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    Je respecte la tradition d'écrire le 1er de chaque mois même si je ne retourne pas au cinéma avant le 3 juillet. Les salles belges rallument leurs projecteurs aujourd'hui. Les exploitants sont prudents. Ils sont nombreux à limiter les écrans à un tiers de leur capacité. L'incertitude règne sur la fringale des anciens spectateurs. Les chiffres de nos voisins français donnent quelques indications.

     

                                  De Gaulle : Affiche         L'Ombre de Staline : Affiche

     

    La reprise a drainé 438.000 spectateurs sur la semaine du 24 au 30 juin, soit un cinquième de la semaine précédant le confinement. Les mêmes films se partagent les cinq premières places dans un ordre légèrement différent. Toujours une comédie, La bonne épouse en tête, devant De Gaulle, L'ombre de Staline, sautant le film d'animation En avant et The Invisible. Le trio de tête réunit les trois quarts des entrées, avec un nombre très bas de spectateurs par copie. La jauge de 33% n'a pas été atteinte. Le public a privilégié le rire, le document historique, le spectacle familial et l'horreur. Les goûts reflètent quelques grands genres du cinéma (hormis le polar) et un penchant pour ce qui est familier. Le quintet de tête était déjà sorti avant la pandémie, les nouveautés ont ramé. Ces films sont visibles en Belgique, hormis L'ombre de Staline.

     

                                                               The Invisible Man

     

    En plébiscitant une programmation du passé, les spectateurs ont peut-être manifesté la volonté de reprendre là où le temps s'était arrêté, de confier la nouveauté au bouche à oreille, et de choisir ainsi en connaissance de cause, la sortie cinéma, étant plus que jamais une grande aventure.  

    J'ai misé sur Les parfums pour ma séance de rentrée par l'odeur alléché d'un rapprochement improbable entre un "nez" déclinant et son chauffeur aux épaules carrées. De l'intime, un milieu feutré, de bons acteurs, l'esprit français, l'envie est là. J'enchaînerai avec une nocturne en plein air, La La Land, un de mes gros coups du lustre écoulé (2017), déjà vu deux fois. C'est au drive in, en Californie, en 1958, que j'ai connu ma première émotion cinéphile...  

     

                                             Les Parfums : Photo Emmanuelle Devos, Grégory Montel

    Sinon la Cinematek annonce un été axé sur les classiques et les hommages dans une seule salle rouverte. L'article précédent  évoque deux initiatives à ciel ouvert dans les deux capitales du pays, Bruxelles (également capitale de la Flandre) et Namur. J'irai à Bruxelles, c'est certain, chercher mon Ciné-Pass (cadeau de ma fille) au Palace, une salle fleuron du patrimoine. Une belle soirée en perspective, il en faut.

    Et lorsque je serai disposé à repenser les trois mois écoulés, je me ferai une projo à domicile, en regardant un documentaire témoin d'une ère insolite, Le jour qui vient. C'est gratuit. L'auteur qualifie son court-métrage de cinéma outil. Il a été réalisé  avec les moyens du bord : interviews Skype, vidéos des réseaux sociaux et séquences sur le Net.                                          

    Je reviens très vite vivre avec vous l'ivresse des parfums. Je vous laisse avec la musique de La septième cible, j'adore le thème d'entrée.


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    C’était l’après-midi du 26 juin 2014. Ce jour-là, Cinémoitheque publiait sa première page. Je ne prévoyais pas de tenir aussi longtemps une chronique consacrée aux histoires de films et de spectateurs. J’ai cru devoir jeter l’éponge au début mars, à la fermeture des cinémas. Pourtant, une trentaine d’articles ont vu le jour sur le cinéma confiné, les répercussions du virus sur le septième Art, les perspectives de reprise et quelques réflexions globales sur le monde de demain. Le simple spectateur s’est effacé derrière le citoyen de la planète.

    Il y a évidemment une vie en dehors des salles obscures et je suis heureux d’avoir pu en parler aussi. Ce qui pose la question de l’orientation de ce journal en ligne en âge d’école primaire. Je reporte la réponse à cette interrogation qui n’est épineuse que pour moi. Je devrais me concentrer sur la reprise des projections mercredi prochain en Belgique. Le programme mi-figue, mi raisin, la frilosité des distributeurs, la disposition en quinconce des spectateurs, la réservation souhaitée (en ligne), le masque dans les espaces communs, freinent l’élan vers le grand écran. Je crois que je me contenterai de séances ciblées, un tri sélectif centré sur la qualité et l’originalité.

    Donc certainement Tenet (vendredi 31 juillet) parce que Christopher Nolan, toujours intéressant, même nébuleux (Inception ressort dix ans après) et Police, curieux de voir le couple Virginie Efira et Omar Sy  (le 2 septembre, ce sera déjà la rentrée). Dans l’immédiat, Les parfums me font de l’œil.

     

     

                                                     

    Peut-être aussi un classique ou une œuvre culte en plein air, à la citadelle de Namur, du 1er au 19 juillet. 25 € la voiture (maximum 5 passagers), écran de cent mètres carrés, trois mètres entre chaque véhicule, son via l’autoradio. Mais pas un pied dehors, sauf pour satisfaire (avec masque) un besoin pressant. Boissons et friandises sur demande, servies masqués.

    Pour les claustrophobes, Bruxelles fait son cinéma dans une dizaine de communes (trois déjà complètes). Réservation obligatoire, distance physique et masque de rigueur. C’est gratuit, Les projections débutent à la nuit tombante, vers 22h10, À Namur, séance à 20h et 22h30, l’écran Led permet de commencer avant le dodo du soleil. Des séances familiales sont prévues le mercredi, samedi et dimanche à 16h00. Les films musicaux sont déjà complets, les organisateurs envisagent des séances supplémentaires l’après-midi. Ne manquez pas La La Land le 6 juillet à 22h30, en version originale comme il se doit. 

    Je me rends compte que je n’ai pas encore raconté d’histoire digne de ce billet anniversaire. En voici une curieuse, celle d'un film inachevé, évoqué dans un roman de Julie Wolkenstein. Les vacances parle de cinéma, de châteaux normands (lieux de tournages) et de la rencontre fortuite d’une professeure de lettres à la retraite et d’un jeune doctorant en histoire du cinéma. Les deux universitaires croisent leurs connaissances respectives pour retracer l’aventure du film de Rohmer inabouti en 1952, Les petites filles modèles.

     

    Bella Darvi

    Bella Darvi

                                                                           Michèle Girardon Picture                       http://php88.free.fr/bdff/film/2000/0082/06i.jpg                                                                          Michèle Girardon                                                          Marie-Georges Pascal

    Leurs recherches exhument une autre version du roman de la comtesse, tourné en 1971, avec une kyrielle d’actrices dénudées. Parmi elles, trois interprètes au destin tragique, toutes suicidées avant quarante ans (leurs biographies sont de véritables mélos). Elles ont joué des bouts de rôles dans des films célèbres, n’ont jamais percé et ont connu des déboires amoureux. Me voilà plongé dans la petite histoire du grand art avec deux détectives érudits. Quelle belle surprise que ce Folio 6648 pêché par-dessus une rangée de livres de poche.

     

     

                                                Je croyais être à court d'inspiration. Il y a toujours une histoire qui traîne au coin d'une page, d'une salle ou d'une mémoire. J'ai assuré le court terme du blog : j'ai deux places pour Les parfums le 3 juillet et pour notre voiture le 6 juillet. Ma compagne est partante, reste à déterminer qui nous accompagnera lors de ces vraies fausses premières.

     

     


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    Les cinémas rouvrent aujourd’hui en France. Les Belges attendront encore une dizaine de jours. Quelle sera l’ambiance de reprise ? L’air du temps est encore indéfinissable,humé selon les tempéraments et les humeurs variables. Il y a ceux qui foncent à fond dans la fête de la musique, qui oublient la distanciation physique, au point d’être dispersés par la police dans un quartier fêtard de Bruxelles. Il y a aussi les joueurs de tennis, heureux de se revoir, qui s’étreignent et vont en discothèque après avoir taquiné la balle. Et boum, le 19ème mondial a chopé le virus. Ses compagnons de sortie seront testés. Les organisateurs de l’ U.S. Open ont tranché : le tournoi aura lieu devant des gradins vides. La Suisse, l’Allemagne, la France, la Chine connaissent une recrudescence d’infections. La Covid vit toujours, elle nous attend au tournant déconfiné.

     

                                                      Fête de la musique : elle aura bien lieu le 21 juin, mais "sans prendre de risques"

    Je me range plutôt du côté des prudents, âge oblige, mais aussi parce que le fond de l’air me semble pesant. Un sentiment partagé par un couple d’amis, satisfait d’avoir noué de nouvelles habitudes durant le confinement. Ils ont décidé de prolonger cette période de calme et de silence, en réorganisant leurs sorties. Les mesures de sécurité sanitaire les indisposent, entravent une liberté de mouvement qu’ils espèrent revivre un jour… indéterminé. Nous étions les premiers amis qu’ils invitaient. Le tarissement des relations sociales a finalement été le plus difficile à supporter de même que la coupure avec une famille nombreuse, revue dès l’interdit de réunion levé.

    « En étant séparé des autres, je me sens séparé de moi-même autres», dit un  philosophe, isolé en face de l’océan. « Ce coronavirus est un danger que l’on se sent pas… D’un côté on vit normalement, mais de l’autre, on a presque cessé de vivre… Je vis pour moi-même, mais si je ne peux plus vivre pour personne, c’est comme si je ne vivais pas.» (Nicolas Grimaldi, Philosophie magazine, n°139, juin 2020)

     

                                                     Namur - La Sambre et le Pont d Omalius.jpg

    Cette dame croisée dans la rue confirme que « c’est différent ». Elle ne peut éclaircir un sentiment diffus. « Il y a le bruit, les gens, les déchets qu’ils laissent…Moi, je n’étais pas confinée, je me promenais le long de la Sambre, comme d ‘autres d’ailleurs. J’ai revu des personnes que je n’avais plus vues depuis des lustres… Quand il y a trop d’agitation maintenant, je vais me promener en haut de la citadelle, là je suis bien. »

    Un quadragénaire regrette un peu que ça reparte comme avant. Les gens bougent, reprennent une cadence soutenue, avec la reprise des activités des enfants, les obligations sociales, le trafic automobile. Il a une moue soucieuse. Il sent les choses lui échapper. Il espérait que la pause forcée serait l’occasion de repenser notre mode de vie. La Belgique n’en prend pas le chemin au contraire de la France, instruite de 150 propositions de la convention citoyenne sur le climat. J’attends la réaction du monde politique avec curiosité et espoir au lendemain d’élections municipales, prometteuses pour les Verts. En Belgique, le parti Écolo est réduit à être la roue de secours d’un éventuel gouvernement majoritaire.

                                            

                                                                                          Quand je dis que l’air est plombé, c’est au propre. Les gaz à effets de serre réoccupent l’atmosphère en molécules serrées. La carte de la pandémie révèle la vulnérabilité des zones urbaines face au virus, de la Grande-Bretagne au nord de l’Italie, en passant par Paris, Bruxelles, Barcelone et le sud de l’Allemagne, une aire géographique baptisée Blue Banana. Des chercheurs étudient l’influence probable de la pollution sur la santé des citadins, très sensibles au virus. En attendant, le thermomètre est monté à 38° en Sibérie, du jamais vu dans l’Arctique. La glace fond, elle ne renvoie plus les rayons du soleil, tandis que l’océan noir absorbe la chaleur et réchauffe l’Arctique, un phénomène qui ne fait qu’amplifier. L’urgence climatique demeure, superbement ignorée par des dirigeants et des économistes affolés.

    Et donc, les salles françaises ont rouvert dès minuit dans plusieurs villes, délestées de la limite de capacité à 50% par salle. Le président Macron accélère le retour à la normale, en autorisant les groupes des spectateurs à s’asseoir côte à côte, démasqués. L’assouplissement des contraintes a été décidé vendredi, prenant tout le monde de court.

    Ici, j’attends le programme. Je connais déjà le prix unique de la séance à 5.2€ et l’horaire réduit à trois séances, en début d'après-midi, fin d'après-midi et soirée. Rien ne presse.

     


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    Un des soucis des producteurs de films, c’est de reconquérir un public adolescent déjà évanescent avant la pandémie. Personne ne peut prédire quel état d’esprit animera la jeune génération quand elle retrouvera une liberté de mouvement complète. Il semble que la peur de l’avenir domine sur fond d’anxiété et de dépression, l'envie de vivre au jour le jour. Une part significative de jeunes hésitent à ressortir, à retourner à l’école. Ceux qui sont toujours privés de cours ont peu d’exutoires; la tentation du repli sur soi est grande, entre tablette, smartphone et video en ligne. Pourtant, le virtuel a montré ses limites. La communication à distance finit par lasser. L’envie est grande de se toucher, de se parler en face à face, surtout chez les 13-15 ans. Tant mieux.

     

                                               Les quatre cents coups : Photo

    Les cinémas fermés, le jeune public a regardé des films sur les plateformes, sur PC et à la télévision. Le petit écran a fédéré comme jadis autour de comédies, d’action et de science-fiction, les trois genres à l’honneur durant le trimestre écoulé. La réouverture des salles va raviver l’intérêt pour la sortie en groupe. Voir un film, en discuter ensuite, forger un vécu commun, reste nettement plus vivant que la vision solitaire devant une tablette au format étriqué. 

    Réunis en séminaire, une poignée de producteurs italiens ont réfléchi sur les contenus des futurs longs-métrages. Il est possible que la nature mondiale de la pandémie favorise le développement d’histoires « en lien avec des thèmes universels", disent-ils, qui deviennent sans doute « plus nécessaires » parce qu’ils nous interpellent tous. En somme, un cinéma qui interpelle le monde et le fasse bouger. L’occasion est belle de sortir du formatage, d’inventer une nouvelle cinématographie, Les films produits abordent rarement les préoccupations des jeunes, un âge très négligé, généralement ignoré des médias et des politiques.

    Les producteurs transalpins insistent : ce sont les nouvelles générations qui vont vraiment nous mettre en contact avec la nouvelle réalité post-covid, une génération qui  n’a pas un accès privilégié à l’industrie aujourd’hui. L’enjeu est donc de « veiller à ce que les jeunes soient écoutés, qu’ils soient inclus et encourager la coopération intergénérationnelle.»

    Claude Mourieras, fondateur et directeur de la Cinéfabrique à Lyon, abonde dans le même sens, cité dans Papiers,  la revue de France Culture, d’avril-juin 2020 (n°32) consacré à l’avenir du cinéma français.  

     

     Il faut réinventer, revoir les modalités de production et de fabrication qui nous ont fait vivre ces trente dernières années, délaisser les carrières linéaires, qui ont été celles de beaucoup de cinéastes de ma génération. Les jeunes que nous formons semblent avoir beaucoup plus envie de passer d’un mode à l’autre, de la réalisation à l’écriture d’une série, puis à un poste de technicien (lumière, décors) sur un film, d’être en quelque sorte des couteaux suisses, ce qui induit certes une plus grande fragilité, mais un intérêt artistique plus fort. 

                                                  Critique : Bigfoot Family

    Cette profession de foi épouse le goût d’une génération pour le pitonnage (zapping), multipliant les essais avant d’adopter son mode d’expression ou son loisir préféré. Cela posé vers l’avenir, l’immédiat confortera peut-être le plaisir recouvré d’une soirée cinéma en famille. Les studios de Ben Stassen proposent un divertissement ad hoc, écologique, critique sur le culte de la célébrité, tous publics, en 3 D. C’est la suite des aventures du jeune Adam de Bigfoot Junior. Le film d’animation est en compétition officielle au festival d'AnnecyJe parie sur une sortie pour les fêtes de fin d’année. Adam part en guerre contre une compagnie pétrolière afin de sauver une réserve naturelle. En voilà un sujet universel, très mobilisateur !  

     

     

     


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    La bonne nouvelle du jour, c’est le sourire de la libraire, sur un visage fatigué :

    Nous avons eu une semaine pareille à celle d’avant Noël, je ne sais pas pourquoi. Des nouvelles têtes aussi, des gens qui ne veulent plus d’Amazon. C’est rassurant.

     IMG 0236

    Aujourd’hui, chez Point-Virgule, c’est la fête des librairies indépendantes. Le lecteur reçoit une rose et un livre. Cette année, « À plus d’un titre » réunit les accroches des ouvrages parus chez Folio sur un an. J’ai inséré un signet au hasard, entre Le liseur et Millefeuille, deux titres d’actualité. Sur chaque page, un résumé du roman et une notice sur l’auteur, parfois l’illustration de couverture.

     

    Gaston Gallimard écrivait en 1916 : « J’aime les catalogues, c’est presque aussi beau qu’un indicateur de chemin de fer, on y voyage. » Merci aux livres de m’avoir été des guides discrests, toujours disponibles ; merci aux libraires de servir avec un enthousiasme renouvelé.

     Je continue à égrener les bonnes nouvelles. Notre premier petit déjeuner en terrasse depuis trois mois au centre ville. La patronne amie nous explique le calvaire du masque, surtout qu’elle porte des lunettes. Mais elle sourit, heureuse de revoir les fidèles, juste devant le parvis de l’église. Seul bémol, nos amis du samedi matin avaient déjà terminé. Une grenouille bavarde les avait tirés du lit.

     Point de cinéma aujourd’hui, la vie en trois dimensions, sous un soleil déjà chaud à dix heures. Le bonheur continue chez le disquaire, trente-cinq ans de présence dans le piétonnier cette année. Il sort le CD de Renaud Capuçon, interprète de dix-huit musiques de films, de Cinema Paradiso au Grand blond avec une chaussure noire en passant par Le cercle des poètes disparus et Légendes d’automne. Plaisir immédiat, je m’attendais à devoir commander.

    Comment revivre ensemble ?

    Une vitrine sombre attire notre attention dans la rue piétonne. Le fils du boulanger est décédé inopinément. Sa photo, un article de journal et un étal vide, nous voilà ramenés les pieds sous terre. Une voile de tristesse nous enveloppe et se dissipe dans la marche vers l’avenir. Comment revivre ensemble ?, questionne Le 1, numéro 300. Un pari éditorial gagné sur six ans. Un collègue de Libération (quotidien français) définit ainsi la publication : une feuille magique, qui porte le dépliant au rang d’une œuvre esthétique, qu’on lit en trois formats successifs comme on déploie une tente qui devient, en trois gestes, l’abri du savoir. L’hebdomadaire m’a toujours instruit et étonné. Il nous offre un poster où un couple s’enlace sur fond de pages esquissées à l’encre bleue de stylo..

    Retour en arrière, à la terrasse. Derrière moi, deux amies devisent, comme si c’était la veille. Histoires de familles, coup de fil tonitruant, potins de la comète. Je pense, et si rien n’avait changé ? Et si rien ne changeait ? Je me dis, il faudra dire haut et fort notre vision du monde de demain. Arte montre la voie en proposant un questionnaire sur la société maintenant et ensuite. Les suggestions, idées et réflexions feront l’objet de trois émissions en novembre. « Il est temps ». Merci aussi à Arte. (à l’heure où j’écris, déjà 146.544 contributeurs et 16.249.354 réponses).

                                             Les gens assis et avoir déjeuner à Amsterdam, Pays-Bas : Photo

    Demain, c’est la fête des pères en Belgique. Enfants et petits enfants seront réunis, trois générations, quatre avec une arrière-grand-mère. On attend du beau temps. Temps mieux, temps meilleurs, et même s’il pleut, le soleil sera dans les cœurs. Nous avons le choix de rire ou de pleurer, de chanter ou de nous plaindre, d’espérer ou de craindre. Tel est le propre des moments de crise, observe Delphine Horvilleur, rabbin du mouvement juif libéral de France :

    Surgit en nous la possibilité d’être plus grand ou plus petit, la promesse de grandir ou le tassement moral. Le temps du pendant ne permet pas encore de dire laquelle de ces forces de croissance ou d'amoindrissement de soi l’emportera. »

     

    À suivre…

    Je garde la note joyeuse du jour en pensant aux lendemains. En avant la musique !

     


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