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    Les confins du monde sombrent dans l'oubli d'une grosse déception.

    Le personnage monolithique de la vengeance ne déride jamais les plis existentiels.

    Un deuxième rescapé lit Saint Augustin au lieu de gréer ses démons intérieurs. Il vit mieux tandis que le caporal boit le calice jusqu'à la lie.

    Gérard Depardieu toujours hanté par le deuil de son fils donne texture à de courtes apparitions, traçant la ligne entre un bon et un  grand acteur.

     

                                  Les Confins du monde : Photo Gaspard Ulliel, Gérard Depardieu

    J'attendais plus d'honneur et de grandeur chez la troupe occupante à l'instar des mes vieux souvenirs de La 317ème section (1965), indétrônable dans la description d'une guerre (Indochine) insensée, barbare et coloniale. J'ai encore frais en mémoire la guérilla métaphysique de Ni le ciel, ni la terre aux confins de l'Afghanistan.

    Le caporal Tassen présente le profil  archétypal du stressé post-traumatique, incapable de diluer au présent le passé obsédant. Il demeure sourd aux incitations apaisantes d'un mentor philosophe.

    La plume rédemptrice, l'arme nihiliste. Nulle larme dans mes yeux agacés.

     

    Apprendre à éprouver et à supporter les émotions  profondes est essentiel pour surmonter le traumatisme. ... Le traumatisme ravage le circuit d'implication sociale et et entrave la coopération. (Le corps n'oublie rien, p.462)

     

     


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    L’expressionnisme du noir en blanc sied parfaitement au format 4:3.

    Peu de mouvements, les personnages au bord du cadre. Des gros plans s'attardent sur le grain de peau. La caméra statique absorbe le mouvement déployé plein champ.  Cold War s’imprime dans une esthétique éblouissante. De la Pologne rurale à L’éclipse parisienne. La cantate de Staline versus Bill Haley. Musique et chants troussent la romance.

    Cold War : Photo Joanna Kulig, Tomasz Kot

                                                                      Pas encore de mur à Berlin mais déjà l’infranchissable désaccord des êtres. Il insiste, elle se dérobe. Danse des sentiments, valse des mondes inconciliables.

    J’ai préféré Ida dont la vie intérieure m’a paru plus universelle que le romantisme échevelé d’un amour centré sur lui-même.

     

    Ne pouvant savoir avec certitude ce qui est bien en soi, on recherche ce qui est bien pour soi.

    Les enfants du vide, p.130  Allary Éditions

                                                      vinyle

     

                                         


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                          Woman at War : Photo

     

    Le film idéal avant ou après une marche pour le climat. Woman At War, Jeanne d'Arc à l'assaut des moulins à haute tension. La nature vous le rend bien : se fondre dans la mousse, dans l'eau, dans la roche. Des moutons qu'un chien de ma chienne suit partout. Du chœur à l'ouvrage vient la douceur nécessaire au repos de l'esprit. Gaffe à la bande son, elle en dit long. Gravité plus que légèreté. Il ne fait pas bon être un touriste en Islande. Si j'ai adoré ? J'ai failli. J'ai réfléchi, résonance avec le chaos ambiant : cause individuelle ou collective ? Fusion ou singularité ? Je m'en tiens aux évidences; poésie, musique et fantaisie sont les meilleures amies de l'homme.

     


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                                           Il n'y a pas de planète B

                                Ce n'est pas le climat qu'il faut changer, c'est le système.

                                      Peu d'empathie, on en pâtit.

                                  Je consomme, tu consommes, nous consumons.

                                            

     

                                                           Toutes générations confondues,

                                 quel beau film nous avons tourné dans Bruxelles aujourd'hui.

                                Septante cinq mille terriens ont marché ensemble pour un monde meilleur.

                                      Calme, conviction, union sur un chemin nouveau à tracer. 

                                       Une superproduction  réjouissante, gorgée d'espérance 

     

     

     


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    Et Les veuves devinrent braqueuses.

    Chicago métissée, cité clivée.

    La dynastie blanche manipule toujours la plèbe.

    La femme noire au toutou blanc va de l'avant.

    La blonde longiligne remonte la pente.

    L'Hispano en bonne samaritaine.

    L'afro oxygénée coiffe sur le poteau.

    Rêves fracassés, la solitude subsiste.

    Femmes solidaires tancent les mâles répugnants.

    La femme n'assure plus l'avenir de l'homme.

    Trop longue mise en place, dénouement très bâclé.

     

     

     

     


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