mère en plein centre. Son mari travaille dans le nucléaire comme le fit mon père. Je rentre content et vidé. Aïe, je repense à la clef. Et hop en voiture. Je récupère finalement le précieux sésame au garage. Là, je suis claqué. Le corps renâcle au surcroît de tension, CQFD. La tension accumulée surcharge le présent.

    Le soleil brille à nouveau après deux jours pluvieux. Plus vieux, je me demande au-delà du déconfinement, ce que nous retiendrons de cette période recluse. Allons-nous oublier, nous forger des souvenirs ou garder l’empreinte permanente d’une tranche d’histoire impensable ?

    C’est en effet, lorsqu’elle se dégage de la mémoire émotionnelle de son passé qu’une personne parvient à envisager l’avenir, à réengager de nouveaux projets, à se réinscrire dans une trajectoire temporelle. Littéralement, elle retrouve le sens de l’histoire. Celle-ci surgit de la mémoire  travaillée, délestée, épurée. Elle se forge dans ce qui est souvenu autant que dans ce qui est oublié  (L’homme de sable, CatherineTernynck).

    Laisser l’émotion retomber, penser l’à venir.

                                                         Cartouche : Photo Jean-Paul Belmondo

     

    L’immédiat : jardin, enregistrer le truculent et virevoltant Cartouche (sur France 2 à 13h55). Je préfère revoir Bébel que saturer avec De Funès. Son gendarme à New York est programmé deux fois en huit jours.

     

                                                                       À vous, je dédie Ce temps du muguet.

     


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    Expérimenter avant d’analyser,

    bouger au lieu de subir,

    dire avant de comprendre,

    ici et maintenant. 

     

                                                   Perfect Sense : Photo Eva Green, Ewan McGregor

     

    Un cuisinier et une biologiste tombent amoureux en pleine pandémie. Un maladie sournoise frappe le monde entier ; elle annihile les perceptions sensitives. Susan perd la vue, Michael perd le goût. Privés progressivement de communication corporelle avec le monde, Susan et Michael s'efforcent de garder le contact avec leur idylle naissante. L'amour les tient, ils puisent dans leurs émotions partagées le vaccin espéré contre la privation des sens. Leur couple existe, donne du sens à une vie qui sinon, serait devenue désespérément fade. Perfect Sense oblige le spectateur à ressentir ces pertes de sens, du moins à les imaginer.

    Ce film est remonté du tréfonds de ma mémoire lorsque je suis sorti tôt matin humer l'humeur du jour. J'ai vu la lumière encore blanche du soleil, j'ai senti fraîcheur le long des bras, j'ai respiré un parfum familier, souvenir de réveils matinaux en Provence. J'ai éprouvé chaque sensation l'une après l'autre, éludant toute pensée, toute analyse, le cerveau mis au repos. L'épidémie actuelle réveille notre attention, nos perceptions, soutenues par le temps reconquis et le silence réapparu.

    Quel bonheur de goûter ces moments de suspension du cérébral, tous sens éveillés, à l'affût de sensations oubliées. Et si je perdais ce contact tactile et sensuel... Cette pensée à déterré Perfect Sense, (2012) me fournissant un point de départ au billet du jour. Puis une chanson entendue à la radio, m' a emmené à Paris, sur les Champs-Élysées, où une voix surgie de nulle part m'avait figé, puis fixé sur un banc, à l'écoute d'une chanteuse que je ne connaissais pas. Le timbre de sa voix, son énergie, ses paroles m'avaient complétement séduit. 

     

                                                          

    Je veux d' l' amour, d' la joie, de la bonne humeur,

    ce n'est pas votre argent qui fera mon bonheur.

    moi, j' veux crever la main sur le cœur.

    Allons ensemble découvrir ma liberté, oubliez donc tous vos clichés, 

    bienvenue dans ma réalité.                                                             ( Zaz, Je veux), la chanson du jour.

     

    Nous sommes peuplés de souvenirs conscients et inconscients, explicités et implicites. Notre mémoire émotionnelle inconsciente réagit au quart de tour, dans un réflexe archaïque de survie, avant que le cortex ne décortique l'émotion ou la sensation afin de la mettre en relation avec le passé ou de forger une réponse adéquate à l'inconnu. J'adore ces parfums, ces matières, ces images qui réveillent des histoires enfouies. Je laisse ces éclairs de conscience se déployer dans la quiétude d'un monde assigné à résidence, résidence première, base du renouveau, Le long de la route).

                                                                            

    Prenons−nous la main,
    le long de la route.
    Choisissons nos destins
    sans plus aucun doute,
    J'ai foi et ce n'est rien
    qu'une question d'écoute,
    d'ouvrir grand nos petites mains
    coûte que coûte.

     

                                  Je fuis la cacophonie du déconfinenent,

                                  je redoute l'après,

                                  mais là, ici, présentement,

                                  je suis content d'avoir éprouvé, bougé et dit.

     


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                                                        Le cinéma Filmweb Drive-In en Norvège fonctionne bien en temps de Coronavirus

     

    Le cinéma revit en extérieur. Un drive-in proche d'Oslo a drainé dix mille spectateurs en une semaine. Les vingt-huit projections ont eu lieu à guichets fermés. Le public réservait en ligne, prenait sa voiture avec maximum cinq personnes à bord ( 33 €, les premiers rangs et 24 € les derniers) et bénéficiait d'excellentes conditions de projection : écran de 18x7m, vingt-quatre enceintes, son diffusé sur une fréquence FM de la voiture. Les gros SUV étaient confinés à l'arrière ou sur les côtés pour ne pas gêner la vision. Dix-sept films étaient proposés.  Au vu du succès, la Lituanie va copier les Norvégiens. Ce dispositif pourrait fleurir un peu partout si le réchauffement perdure et que le confinement trépasse.

    Les initiatives se multiplient pour adoucir notre réclusion forcée. Dernière en date, le Prix Lux du Parlement européen ouvre ses archives. Les plateformes de vidéo à la demande de l'Union européenne et du Royaume-Uni pourront disposer des films ayant participé à la compétition, de 2007 à 2019. Un belle occasion de découvrir des filmographies inédites chez nous.

                                                       

                                                                                                                                         Grand rendez-vous du documentaire, le Festival Visions du réel, se déroule en ligne, accessible gratuitement, jusqu'au 2 mai. Nyon (Suisse) présente une affiche alléchante, avec 130 films, limité à cinq cents spectateurs par séance, de façon à reproduite les conditions physiques habituelles et à protéger l'œuvre. L'an dernier, la 50ème édition avait conquis 45.000 spectateurs.

    C'est presque officiel, les salles rouvriront le 8 juin au plus tôt en Belgique. Les pages cinéma de la presse quotidienne se mettent au goût des jours confinés. Les critiques évoquent les films en premium VOD de sept prestataires. Les sélections portent sur une période de six mois, de septembre dernier à mars. 

     Brooklyn Affairs : Affiche

    Je pointe Brooklyn Affairs, mon film de l'année 2019, La fille au bracelet, La voie de la justice, Le traître, Un divan à Tunis, Selfie, À couteaux tirés,  Hors normes, J'accuse...  dont vous lirez mes impressions narratives en cliquant sur la liste en marge droite de cette page.

    Bon, le cinéma à domicile, c'est bien maintenant. Après, les salles frémissantes d'impatience vous tendent leurs fauteuils. Résistez aux sirènes trompeuses des pourvoyeurs à la demande. Rappelons-nous que l'accès gratuit à ces services payants n'a duré que deux semaines, en début de huis clos. La gratuité, c'est bon pour l'image, une image qui tracasse assurément Netflix, peu réputé pour l'éclectisme de son catalogue. Qu'à cela ne tienne, l'opérateur américain vient de conclure un accord avec MK2, distributeur et producteur indépendant (qui a oublié son animosité initiale à l'égard de "l'envahisseur"). François Truffaut, Claude Chabrol, Charlie Chaplin, David Lynch figurent désormais dans le trésor de guerre de Netflix. Petit à petit, l'oiseau fait son cinéphile.

    J'allais oublier la musique du jour, celle de L'été 42, du grand Michel Legrand

     

     

     

     


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