•                                             Atelier de ciné-narration le samedi 16 décembre. 

     

     

                 Tueurs : Photo Natacha Régnier, Olivier Gourmet

    Tueurs commence sur un rappel de la vague de raids sanglants survenus entre 1982 et 1985 dans plusieurs grandes surfaces du brabant wallon. Le dossier des tueurs fous est toujours pendant. L'enquête connaît sporadiquement des rebondissements, comme l’identification récente d’un membre de la bande de Nivelles, qui s‘est confessé à son frère avant de rendre son dernier souffle. Hélas, l’aveu tardif n’a débouché sur aucune nouvelle piste. Le procureur général en charge de l’enquête est lucide. Il espère que des gens détenant des informations finiront par parler. Il n’escompte plus la découverte d’éléments matériels.

    Le  premier film de Francois Troukens et Jean-Francois Hensgens situe l’action dans l’orbite des tueurs trente après les faits. Une juge d’instruction attend un informateur dans le parking souterrain d’un supermarché. Elle assiste à la fuite de braqueurs armés et masqués. Elle sort de sa voiture, d’autres personnes quittent leur cachette, elles sont exécutées sur le champ. Deux membres du commando semblent avoir traîné en arrière-garde pour supprimer les témoins.

                                                                  Tueurs : Photo Kevin Janssens, Olivier Gourmet

    Les apparences sont trompeuses. L’histoire des tueurs fous passe au second plan. Elle sert de toile de fond à un polar label belge, nourri de l'expérience du cinéaste débutant, gangster repenti formé à la littérature et au cinéma durant son séjour derrière les barreaux. Ça explose, ça mitraille, ça tue au cours de séquences d’action réalistes, curieusement dénuées de tension, tant le montage est paresseux. Je trouve l’attaque d’un fourgon blindé bien plus nerveuse dans Le fidèle, autre production belge sortie récemment.

    Bruxelles, Marchienne, Liège, défilent, joliment photographiées la nuit et au petit matin. Belgique encore, dans une cellule de prison vétuste, indigne d’un truand dangereux, même pas surveillé par une caméra. C’est invraisemblable dans un film, probablement conforme à l’état de certaines geôles belges.

    Tueurs : Photo Bouli Lanners, Lubna Azabal Flic ripou, fliquette intègre, bandit loyal s’affrontent virilement, seul tonus d’un  scénario mollasson. Le dossier judiciaire qui tient la Belgique en haleine depuis trente ans réapparaît sur le tard, accréditant la thèse de l’extrême-droite, fomenteuse de troubles pour durcir le pouvoir. Le duo derrière la caméra a choisi la facilité, renonçant à donner un angle politique à une intrigue connectée à l’actualité. La brièveté de ce film d'honnête facture (1h26) ne permet aucun développement, à part le casse et une prise d'otages. Nous est surtout montré l’envers du grand banditisme d’un œil bienveillant, au contraire de forces de l’ordre inquiétantes.Tueurs (6 décembre) ne sort qu’à Bruxelles, en Wallonie et en France, malgré la présence d’un  jeune acteur flamand célèbre au nord du plat pays

     


    votre commentaire
  •  

     

                                             Résultat de recherche d'images pour "photos et affiche le brio"

    J’ai fait connaissance avec les trente-huit stratagèmes de Schopenhauer en savourant Le brio (22 novembre). Peu importe que vos dires soient vrais ou faux, l’important c’est d’avoir raison, même à mentir comme un arracheur de dents.

    Neïla Salah roule des yeux étonnés quand son professeur de lettres lui lance ce diktat péremptoire à la figure.  Elle ne sait trop à quoi s’en tenir avec ce mandarin de l’université d’Assas. Est-il réellement raciste ou manie-t-il la provocation afin de déstabiliser son interlocuteur et le pousser à changer de point de vue, d’attitude ou de vêtements.

    - Quittez donc cet accoutrement de banlieusarde informe. Non mais, vous croyez quoi, qu’on n’est pas jugé sur son apparence ?

                                                        Le Brio : Photo Camélia Jordana

    Pierre Mazard balance des propos  acides enrobés de rhétorique. Il est passible du conseil de discipline après un accrochage public avec Neïla arrivée cinq minutes en retard dans un amphithéâtre bondé. La joute entre l’étudiante et le maître se répand sur trois pages de réseaux sociaux. Un étudiant dépose plainte, en application de la loi contre le racisme. Mazard est contraint d’accepter de cornaquer Leïla en vue d’un prestigieux concours d’éloquence.

    Ces deux êtres que tout oppose –génération, milieu social, culture – devront lâcher leurs préjugés réciproques s’ils veulent s’entendre. La confrontation des tempéraments et des arguments engendre des situations cocasses et des doutes sur la place assignée à chacun.

    Mounir ne reconnaît plus sa super Française qui corrige les fautes d’orthographes dans les messages de son amoureux, qui est sapée comme un mannequin. Neïla change de peau, de voix, d'univers, au prix de défis insensés, tels déclamer Cicéron dans une rame de métro.

    « Soyez fier de ce que vous êtes, je veux que votre voix résonne. » Le Brio : Photo Daniel Auteuil

    Leïla articule son nouvel horizon à force de travail et d’audace. Elle apprend à relever la tête, à redresser le torse, à réfréner ses émotions primaires.  Le mandarin lézarde sa cuirasse cynique, la beurette apprivoise les codes d’un monde a priori hostile « aux gens de sa race ». Yvan Attal dispense une belle leçon de tolérance, un brin idyllique certes, mais tellement revigorante. Ses parents sont issus de la communauté des Juifs d'Algérie séfarades, français de nationalité. Lui-même est né à Tel-Aviv, il est forcément habile à déjouer les clichés, remparts habituels contre l’ouverture à la différence.

    Le brio valorise également la puissance évocatrice des mots, nous initie à l’art subtil de l’éloquence, où l’on jure de dire toute la vérité, rien que la vérité, même quand on ment. La parole circule libre et fluide, toujours porteuse d’un souffle émancipateur. Il faut se méfier aussi des mots, car si on les aime trop, on ne sait plus dire les choses simplement.

                                         Le Brio : Photo Camélia Jordana, Daniel Auteuil

    En grand amoureux des beaux et bons mots, à tout le moins, de la précision sémantique, j’applaudis la remise à l’honneur de la parole noyée dans les écrans silencieux.

    « La parole est cet instrument précieux qui nous relie aux autres ; elle est au cœur de toutes les relations sociales ; en ce sens elle est fondatrice de la condition humaine. (Le silence et la parole, Phlilippe Breton et David Le Breton, Ed. érès, Arcanes).

     

                 Oser prendre la parole, c’est risquer l’émancipation à l’égard d’une société aliénante.

     


    votre commentaire
  •  

                                          Prochain atelier de ciné-narration le samedi 16 décembre.                                                  Résultat de recherche d'images pour "photos du film la villa"

    Dans La Cerisaie de Tchekhov, une actrice revient dans la maison où elle a vécu des  jours heureux. Elle devrait vendre la propriété, mais…

    Dans La villa de Guédiguian (29 novembre), Angèle retourne sur les lieux de son enfance, veiller le père mourant. Elle n’a plus vu ses deux frères, Armand et Joseph, depuis vingt ans.Un drame les a séparés. Armand est resté dans la calanque, à tenir le restaurant ouvrier ouvert par son père. Il prépare du bon à bon prix. Seulement là, il ne va plus pouvoir, la faillite guette. Joseph est venu avec sa « trop jeune »  fiancée, il est sur le point de la perdre ainsi que ses dernières illusions. Angèle doit tirer un trait sur le passé pour envisager l’avenir. Benjamin lui tend un rouget et déclare sans rougir sa flamme à l’actrice qui l’a bouleversé adolescent dans une pièce de Brecht.

                                                La Villa : Photo Ariane Ascaride

    Comment être juste, dans un monde qui ne l’est plus ? Cette question, Robert Guédiguian la pose avec ses amis de trente ans de cinéma, une vingtaine de films tournés avec Ariane Ascaride (sa compagne), Jean-Pierre Darroussin et le semi-professionnel Gérard Meylan (souvent avec le même directeur photo et ingénieur du son aussi). Ils entonnent le couplet obsédant de la mélancolie nostalgique du temps qui passe dans un monde qui change. Au moment où la langueur du huis clos autour du père assigné au silence et à la paralysie commence à peser, trois enfants réfugiés éclaircissent le ciel plombé de Méjean.

    Résultat de recherche d'images pour "photos film la villa" Les anciens réflexes de solidarité prennent le dessus                                                                                         sur la morosité personnelle. Laver, nourrir, loger ces trois petits, les gestes compensent la parole impossible, ils redonnent sens à un avenir possible. De nouveaux chemins couvent sous la broussaille. Armand et Joseph défrichent la garrigue avoisinant La villa. « Un travail que tu dois faire l’hiver, parce qu’en été, c’est trop chaud. »

    Geste encore de la pêche au petit matin. Les poissons frétillent dans les filets, vous glissent des mains. Toucher, éprouver, ressentir, sortir des prisons mentales, voilà ce que sous-titre la bande à Robert. La caméra s’attarde plus que d’habitude sur les paysages, la mer gorgée de soleil, la villa au balcon majestueux narguant une marina désormais livrée aux nouveaux riches. Mémoire et souvenirs peuplent ces retrouvailles fraternelles. La mémoire nous joue des tours, les souvenirs nous ramènent  à la réalité d’un récit actualisé du passé.

                                                  La Villa : Photo

    L’utopie communiste chère à Guédiguian a sombré, au contraire des valeurs à transmettre telles que le goût de l’entraide, la critique du discours dominant, la fierté d’appartenance à une classe sociale, en l’occurrence, la classe ouvrière en voie d’extinction. Au début du film, le père assis devant un panorama somptueux, marmonne « tant pis », allume une cigarette, serre le poing et s’écroule. L’attaque est foudroyante. Une époque disparaît, Angèle réapparaît, l’histoire bégaie, puis continue. « Shukraan », finit par dire la sœur aînée des deux enfants réfugiés. La confiance a chassé la peur. Les flots de la calanque clapotent doucement…

     

     


    votre commentaire
  •  

     The Square : Affiche

    Un enfant crie « Au secours » dans la cage d’escalier. Christian sort de son appartement. Il cherche à localiser la voix. Il demeure perché à la balustrade de son palier. L’enfant se dérobe au regard. La supplication étouffée ne le met pas en mouvement.

    Plus tôt dans la journée, Christian, comme d’autres passants, avait ignoré l’appel d’une personne demandant un peu de temps pour sauver une vie. « Pas maintenant, s.v.p. ! »  

    Quand un mendiant le sollicite, il répond qu’il n’a pas de liquide sur lui.  Mais il consent à offrir un sandwich au poulet. La pauvre attablée râle parce qu’on n’a pas enlevé les oignons comme demandé.

    Le carré est un sanctuaire de confiance et de bienveillance.

    En son sein, nous avons tous les mêmes droits et les mêmes devoirs.

                                             The Square : Photo

    Cette figure géométrique symbolise la nouvelle exposition organisée par Christian, conservateur du Musée d’art contemporain de Suède. Il y a effectivement décalage entre le comportement de ce bourgeois roulant en Tesla et le message de tolérance inscrit dans The Square(22 novembre)

    Jusqu’où pousser l’indifférence au sort d’autrui ? Une séquence en forme de Happening artistique voit un homme singe semer l’effroi dans un parterre d’invités en smoking et longues robes. Il faut attendre l’impensable pour que le public médusé sorte de l’apathie et vole au secours d’une convive en très mauvaise posture. Surtout ignorer ce qui dérange, effraye ou ralentit : les mendiants, un enfant qui pleure, une journaliste insistante.

                                  The Square : Photo Elijandro Edouard Il est de plus en plus compliqué de capter l’attention, notamment afin d'attirer les regards vers le carré (The Square) humaniste. Christian recourt à un duo de publicitaires allumés, obnubilés par la création du buzz sur Internet. Ils imaginent une vidéo aberrante qui échappe au contrôle de Christian.

    Une responsable commerciale de YouTube lui téléphone en pleine séance de shopping avec ses filles dans un centre commercial.

    Félicitations, votre vidéo a dépassé les 300.000 clics en une heure. Seriez-vous intéressé par un partage des recettes publicitaires ?

    - Je ne suis pas au courant. Pouvez-vous me dire ce qu’il y a dans la vidéo ?

    - Je ne sais pas, je ne m’occupe pas du contenu.

    Ses filles ont disparu. Christian confie ses sacs de courses à un mendiant. Il court sur leurs traces. Ruben Östlund aurait dû  jouer davantage la carte du burlesque et de l’humour pour dénoncer l’insensibilité générale. Il aurait pu aussi écourter plusieurs plans-séquences. Néanmoins, il réussit à susciter le malaise chez le spectateur, confronté à l’égoïsme récurrent de protagonistes prisonniers de leur caste ou de leur classe sociale. Östlund provoque. Il inocule goutte à goutte la dérive d’une société écœurante de paraître et de superficialité, colonisée par les écrans multiples.           

                             Résultat de recherche d'images pour "photos de the square"                              

    Christian est mis sur la sellette, non pour l’horreur du clip, mais pour avoir négligé de visionner la production avant sa diffusion. Le conservateur présente ses excuses au cours d’une conférence de presse virulente. Il reconnaît une erreur de procédure, c'est tout.  Il est un peu plus humble vis-à-vis de l’enfant qui appelait à l’aide. Il lui envoie une vidéo d'excuses sur son portable.Toujours ce souci de maintenir les distances…

    Lâcher l'indifférence implique de se dégager de l'hyper individualisation de la société où l' on déploie une énergie considérable  pour éviter d'être affecté par la détresse et le désarroi ambiants. Au lieu de m'adapter à la société, je pourrais essayer de peser sur elle, propose Miguel Benasayag et Angélique Del Rey, in "De l'engagement dans une époque obscure", Ed. Le passager clandestin. L’espoir persiste à condition de continuer à parier sur un possible revirement du conditionnement humain, changement assis sur les droits et devoirs fondamentaux de solidarité et de présence à ses semblables. J’hésitais à fouler The Square. Je suis content d’avoir vu un film brillant et remuant sur la longueur.

     Résultat de recherche d'images pour "photos du film thelma"

    Thelma (29 novembre) fouille les méandres du refoulement, de l’étouffoir parental, de l’oppression, du silence, du désir d’être soi. La jeune étudiante expérimente la liberté à l’université, loin de ses parents. Croyante jusqu’au bout des ongles,Thelma culpabilise pour un rien. Elle détient un pouvoir occulte foudroyant, acquis à la suite d’un traumatisme majeur vécu à six ans. Joachim Trier signe un film hypnotique, à lire avec des lunettes freudiennes. « Un corps étranger interne » anime Thelma, source d’une quantité d’énergie bien plus forte que celle qui circule entre les représentations et ne se lie à aucune d’elles. Si ce corps étranger reste encrypté à l’intérieur de l’appareil psychique, il risque de provoquer des perturbations sans que le sujet fasse obligatoirement le lien avec la scène traumatique (Les mots du trauma, Ed. Philippe Duval). Des convulsions saisissent Thelma à son corps défendant. La jeune fille remonte à la source du mystère familial. Elle assied ainsi son identité au cours d’un cheminement envoûtant vers la fluidité existentielle. J’ai vu trois films du réalisateur norvégien, trois films qui effeuillent la psyché humaine avec un art inné de la progressivité narrative. Trois réussites surprenantes à chaque fois. Anxieux s’abstenir !

                                                   Résultat de recherche d'images pour "photos du film thelma"

     

     


    votre commentaire
  •  

    Être numéro quatre dans son entreprise ou devenir Numéro une d’une société du CAC 40, Emmanuelle hésite. L’accession à la tête d’un géant de l’industrie promet un rude combat, d’hommes à femmes. Un cercle d’influence féministe et féminin la soutient dans une entreprise inédite. Emmanuelle a passé dix ans à faire oublier qu’elle est une femme; ses conseillères lui imposent maintenant d’exposer sa féminité. Son mari renâcle, elle ne l’a même pas consulté. Son père philosophe convoque les auteurs dénonçant les vertiges du pouvoir.

                                 Cinéma Lyon : critique du film Elle fut la première ...

    « Tu pourrais au moins me dire que tu es fière de moi, non ? »

    Silence. Silence encore plus profond quand Emmanuelle évoque le suicide de sa mère.

    « Arrête avec ça, dit le père alité dans un hôpital, on ne se suicide pas quand on a une fille de dix ans. »

    Le père et la fille s’aiment mais ne s’entendent plus. Et si le père se méprenait sur les intentions d’Emmanuelle ? Agit-elle vraiment par goût du pouvoir, par ambition ? Le premier plan du film donne un début de réponse. La dernière séquence clôt la boucle familiale.

                                     Numéro Une : Photo Emmanuelle Devos, Sami Frey

    Au-delà de la plongée sidérante dans les arcanes du champ de bataille industriel (avec la collaboration de la journaliste Raphaëlle Bacqué), Tonie Marshall dépeint une femme soucieuse d’honorer la mémoire de sa mère. Emmanuelle accepte de défier une horde de loups sexistes (berk,cette main fugace du PDG sur la cuisse d'Emmanuelle) parce que sa mère était intrépide audacieuse, entreprenante, le contraire de son mari, satisfait de régner sur un amphithéâtre d’étudiants buvant ses paroles. Cette différence de tempérament persiste entre Emmanuelle et son père, source d’affrontement larvé au cours de joutes verbales en pure perte. 

                                                              Numéro Une : Photo Emmanuelle Devos, Sami Frey

    L’ombre de la morte plane sur les desseins d’une femme assurément forte, aplomb teinté de fragilité, nourrie de solitude et d’impuissance. Qui suis-je ? Qu’est-ce que je veux et pourquoi ? Emmanuelle défriche une trajectoire semée d’embûches visibles et sournoises. Elle devra utiliser les mêmes ficelles pourries que tendent ses rivaux sous ses pas déterminés. Si elle arrive à ses fins, ce sera une amère victoire. Elle surprend son principal adversaire à essuyer une larme en écoutant La Tosca. Le loup alpha a donc un cœur… bien enfoui sous la cuirasse de dirigeant retors qu’il a maillée à force de coups bas. Âcres victoires, dénuées de joie, happées dans la spirale infernale de la domination. Emmanuelle est coincée. Elle mène un combat symbolique qui balaye toute considération affective, conjugale ou familiale. Ne compte plus que la réussite d’un projet qui dépasse la raison et répond au projet sens d’un parent sur son enfant.

    Emmanuelle rejoint les portraits canons de Miss Sloane et de Corporate. Numéro une (15 novembre) déprime et inspire à la fois. Il tombait pile en cette Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. L'urgence se confirme de penser à être plutôt qu’à paraître, femme et homme confondus.    

     

          Corporate lance le prochain atelier de ciné-narration du samedi 16 décembre.

     

     

     


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires