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    Les serveurs de vidéos à la demande prévoient une année calme en 2021. Netflix, leader du marché, a enregistré une baisse de 50% de ses abonnements au premier trimestre. L’engouement exceptionnel du confinement retombe après une année faste où le géant a dépassé les 200 millions d’abonnés. En 2020 également, la nouvelle venue Disney + a déjà atteint la moitié du chiffre de sa concurrente américaine.

    Les plateformes commencent à manquer de contenus. Leurs catalogues proposent 50% de drames, l’heure est à la diversification. Les serveurs en ligne financent des films et des séries afin d’étoffer l’offre aux abonnés avides de nouveauté. Disney + est plus à l’aise, avec ses nombreuses filiales (Star Wars, Marvel, Pixar, 20th Century…). Le conglomérat Disney dispose encore d’excellents documentaires, issus de son association avec National Geographic.

     

    La perspective de la réouverture des salles diminue aussi l’attrait du cinéma à domicile. Belgique et France rouvrent le 19 mai après une kyrielle de pays européens. Je les cite : la Bosnie Herzégovine, la Bulgarie, la Croatie, le Kosovo, la Lituanie, le Monténégro, la Serbie, la Suède avec une limite de seulement huit spectateurs par salle, la Roumanie et la Norvège avec des limitations strictes, le Portugal… La Grande-Bretagne rouvre le 17 mai.

    L’Italie a monté la jauge à 50% des places disponibles. La Suisse tolère 50 spectateurs par salle et 1,5 mètre entre eux. Les Helvètes programment des grosses productions américaines ; l’Italie préfère des productions nationales et le lauréat des Oscars, Nomadland.

     

    À Hollywood, des salles de cinéma mythiques en péril

                                                                         Il est probable que les lauréats de festival célèbres figureront parmi les heureux élus d’une reprise torride. Les téléphones chauffent entre producteurs, distributeurs et exploitants de salles. L’enjeu est de placer son film dans les plus brefs délais sachant que 460 longs-métrages piaffent, parfois depuis un an et demi. C’est le cas de Alors on danse, le troisième film de Michèle Laroque en tant que réalisatrice. La sortie est programmée en janvier 2022 mais elle aurait obtenu de participer à la réouverture de mai, plaidant qu’il était logique de respecter une chronologie de production. Valérie Lemercier, autre actrice- réalisatrice, devrait patienter jusque novembre avec Aline.

    Respecter un calendrier de production ou de sortie antérieur, c’est une façon de procéder. Plusieurs distributeurs et exploitants auraient voulu une semaine dite blanche pour recommencer. Les films « anciens », projetés deux jours en octobre, par ex., auraient été programmés une huitaine, en dehors de toute nouveauté. Ils bénéficieraient ainsi d’un temps d’exposition privilégié.Cette belle idée a succombé sousle flot de sorties à canaliser. 10 à15 films arrivent chaque semaine en temps normal. Ce nombre devrait grimper à quarante si l’on veut revenir à un rythme normal d’ici à Noël. Inimaginable !

     

     Affiches de cinéma - Cinéma Télévision - Livres d'Art ...

    Surtout que l’été appelle plutôt au grand air qu’au confinement dans une salle obscure, même bien éclairée. Les professionnels négocient ferme un calendrier de sorties raisonnable. Les attachés de presse courtisent les journalistes, les pressant de parler de leur poulain. Il est probable que les grosses productions attendront de voir la réaction du public face aux mesures sanitaires appliquées en entame. C’est l’occasion pour les films moins porteurs de se tailler une place au … soleil.

    En attendant le résultat des courses, j’ai pointé quelques toiles dans les sorties annoncées le 19 mai en France. Ces titres pourraient migrer en Belgique après coup. Actuellement, une vingtaine de films "seulement" sortiraient en mai et juin dans les salles belges. Peu de nouveautés au programme, avec une bonne part de films jeune public.

     

    Donc, voici ma première sélection de l’année :

     

     Envole-moi Envole-moi, pétri de bons sentiments,

                                            avec le petit-fils de Belmondo et le vieux briscard, Gérard Lanvin. Tout doux...

     

    Nomadland  Nomadland,  3 Oscars.

     

    The Father   The Father, Anthony Hopkins, Oscar du meilleur premier rôle.

     

     Violet Evergarden - le film  Violet Evergarden,  film d'animation japonais.

     

     Sans un bruit  Sans un bruit 2,  parce que j'avais bien aimé le 1.

     

    Cruella  Pour la petite histoire, Cruella sort en Belgique (26 mai)

                                                avant la France (23 juin). Trois bonnes actrices dans un film de genre.

     

             Et vous ?


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    Mon cinéma ouvre ses portes aujourd’hui de 13h30 à 22h30. Des films programmés en octobre dernier et des avants –premières figurent à l’affiche. La salle art et essai de Namur défie l’interdit. La coordinatrice a prévenu le bourgmestre qui a informé la police. Le cinéma risque une amende, les spectateurs également. Les projections auront lieu dans le strict respect des mesures sanitaires en vigueur avant la fermeture de l’automne.

                                              Still standing for culture: intervention de la police au théâtre Monty, des spectateurs verbalisés

    Hier soir, les forces de l’ordre ont interrompu une représentation théâtrale à Genappe. Pourtant peu de spectateurs avaient rallié le théâtre. La photo ci-dessus donne froid dans le dos. Bruxelles est plus relax, un spectacle aux Halles de Schaerbeek a pu se dérouler normalement. Nous verrons comment les autorités namuroises traitent la révolte tranquille des artistes.

    Le mouvement Still Standing For Culture déploie une série d’événements publics jusqu’au 6 mai. Plus d’une centaine de lieux culturels participent à cette bronca politique.  Le secteur demande des perspectives alors que la culture a repris  en Italie et aux États-Unis notamment. La France rouvre le 19 mai.

    En Belgique, les ministres régionaux de la culture ont critiqué l’excessive prudence fédérale. Cette fois, le virus semble reculer. Les indicateurs sont à la baisse depuis plusieurs jours. Le taux de reproduction est bien en-dessous de 1. La vaccination progresse. Le temps est venu de desserrer l’étau qui jugule la culture alors qu’il pas a été établi que les théâtres, les salles de concert, les cinémas sont des foyers de contamination.

     

    Une place sur la terre

                                                    En attendant les levers de rideau, probablement en juin, je continue à tracer les bonnes télétoiles.                                                     Cette fois j’avais enregistré un Poelvoorde méconnu, Une place sur la terre (2012).

    Je renonce à écrire trop de mots sur un film tissé de musique et de photos, de silences et de regards. Regards volés dans une belle succession de plans dans une rame de métro, reflets de visages sur une vitre indiscrète. Tenter d'expliquer serait généraliser une interprétation de ressentis propres à chacun. Ce qui est tu, est montré, capté, figé dans les clichés (Michael Ackerman derrière l’objectif) qu’Antoine tire fiévreusement de sa voisine d’en face. Un soir, des notes aériennes de piano l’ont sorti de son vague à l’âme. Il la voit jouer Chopin (étude Opus10, n°12), d’un toucher qui met en mouvement, qui envoie un élan de vie irrésistible. Splendide !

    Antoine est devenu « un photographe raté et alcoolique », mais son talent est intact. Il a pour meilleur copain, Matéo, le fils d’une voisine souvent occupée. Antoine prépare à manger, raconte Cendrillon à sa façon, conduit le gamin à l’école. Il délaisse son petit protégé lorsqu’il s’occupe d’Elena, pianiste et historienne. Elle rêve de plonger dans profondeurs de la mer Rouge à la découverte de vestiges crétois. Elle se promène sur les toits la nuit du réveillon.

                                             Une place sur la terre: Benoît Poelvoorde, Ariane Labed

    Nous ne saurons rien du passé de ces deux êtres que la tristesse rapproche. Fabienne Godet nous demande de vivre l’instant présent, d’admirer les photos qui magnifient Elena, d’écouter en sourdine la musique de François-Eudes Chanfrault, (trop tôt décédé. Après de longues recherches, j'ai trouvé ici le thème du film; cliquer dans la liste à droite sur le titre du film). 

    Et il y a les deux interprètes de ce drame romantique. Ariane Labed est d’une beauté rayonnante, sauvage, mystérieuse. Benoît Poelvoorde n’est jamais aussi bon que dirigé par une femme (voir Anne Fontaine, Entre ses mains). Le clown s’efface derrière un homme sur le fil du rasoir, dégoûté de tout, prêt à tout pour réapprendre à aimer.

    Il offre un immense cadeau à Elena dans un geste osé qu’elle avouera être incapable de recevoir. C’est triste et tellement beau. Le cinéma dans sa plus pure essence .

     

                                                     Une place sur la terre: Max Baissette de Malglaive, Benoît Poelvoorde

     

     

     

                                                 


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    Homs en Syrie, février 2012. Marie Colvin est la seule correspondante de guerre encore sur place. Bachar-el-Assad pilonne la troisième ville du pays, foyer présumé de la résistance à son régime sanguinaire. Des enfants meurent sous un déluge de bombes. Marie est restée pour dénoncer le massacre. CNN lui tend l’antenne. La journaliste raconte face webcam l’élimination systématique d’une population victime de la guerre civile. « C’est le pire conflit que j’ai vu. » (plus de 500.000 morts). Un monceau de gravats, de corps déchiquetés l’entourent. Son ami Paul, reporter photographe la regarde, sidéré et admiratif.

    Les bombardements reprennent. Leur planque a été repérée. Il faut fuir. Paul tire Marie. Elle veut continuer à couvrir l’innommable, c’est le sens de sa vie : traquer la vérité pour garder une trace écrite de cette souffrance.

     

    Marie Colvin est une femme reporter de guerre au plus proche du quotidien des civils                Marie prête sa voix aux opprimés.

                                                                                                        De 1986 à 2012, elle sillonne les théâtres de conflits meurtriers : Iraq, Lybie, Afghanistan et Syrie. La stratégie géopolitique ne l’intéresse pas. Elle préfère raconter l’histoire des civils qui soufrent, se mettre à hauteur d’homme et témoigner au prix de sa vie chaque fois mise en jeu. Elle a peur mais elle a besoin de dire la vérité. Elle exhume un charnier à Falloujah en Irak, elle rudoie Kadhafi, qui sourit et la complimente pour son cran.

    Marie a vécu plus de guerres que la plupart des soldats ; elle mène une guerre privée - Private War -. Elle boit afin d'assécher les voix dans sa tête et de chasser l’image récurrente d’une adolescente violée. Elle carbure à la vodka mais jamais au boulot. Elle fume comme une cheminée, pratique les coups d’un soir. Son abnégation confine à la folie, devient addiction. Lors d’une scène touchante de « bla-bla psy » comme elle dit à son nouvel ami Paul, elle livre les rétroactes  de son engagement viscéral. Elle compense des parents décevants, deux fausses couches, une incapacité à s’attacher. Ce qu’elle n’a pas reçu, elle le rend aux damnés de la terre, aux sans-voix, aux invisibles. Personne ne l’arrête. Elle remet son gilet pare-balles après la perte d’un œil au Sri-Lanka suivi d’un séjour en maison de soins psychiatriques. La femme au bandeau est un stress post traumatique ambulant.

     

    Private War

    Rosamund Pike incarne le rôle de sa vie. La personne de la journaliste frondeuse lui colle à la peau. On la regarde, incrédule, serpenter sur les champs de bataille, sous l’œilleton de l’ancien documentariste, Matthew Heineman. On entend les balles siffler au-dessus de nos têtes, on tremble sous les déflagrations des bombes incendiaires. C’est du cinéma réel, serré, nerveux, hélas sorti à la sauvette dans quelques pays européens en 2019. Ma séance de rattrapage (DVD Metropolitan Filmexport EDV 518) a révélé une personnalité exceptionnelle, mise en scène sobrement. Cette sobriété accentue l’émotion ressentie face à des drames humains dont nous n’avons qu’un écho ténu et désincarné. Merci au cinéma d’avoir rendu hommage à une figure du journalisme de terrain. Je continuerai à fouiller les rayons des revendeurs de DVD.  

    Annie Lennox signe la chanson finale du film. Poignant ! juste après la séquence de  la mort de Marie Colvin et du journaliste français Rémi Ochlik, tués dans la même explosion le 22 février 2012, à Homs. 

     

                               

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Ils sont neuf traducteurs reclus deux mois dans un bunker gris aux lumières blafardes. Leur tâche : traduire le troisième tome d’un best-seller mondial, en étant coupé du monde, donc d’internet. La situation n’a rien d’extraordinaire. Inferno, de Dan Brown (Da Vinci Code), a été traduit dans un dispositif semblable par peur du piratage. Dès qu’un succès devient mondial, sa traduction est l’objet de précautions invraisemblables.

    L’enjeu financier colossal ravale la culture à une valeur marchande. Le traducteur est un maillon essentiel de la diffusion d’une œuvre. Il ne se contente pas de transmettre du sens, il produit du sens. Il n’en reste pas moins le parent pauvre de la chaîne éditoriale. Il est payé au feuillet, sauf en France, où il est considéré comme un co-auteur et touche à ce titre 2 % sur les ventes.

              

                                     Les Traducteurs: Sidse Babett Knudsen, Frédéric Chau, Riccardo Scamarcio                                     

    Dédalus III sera traduit en neuf langues. L’éditeur joue gros. Il cadenasse ses traducteurs dans une forteresse sous la surveillance permanente de gardiens armés. Néanmoins, il y a une fuite. Les premières pages traduites apparaissent sur Internet. La publication cessera à condition de verser une belle rançon. Le jeu de piste commence. Un contrepied survient au milieu du film. Le jeu de massacre prévisible devient escroquerie et peut-être règlement de comptes. La mise en scène multiplie les points de vue, livre quelques indices, tâte même de la bravoure dans une séquence haletante métro/auto/repro(duction).

     

    Les Traducteurs: Lambert Wilson

    Regis Roinsard a tourné peu de films mais il a du métier. J’ai passé un moment agréable. J'oublie le jeu trop théâtral de Lambert Wilson en éditeur terrifiant. La veille, je l’avais revu dans Rouge baiser (1985), jeune et cynique photographe tombé amoureux d’une adolescente communiste.

    Je minimise le trop grand nombre de sujets effleurés et de genres ; je retiens surtout l’amour de la littérature, source de rêverie, de vie alternative et parfois de soumission à l'image de l’assistante de l’éditeur sadique, parano et vénal.

     

                                                Les Traducteurs: Anna Maria Sturm, Olga Kurylenko, Manolis Mavromatakis, Eduardo Noriega, Maria Leite, Alex Lawther, Riccardo Scamarcio, Sara Giraudeau

    J’ai aussi éprouvé la satisfaction d’avoir enfin vu un film relativement récent (sorti en février 2020) que j’avais raté juste avant le grand chambardement. Ce retour en arrière m’a fait mesurer le temps écoulé depuis  la fermeture des salles.

    Les traducteurs m’ont donné envie revoir The Ghost Writer, dédié à une autre  profession de l’ombre, celle de  « nègre » au service d’une personnalité incapable d’écrire. Parfois, une petite main ou un grand traducteur franchissent le pas et écrivent pour leur compte, avec des bonheurs variables. Il y a d’ailleurs  une apprentie écrivain parmi les neuf élus. Difficile d’écrire quand on a trois enfants et des fins de mois difficiles, dit –elle, lors d’une séquence incongrue sur l’art ingrat de l’écriture.

     

    The Ghost Writer

    Je me suis souvenu d’un article que j’avais écrit sur les traducteurs à la fin des années 90. J’avais notamment rencontré Thilde Barboni, traductrice d’italien. Elle avait écrit Frémissements, un beau roman qu’elle avait présenté dans ma librairie. Thilde est née de mère hollandaise et de père italien, ce qui la prédisposait à la transmission des langues.

    Je suis curieux de voir quel genre épousera R.Roinsard, après une comédie et un policier intello. J’espère ne pas devoir attendre huit ans, le même intervalle entre Populaire et Les traducteurs (DVD Video Blaq Out). En janvier 2018, Olivier Bourdeaut, auteur de En attendant Bojangles, annonçait avoir lu le script tiré de son livre. Le troisième film de Roinsard devait être bouclé un an et demi plus tard...     

     

     

     

     

     

     


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    Affiche du film La dixième victime

                           Elle a la poitrine qui tue. Caroline attend maintenant sa dixième victime désignée, synonyme de pactole et de célébrité.

    Un ordinateur à cartes perforées désigne Marcello. La Grande Chasse aura lieu à Rome, au temple de Vénus, loué par un producteur de thé. La mise à mort unterviendra durant le tournage d'un spot publicitaire. Ursula Andress et Marcello Mastroianni jouent à balle chasseur sous la houlette d'Elio Petri. L'habillage est signé Courrèges, nous sommes en 1965. Ursula (8 films en trois ans) surfe toujours la vague de fille à James Bond, Marcello veut casser son image de séducteur latin et Elio a envie d'un film "Pop", adapté d'une nouvelle de Robert Sheckley.

     

                                              

    La dixième victime (1965) détonne dans la filmographie d'Elio Petri, auteur de films politiques remarquables dans les années 70. Le film d'anticipation satirique plante le décor d'une société à la violence canalisée dans une Grande Chasse légale. Les combats sont individuels et contrôlés. Pas question de trucider dans une école, un restaurant ou un hôpital. Si le tueur se trompe de cible, il prend trente ans de prison. 

     

                                                              "Un ennemi par jour, le bonheur pour toujours."

                                    "Plus besoin de contrôler les naissances quand on peut augmenter la mortalité."

     

                                                   

    C'est amusant, agréable à regarder ; les décors entrelacent Rome antique et art contemporain. Le film est précurseur, il dénonce l'emprise de la publicité et préfigure l'ère Berlusconi de la télé lessive vingt ans avant l'avènement du caïman. Il y en a un vrai dans le film qui dévore la victime tuée. Mais il y a aussi un aspect ignoré par la critique à l'époque, la désacralisation du mariage. L'amour, oui; les enfants, tant que tu veux; l'union légale, mille fois non.Vive l'amour libre, même entre traqueuse et traqué. Trois femmes pourchassent l'homme au visage figé : la tueuse, son ex-femme et sa maîtresse. Et ça, c'est vraiment tuant. Les rôles sont renversés, les femmes sont les prédatrices, les hommes de pâles jouets entre leurs pattes. La virilité du beau mâle transalpin est mise à mâle.

     

    Couverture du livre L'Autobiographie dilatée par Jean A. Gili 

                                                               Pour les passionnés de cinéma italien, lire L'autobiographie dilatée, une série

                                                               d'entretiens avec Nanni Moretti, un cinéaste engagé dans la lignée de Petri, Rosi ou Risi.

    Le cinquième film de Petri dormait sur l'étal d'un vendeur au marché matinal. J'ai encore acheté son premier long-métrage, L'assassin, toujours avec Mastroianni et Micheline Presle. De nombreuses actrices et acteurs étrangers ont tourné en Italie début des années 60. Ce premier opus ressemble un peu à Garde à vue (1981. Lino Ventura, Michel Serrault), un suspect face à un enquêteur tenace. Après La dixième victime, il y a eu notamment Rollerball (1975), La mort en direct (1980), Le prix du danger (1982), Chasse à l'homme (1993) et Hunger Games (2012-2015) sur les thèmes de la violence canalisée et la télé spectacle.

     

                                                              

    Dans la fièvre du samedi matin, j'ai également choisi un film de 1944 et quelques contemporains. Le plus ancien, Les clés du royaume est tiré d'un roman de A.J. Cronin, avec Gregory Peck, missionnaire en Chine. Le plus récent (2020), sorti un peu avant le premier confinement, Les traducteurs (2020), est le deuxième long-métrage de Régis Roinsard, sept ans après le succès de Populaire.

     

                                              Les Traducteurs: Lambert Wilson, Olga Kurylenko, Anna Maria Sturm, Manolis Mavromatakis, Alex Lawther, Frédéric Chau, Sidse Babett Knudsen, Riccardo Scamarcio, Eduardo Noriega

     

              Voilà pour l'aperçu de mon retour vers le passé. J'espère qu'approche le jour où je reparlerai de nouveautés. 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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