•  

     

                                                               Plusieurs millions de spectateurs prennent Le grand bain

                                                  Nous avons goûté avec eux une rasade de réel bonheur.

                                                 

                                                  Les eaux solidaires réchauffent les vagues dépressives.

                                             Je vais mieux, merci, raconte Brent Williams au sortir de sa dépression.

                                                                

                                                  Seuls: la vague noire nous emporte.

                                                     Ensemble: nous sortons la tête hors des eaux sombrent


    votre commentaire
  •  

     

     

     

     

     

                                                             Le grand bain miroite à nos yeux avides de légèreté.

                                               Des amis nous disent que l'eau est moins tranquille qu'elle n'y paraît.

                                                      L'onde a réveillé chez eux un ressac enfoui et toujours vibrant.

                                                                       Résonance avec un tourment ancien,

                                                                 dissoute autour d'une tablée chaleureuse

                                                                       Envie de plonger ... ce soir peut-être... 

     

                                                       L'amour permet d'être chez soi dans l'autre


    votre commentaire
  •  

     

     

     

     

                                                  Promenade sur la lune en toute retenue.

                         Introversion psychologique plutôt qu'étalage scientifique

                                 First Man, l'histoire d'un enfermement spatial.

                                              


    votre commentaire
  •  

     

                

     

     

     

     

     

                Étrange, vous êtes de plus en plus nombreux à lire ce qui a été écrit et n'est plus écrit.

                                       Récompense : Le jeu, à voir tous téléphones éteints.

     

     


    votre commentaire
  •  

     

     

     

                                                         Les Bienheureux : Affiche

    Cela tombe mal, mais c’est ainsi, Les Bienheureux, ultime film narré dans Cinémoithèque, n’ont rien d’heureux. Sofia Djama dresse un état des lieux déprimant de la société algérienne en l’an 2008, après une guerre civile qui a envoyé cent mille personnes ad patres. La jeune réalisatrice vit à Alger, de même que le couple cheville de ce  portrait choral mêlant plusieurs générations.  

    -Des choses que tu ne vois pas maintenant te paraîtront insupportables plus tard. Alors, pars mon fils, dit la mère amère au moment de fêter ses vingt ans de mariage avec Samir, médecin, survivant des purges, on ne sait au prix de quelle compromission. Le père ancre ses espoirs dans la terre natale, il refuse que Fahim parte terminer ses études en France. C’est un des points de discorde qui déchire un couple moribond.

    -Si j’avais de l’énergie, je te quitterais, lâche Amal d’une voix lasse à son époux, au bout de leur soirée de fête ratée. Amal se lève et rentre chez elle. Samir la regarde s’éloigner, effaré.

                Les Bienheureux : Photo Sami Bouajila                       Les Bienheureux : Photo Nadia Kaci

    Il y a ceux qui sont restés, ceux qui sont partis, ceux qui regrettent d’être restés après les « événements ». Feriel, l’amie de Fahim masque une laide cicatrice sur la gorge derrière un foulard qui n’enserre jamais sa chevelure. Elle se veut libre comme le vent, attitude affichée dans des endroits confinés, avec des amis sûrs. Feriel a perdu sa mère, s’occupe de son père. L’Algérie demeure patriarcale, religieuse et corrompue. Les velléités d’opposition à un modèle fermé sont étouffées dans l’œuf. Les ponts semblent rompus entre les adultes et les futurs acteurs de la société civile, partagés entre résignation, provocation ou exil.

                                                   Les Bienheureux : Photo Lyna Khoudri

    Nous étions allés en voyage de noces en Algérie, mon épouse et moi en 1978. Ce fut un périple agité et passionnant,au contact d’une population accueillante ou méfiante selon les régions. Partout, nous ressentions l’hostilité à l’égard de l’ancien colon. Les visages se détendaient lorsque nous déclinions notre nationalité belge et non française. Le pays est magnifique, peu tourné vers le tourisme. Quarante ans après, dans une salle de cinéma plutôt déserte, j’espérais reconnaître Alger la Blanche au gré des lieux fréquentés par les protagonistes aux quatre coins de la capitale musulmane. Peine perdue. Subsiste le souvenir d’un dépaysement total  et du bonheur qui nous animait d’entamer notre vie commune. Amal et Samir tanguent tandis que nous tenons toujours le cap, navigation facilitée par un environnement éminemment confortable comparé au microcosme de la petite bourgeoisie algérienne. Les bienheureux ne sont pas ceux que l’on pense.

                                        Les Bienheureux : Photo Nadia Kaci, Sami Bouajila

    J’ai eu beaucoup de plaisir à « tenir » mon blog  durant quatre années. Au départ, je voulais assurer le lancement d’un livre à venir, sur les vertus thérapeutiques du cinéma. Il y eut finalement deux ouvrages, la thérapie évoluant en ciné-narration. J’ai fini de sonder ce que m’ a apporté le cinéma et ce qu’il peut m’apporter encore. Mon identité s’est enrichie de fragments de films racontés, d’impressions, de rencontres avec des spectateurs, sur le vif ou organisées. L'envie paradoxale d’écrire des narrations de films s'est diluée, mais je vous invite à continuer à raconter vos toiles aimées, en petit ou grand comité. C’est tellement gai de parler ensemble de ce qui nous anime.

    J’avais prévu de consacrer le dernier article de Cinémoithèque aux mémoires de Costa-Gavras, Va où il est impossible d’aller, 528 pages, Le Seuil, 2018. J'ai changé d'avis. Je voulais un film pour clore l'écriture en ligne, un 4 juin, au 404ième article, à la  24millième visite. Un mot tout de même sur un artiste que j'ai adopté dès son premier film. J’ai vu seize des dix-huit longs-métrages de ce cinéaste humaniste et président de la Cinémathèque française, dont la deuxième naissance a lieu à Paris, le 5 octobre 1955. Il a alors vingt-deux ans, quelques dollars en poche et  la détermination chevillée au corps de réaliser ses rêves les plus fous. Il pense écrire, il bifurque vers le cinéma, « une autre écriture, plus directe, plus frappante, plus continue », qui lui convenait mieux.

     

                                                            Costa-Gavras écrit sur le tard (85 ans) son autobiographie truffée de souvenirs resurgis en pagaille au fil de l’écriture.

    « On est là, seul, le stylo à la main. Puis les choses commencent à naître sur le papier, elles deviennent des visages, des paysages, c’est fascinant. Une relation avec soi-même s’établit. » (Entretien dans Positif, n°688, juin 2018).

    Va où il est impossible d’aller est une phrase empruntée à l’écrivain grec Nikos Kazantzakis, à comprendre dans le sens de « va où on ne t’attend pas, n’hésite pas à y aller. »

     

                                                                        Allez-y !  Soyez bien et heureux.

     

     

                                                                                                                                                       Au revoir, merci de votre assiduité.

     


    2 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires