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    Diego Maradona, comme les élections américaines, a éclipsé le virus dans la hiérarchie des journaux d’information. Le « Céleste » a en commun avec Trump des supporters dont la foi ne saurait tiédir, quelles que soient les frasques de leur idole.

    L’info Covid marque une pause avant un comité de concertation demain. Va-t-on copier la France ? Ou suivre l’Allemagne, qui resserre la vis sanitaire ? Curieusement, les statistiques de la pandémie sont indisponibles ce matin. J’avais vu hier que les hospitalisations avaient progressé mardi. Le nombre de décès est élevé. Les contaminations et les hospitalisations diminuent, c’est incontestable, mais la Belgique recommence seulement à tester les asymptomatiques.

                                                          Le Comité de concertation se réunit: voici ce à quoi il faut s'attendre

    Cela promet une belle foire d’empoigne demain à la table de la Belgique fédérée. Les gouvernants européens affichent une claire volonté de transparence. L’idée est de mettre la population dans le coup. Le citoyen découvrirait ainsi un pan des coulisses de la décision politique. Ne parlons de la vaccination, où les points de vue sont unilatéraux. Personne ou presque ne relaie les informations invitant à la prudence à l'égard d'un vaccin élaboré en un temps record. 

    Les séries télé constituent une autre source d’information, d’après l’excellent Hors série du magazine Le Point. Le dossier décortique une dizaine de productions, dont Borgen, Homeland, Le bureau des légendes (je les cite en premier car j'ai acheté l'intégrale ou plusieurs saisons), et encore Game of Thrones (jamais regardé), La casa de  Papel et House of Cards. Et aussi Le baron noir, Gomorra et The Crown.  

     

    Affiche

                                                       Plusieurs scénaristes de séries politiques affirment avoir voulu montrer ce que les gens ne connaissent pas du fonctionnement de la  démocratie. On peut lire également les propos de l’ex premier ministre Édouard Philippe, grand amateur de The West Wing, qu’il a vu quatre fois. Si ce n’est pas de la transparence, ça…

    Le citoyen sceptique sur les intentions bienveillantes de nos dirigeants puisera plutôt l’inspiration sur la plate-forme Tënk, créée contre vents et marées à Lussas, (1100 habitants), niché en Ardèche, au sud-est de la France, au milieu des vignes et des arbres fruitiers, dans le fil des États généraux du film documentaire, rendez-vous de milliers de personnes en été depuis1988. Cette plate-forme originale propose 500 films, provenant de tous pays, témoins des luttes contre des régimes inégalitaires ou des géants économiques. De quoi donner des idées d’action citoyennes.

     

    EGDLe cinéphile, lui, commence à consulter le calendrier des sorties de fin d’année. Une quinzaine de films sont annoncés, du moins en France, qui ré-éclaire les salles obscures le 15 prochain. Va-t-on copier la France ? (Bis. Ici je suis d'accord). Les grandes manœuvres ont commencé. Les distributeurs pressent les exploitants de prendre des gros films, synonyme de large public. Quinze sorties, c’est jouable. Habituellement, une centaine de films se disputent l’affiche au mois de décembre.  

    Le président de la Fédération nationale des cinémas français (FNCF) est confiant.

    "On sent bien que l'appétit pour la salle comme médium, l'envie de sortir enfin de chez soi, de recréer du lien émotionnel, sont plus forts que jamais. Et quand je vois les sorties prévues en 2021, ainsi que les films qui se préparent, j'en suis persuadé : on se dirige vers un nouvel âge d'or pour les salles de cinéma. "

     

    Encore Heureux : Photo Carla Besnaïnou, Edouard Baer, Mathieu Torloting, Sandrine Kiberlain

                                            Acceptons-en l’augure. Ce soir, sur RTL-TVI, en deuxième écran, Encore heureux une comédie décalée, inconnue sur mes tablettes. Je regarde rarement du cinéma sur cette chaîne privée, trop de coupures publicitaires. Mais, je suis curieux. Je vais enregistrer et ainsi pouvoir esquiver les écrans commerciaux (plaisir sadique). Trop d’écrans tuent les grands.

     


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    Mes relations sociales sont réduites au minimum vital. Je me rabats donc sur les témoignages lus dans des magazines et des livres, voire recueillis au cours d’une belle balade automnale. Le télétravail, les soins de santé, les inégalités sociales accrues me paraissent des enjeux plus cruciaux que la dinde de Noël en petit ou en grand comité.

    Je m’intéresse d'abord à ce couple qui télétravaille à 100% depuis 2017 dans la même société. Ils ont acheté à la campagne, moins cher qu’à la ville. Ils ont dédié un espace spécifique au bureau dans leur foyer. Ils ont gagné 1 heure 30 de déplacement par jour. Le couple essaie de bien différencier lieu de travail et lieu de vie. Ils confient à Philosophie magazine qu’ils passent vacances et fins de semaine ailleurs.

     « Car rester à la maison, c’est rester au travail. Et on essaie de partir en vacances avec des amis. Car partir à deux, c’est comme partir entre collègues ».     

                                                                

    L’excellente livraison d’une de mes revues préférées a enquêté sur la fusion du travail et de la vie (n°144, nov.2020). Un architecte estime qu’à l’avenir, son travail consistera  probablement à recréer des délimitations, puisqu’en « introduisant le bureau dans le domicile, le capitalisme fait sauter les ordres d’existence. » L’architecte voit l’entreprise comme « un espace de rassemblement où l’on est exposé aux autres et où se constitue un nous. Peut-elle se passer d’un lieu physique clairement délimité ? »      

    Un ami me confiait, qu’après six mois de boulot à domicile, les blagues des copains commençaient à lui manquer. Sinon, le travail sédentaire lui plaît, avec un gain de trois heures de navette vers Bruxelles et retour. Et si l’avenir était au télétravail en dehors de chez soi, dans des espaces de co-travail, lieux collectifs où les entreprises se mélangent, créant brassages d’individus et d’idées.

    Quoi qu’il advienne, les relations sociales demeurent une composante essentielle de l’équilibre professionnel et affectif, particulièrement dans la sphère des soins de santé. Jean Nouaillat est médecin gériatre. Il parle de la crise sanitaire et de ses perspectives dans un recueil de témoignages de dix-huit dispensateurs de soins durant la pandémie (Prendre soin après Ed. Seli Arslan). De l’humain, encore et encore.

     

                                                        © FTLB - PWillems

    « Nous avançons vers une médecine scientifisée, technicisée, télémédecinée. Le colloque singulier, c’est terminé. Je ne sais pas comment va évoluer le monde médical, mais le soin, ce sera encore pire. On est en train de demander des équipes mobiles, de la télémédecine, de la téléconsultation, de la télérééducation ; bref l’individu est de plus en plus isolé, sachant qu’il y a encore beaucoup de précarité numérique. Ceux qui ont actuellement besoin de soins n’ont pas encore la culture numérique.  Mais il y aura toujours des soignants  formidablement humains. »

     

         Federation des restos du coeur de belgique: 250000 colis d'urgence par an                                    

    Le dernier signe capté à l’extérieur est un appel muet, criant de besoins, couché sur une lettre (belge) des Restos du cœur. L’association fait face à un nouveau public : travailleurs de l’Horeca, artistes, étudiants, chômeurs qui viennent de perdre leur emploi. Les restos son débordés. Les colis alimentaires et les repas à emporter ont remplacé les repas à table. Les cantines populaires manquent de tout, les collectes habituelles de vivres ont été suspendues. Des fonds sont nécessaires (en France aussi) pour financer les mesures de protection sanitaire et l’emballage des repas à emporter.

    Les dons sont déductibles fiscalement. A vot’ bon cœur, M’sieur Dame…  J’ouvre un ban en faveur de l'Amitié.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    C’est trop beau et c’est réel. La Cinetek débarque en Belgique, avec un catalogue incroyable de films mémorables sous le bras. Dix films, une thématique par mois pour 2.99€, à regarder en streaming, faute de mieux. Vous pouvez toujours connecter votre PC à votre récepteur télé.

    Tours et détours : sur la route, c’est le thème du mois. La sélection est renouvelée tous les 10 du mois. L’itinéraire est somptueux, avec pour étapes, Taxi Driver, Bagdad Café, Sans toit ni loi ou Le goût de la cerise. Un invité commente un film de la sélection. 

     

    Sur la route : Photo Sam Riley, Walter Salles

    L'initiative est née en 2015 en France sous la houlette de la Société des réalisateurs de films, bien aidée par les pouvoirs publics et une poignée de sociétés de production privées. Une trentaine de cinéastes ont déclaré leurs cinquante titres préférés, dans des genres très différents. Quatre cents longs-métrages étaient disponibles dès l’ouverture dont une bonne part d’inédits en plate-forme de VOD. (Je précise au passage que streaming signifie diffusion, un procédé qui permet de voir des vidéos en temps réel, en continu, sans téléchargement.) Huit cent titres sont visibles aujourd’hui dans des versions restaurées pour les plus anciens (Chaplin, Risi, Kurosawa, Bergman…)

    Le septième Art se démène pour continuer à exister. De nombreux festivals ou rencontres se déroulent en ligne. Les revues spécialisées  ouvrent leurs pages aux critiques de films diffusés sur plateformes ; elles étoffent aussi  leur sélection DVD.

     

    illustration de Warner Bros. Siège social de  logo de Warner Bros. , Burbank, Californie

    La grosse société de production américaine  (une major) sortira un de ses poids lourds (Wonder Woman 1984) le mois prochain en salles et… en streaming simultanément. Les salles françaises négocient leur réouverture  pour le 15 décembre. Ce doit être possible, si le Vendredi noir (Black Friday) a bien lieu, décalé d’une semaine. Le commerce passe en force, pourquoi pas la Culture en douceur. Je trouve indécent que la grande distribution, déjà bénéficiaire privilégiée de la pandémie, s’accroche à ce raid de consommation effrénée alors que les petits commerces tirent la langue jusque sous terre.   

    Mais voilà, les Français, davantage que les Belges, piaffent pour un retour à la normale. Le virus recule un peu, allons-y,  repartons comme en juin, lorsque la route des vacances et des voyages a ramené le virus délogé  après 55 jours de laborieux confinement.

    Plusieurs chaînes télé chauffent le public. Elles diffusent une kyrielle (457 au choix) de téléfilms sirupeux sur le thème de Noël depuis le lendemain de la Toussaint. Une famille dresse déjà le sapin, pour créer une ambiance festive. Je sais que c’est bon pour le moral, que le moral chancelle. Toutefois, un retour à la normale précipité serait plus néfaste encore que l’impasse sur de grandes fêtes familiales.

     

                                    Affiche Le Noël de Sophie    Affiche Noël au Majestic  Affiche L'Alchimie de Noël

    Et si on imaginait des réunions de famille en noyaux restreints, parsemées de rendez -vous à distance avec les proches lointains via la visiophonie. Pour la Saint-Nicolas, on peut déposer des listes en magasins et en librairies, puis emporter ce que le grand Saint a retenu. Et le patron des écoliers voit d’un bon œil la confection de jouets maison.

    Nous pouvons prendre les choses en mains, affirme Zoupitizoup. « On attire ce qu’on rayonne, ce qu’on projette. »

    Dans tous les cas, l’espoir fait vivre.

    Il faut, dans ces vies immobiles, réintroduire le principe d'espérance. Non pas en cultivant les rêves et les nostalgies mais en agissant. Car l'espoir est action. Il n’est ni vœu pieux, ni velléité. Agir, même de la façon la moins spectaculaire, est toujours espérer, c’est-à-dire combattre l’irrévocable, faire fi de l’irréversible. C’est instaurer du nouveau, ouvrir une bifurcation.(Laurence Devillairs)

    Une amie, gérante d’un établissement à la fois boulangerie et espace de restauration, me confiait dans Namur déserte son espoir de rouvrir la salle à manger le 15 janvier. Elle a réduit ses heures d’ouverture, elle prépare des plats à emporter (une personne en cuisine), elle ronge son frein avec le sourire, malgré les chaises sur les tables.Elle résiste et prouve qu’elle existe.

     

     


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    J’écris à la main. Sarah Polley chante De beaux lendemains en sourdine.

    Ni liens hypertexte, ni films en pagaille aujourd’hui. Centrage sur les mots au gré de pensées incertaines.

    Le virus bat doucement en retraite. Le confinement paie (ruine aussi). Des vaccins sont annoncés. Le bien venu sera gratuit et facultatif en Belgique, de façon à obtenir l’adhésion de la population.

    Une part ciel de ciel bleu perce les brumes de la lassitude. « On peut dire, avance un sociologue, qu’un peu d’incertitude est levée. »

    Du coup, on aimerait avoir la certitude que Saint Nicolas et le père Noël chérirons les chaumières, que nous pourrons embrasser nos proches au pied du sapin ou sous le gui.

    Rien n’est moins certain, rien de tragique non plus. Après tout, malgré tout, nous sommes toujours en vie. Et puis, l’incertitude est essentielle, elle tient à l’essence même de la vie, nous disent les philosophes que je consulte beaucoup ces temps-ci.

     

                                                 La passion de l'incertitude par Astor

    Toute existence s’affirme et s’affermit dans un milieu incertain et à partir de lui. Exister, pour quoi que ce soit, c’est construire ou organiser de l’assurance là où il n’y en a encore aucune. (La passion de l’incertitude, Dorian Astor)

    Agir génère l’assurance ; sortir de la prostration, de l’impuissance.

    Composer avec « ce flux et ce reflux de sensations, de pensées, de ruminations, cette  intranquillité permanente qui nous taraudent et dont le poids est aussi décisif que celui de nos actes. » (Guérir la vie par la philosophie, Laurence Devillairs)

     

                                 Guérir la vie par la philosophie par Devillairs

    Bricoler, promener, travailler, courir, rêver, parler (même à distance), rire masqué, « tout cela fait qu’il n’y a que moi qui puisse être moi, que je suis le seul à avoir être ce que je suis », dit encore la philosophe.

    Chacun a sa façon de traverser la pandémie. Je décide ou non de porter un masque. Je respecte ou non la bulle sociale réduite à sa plus simple expression. Je suis soucieux ou non des autres.

    Les experts discordants brouillent les repères. J’en suis réduit à soliloquer, à accorder les deux parties de moi qui tiraillent en sens contraire. Prendre ou non les petits-enfants, cruel dilemme des personnes dites fragiles.

    Temps incertains, certitudes ébranlées. J’ai ni peur, ni crainte, mais une appréhension sourde me saisit parfois, dictée par l’ambiance morose. Quels flots nous mèneront à bon port ?

     

                                                  Petit traité de philosophie naturelle par Moore

    C’est la question que se pose Kathleen Dean Moore, contrainte avec sa fille, de changer de cap, à bord de leur bateau au large de la Colombie britannique. Il faudra qu’elles naviguent à l’estime, car elles ne connaissent  pas les eaux et n’ont aucun moyen de se repérer. La mère a peur, elle laisse sa fille de 24 ans à la manœuvre.

    L’expérience va parfois à l’encontre des théories, et l’on ne peut tout prévoir dans la traversée de la vie. Je n’avais pas idée que lorsque  ma fille deviendrait adulte, nous serions adultes ensemble. Qu’elle apprendrait des choses que je ne pouvais lui enseigner, qu’elle aimerait l’eau encore plus que moi. Je n’avais jamais imaginé qu’un jour, c’est moi qui irais vers elle pour qu’elle me protège. C’est bien normal, j’imagine. C’est une bonne chose. C’est juste un peu surprenant.  (Petit traité de philosophie naturelle, Kathleen Dean Moore).

    Laissons-nous imaginer le meilleur.

    La bande originale du film De beaux lendemains termine de défiler une deuxième fois. Un oasis de douceur ;  en voici les références, Virgin ‎– 724384509125.

     

    Je n’ai plus qu’à transcrire le manuscrit du jour et à vous l’envoyer.

    Belle journée.

     

     

     


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                                                    Une Valse dans les allées : Photo Franz Rogowski, Sandra Hüller

    Je continue à pointer les films à la télévision. Ce soir,  je me propose de regarder Une valse dans les allées, sur Arte, la chaîne du gai Savoir. Deux manutentionnaires d’un hypermarché dansent une relation amoureuse sur un tempo poétique et absurde. J'ai de bonnes sensations prémonitoires. Thomas Stuber n’a sorti qu’un long-métrage sur grand écran. Il enrichit la génération du nouveau cinéma allemand, qui navigue entre réalisme et onirisme. 

    Transit, vu en début de semaine (rediffusé le 4 décembre), toujours sur Arte, mêle les époques et les identités. Un homme endosse la vie d’un mort. Il suit un fantasme  incarné par la femme du défunt. Les fascistes occupent le port de Marseille. Un enfant cherche un père. Mon tout est un film étrange et hypnotique. Christian Petzold  compte déjà plusieurs fleurons à son actif, dont Barbara et Phoenix, toujours avec la troublante Nina Hoss.         

                                         Barbara : photo

    Je me souviens que fin 2019, Werke ohne Autor, j'ai qualifié de chef d’œuvre parmi mes films de l’année. La biographie du photopeintre Gerhard Richter était prétexte à retracer les turbulences d'une Allemagne écartelée entre nazisme et communisme. Ici encore,  une touche de fantastique côtoie le réalisme.

    Point de fioritures lorsque le cinéma allemand affronte les démons du passé. Le labyrinthe du silence, Fritz Bauer, un héros allemand et L'affaire Collini (jamais sorti en France) vont droit au but. Ils dénoncent le silence coupable d’une génération sur les exactions commises par les nazis. Ces reconstructions de l’Histoire retracent fidèlement  une chronologie de faits accablants.

    Six films qui me font apprécier ce cinéma à la fois austère et débridé, porté par d’excellentes actrices  telles Nina Hoss, Sandra Hüller (ce soir dans Une valse (2018) dans Toni Erdmann en 2016) ou Paula Beer (Transit et Frantz), sans oublier Franz Rogowski, le Joaquim Phoenix allemand.

    Le cinéma européen séduit par sa diversité. Jo Biden, président élu, a confié que son film préféré est un film britannique, Les chariots de feu. Il commente son choix : "C’est bien, Les Chariots de Feu, calme, tranquille, intelligent, empathique, tourné vers l’autre… Exactement, ce que j’attends des quatre  prochaines années".

    Le président tranquille me convient parfaitement, avec ses projets bons pour la planète. Son programme prévoit de financer l’installation de 500 millions de panneaux solaires, la construction d e 60.000 éoliennes. Biden  bloque également  les  nouveaux forages pétroliers.

                                          

     

    Le premier démocrate joue la transparence. Ce n’est pas le cas d’EDF qui crie au secours tant son endettement grossit (57 milliards d’euros en 2028, 42 milliards actuellement). L’État maintiendrait l’électricien hors de l’eau en finançant une bonne moitié de six nouveaux réacteurs EPR en France. Le dossier (47 milliards) progresse discrètement derrière le paravent opportun de la pandémie. Cette fuite en avant équivaut à jouer à la roulette russe tandis  que les chantiers de l’EPR de Flamanville, d’un réacteur finlandais et de deux réacteurs chinois cumulent les retards et explosent les budgets.Comble du comble, EDF obtiendrait de vendre son électricité à un prix garanti.

                                               Que faire avec les eaux contaminées de Fukushima ?

    Le Japon n'est pas en reste en matière de dissimulation. Il essaie de passer en force sur un dossier sensible : la liquidation des eaux radioactives de la catastrophe de Fukushima. L’opérateur et l’État nippon voulaient déverser les eaux toxiques dans l’Océan pacifique. C’est contraire au droit de l’environnement. Heureusement, une levée de boucliers citoyens (pêcheurs et associations de consommateurs)  a bloqué la manœuvre. Sinon, la mauvaise affaire était entendue dans l’indifférence internationale. Comme titre un article de Paul Lannoye à paraître dans le prochain Kairos : Nucléaire : le confinement de l’information a bien fonctionné pendant huit mois.

    Le cinéma tend l’oreille. L'été nucléaire vient d’être présenté au festival de Séville. Cinq amis vivent  coincés dans une ferme les premières 24 heures suivant un accident nucléaire. Un distributeur français a acheté le film. On peut quand les projecteurs recommenceront à ronronner.

     

     

     


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